Manhattan Stories

Au cinéma le 9 mai

En enchâssant cinq histoires plus ou moins indépendantes au coeur de New York, le réalisateur Dustin Guy Defa prend d’emblée le risque de se placer dans l’ombre des cinéastes qui ont excellé avant lui dans le genre du film choral urbain américain – on pense à Robert Altman, Peter Bogdanovich ou Woody Allen. Son film manque quelque peu de légèreté, de folie, mais il parvient tout de même à affirmer sa personnalité par la sincérité et les intentions poétiques bienvenues avec lesquelles il filme les quartiers populaires de la Grosse Pomme et ses personnages qui se cherchent – professionnellement, amicalement ou amoureusement.

L’une des histoires, la plus attachante, portée par Bene Coppersmith, tourne autour d’une arnaque de vinyle de Charlie Parker, et la bande-originale, pour laquelle le cinéaste a d’ailleurs composé un morceau, est très réussie : la musicalité relève parcimonieusement les faiblesses de rythme, même si cela ne suffit pas toujours à atteindre l’harmonie de tons escomptée. Peut-être que l’ambition du scénario de ce deuxième long-métrage, qui vient prolonger un film de 18 minutes que le cinéaste a réalisé en 2014 (portant le même titre original, Person to Person),  ne sied pas à la durée du film (1h24). À l’avenir, Dustin Guy Defa, habitué à des formats plus réduits, saura trouver la forme qui conviendra le mieux à l’expression de ses idées.

 

Manhattan Stories / De Dustin Guy Defa / Avec Michael Cera, Abbi Jacobson, Philip Baker Hall, Bene Coppersmith / 2018

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s