Le cinéma de… Rebeka Warrior

Rebeka Warrior. ©Marie Rouge

« Le cinéma de… » propose à une personnalité qui n’est pas issue du monde du cinéma de se confier sur ses goûts à travers un questionnaire. Rebeka Warrior, actuellement en tournée avec Mansfield.TYA pour l’album Monument ordinaire, est notre invitée.

Le premier film que vous vous souvenez avoir vu ?

L’Ours de Jean-Jacques Annaud (1988). J’avais beaucoup pleuré… Par la suite, j’ai vu beaucoup de ses films : La Victoire en chantant, Coup de tête, La Guerre du feu, Le Nom de la rose, L’Amant, Sept Ans au Tibet… Je trouve que c’est un très grand réalisateur français.

Le film dans lequel vous aimeriez vivre ?

Dans un film d’Ozu, sans hésiter. Probablement Bonjour (1959) ou Fleurs d’équinoxe (1958), son premier film en couleurs. Pour le plaisir des yeux, car je suis une grande fan du design japonais des années 1950-60.

L’acteur/actrice que vous admirez le plus ?

J’aime énormément Elina Löwensohn et Vimala Pons. Et il se trouve qu’elles jouent ensemble dans l’excellent film de Bertrand Mandico After Blue (Paradis sale), qui sortira en février prochain.

Le film que vous ne reverrez jamais ?

Ohlala, c’est trop dur… Je ne me souviens pas des noms des films nuls. Mais je n’aime pas les films graveleux avec des bandes de potes qui se grattent les couilles et font des enterrements de vie de garçon.

La meilleure bande originale ?

Les BO de Mica Levi, pour Under the Skin (Jonathan Glazer, 2014) ou Monos (Alejandro Landes, 2020).

Le meilleur film sur la musique ou sur un musicien ?

J’ai beaucoup aimé Sound of Metal (Darius Marder, 2021), pour la prestation du batteur qui devient sourd. Ça m’a beaucoup touché car je me suis mise à sa place. J’ai eu un souci aux oreilles il y a quatre ans et une opération assez douloureuse pour fixer le problème, ça m’a fait drôlement peur. Perdre l’ouïe me semble être un cauchemar.

La scène que vous pouvez regarder en boucle ?

Le générique de Shining (Stanley Kubrick, 1980), avec le plan au-dessus de l’eau qui rejoint la route puis la voiture de Jack, sur une musique de Wendy Carlos.

Si vous réalisiez un film, de quoi parlerait-il ?

D’un ermite, méditant dans des montagnes très isolées. Un peu inspiré de Jeremiah Johnson de Sydney Pollack (1972).

La meilleure scène de boîte de nuit ?

Peut-être une scène de Cruising de William Friedkin (1980), avec Al Pacino en flic hétéro se faisant passer pour un gay lors d’une enquête. La boîte est pleine de PD musclés, cuir-moustaches et on sent qu’Al est mi-gêné mi-intéressé. Ça fout bien mal à l’aise. J’aime aussi beaucoup le court-métrage Dustin de Naïla Guiguet, pour l’ambiance techno des warehouses parisiennes.

Un clip inspirant ?

J’adore EARFQUAKE de Tyler, The Creator. J’aime beaucoup sa simplicité apparente et son humour. Sinon, ceux de KOMPROMAT, Sexy Sushi (surtout Love les tartes) et de Mansfield. TYA… Lol.

Un grand merci à Rebeka Warrior et au label Warriorecords.

A ECOUTER : Monument ordinaire, de Mansfield.TYA. En tournée dans toute la France.

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