Give me liberty

Sortie le 24 juillet

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@Wild Bunch Distribution

Si les films se déroulant dans un taxi sont devenus un genre à part entière, ceux prenant place dans des véhicules sanitaires pourraient l’être tout autant… Vic, américain d’origine russe, conduit un minibus pour handicapés à Milwaukee, dans l’état du Wisconsin. Comment chaque matin, il doit passer prendre un à un ses passagers. Seulement, ce serait trop simple : à cause de manifestations dans la ville, de demandes particulières auxquelles il peut difficilement dire non – son grand-père et ses amis doivent se rendent à un enterrement -, les retards s’accumulent et le jeune homme est rapidement dépassé par la situation. Le temps ne les attend pas, comme le lui rappellent régulièrement les passagers et son supérieur, par téléphone. Chaque moment presse le suivant et retient le précédent, formant un enchaînement de situations qui entrent joyeusement en collision. L’itinéraire banal du petit convoi devient une véritable équipée.

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Le Roi Lion

Actuellement au cinéma

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© Disney

La série d’adaptations Disney lancée par Le livre de la Jungle en 2016 qui s’était poursuivie avec La belle et la bête, Aladdin et prochainement Mulan représente une partie importante des événements cinématographiques de 2019. Véritable monument de l’industrie du dessin animé et grand favori des amateurs Disney, Le Roi Lion n’y aura pas échappé.

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Face à la nuit

Actuellement au cinéma

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@The Jokers Films

Les premiers faits sont frontaux, inexplicables. Un homme se suicide du haut d’un immeuble. Un peu plus tard, c’est un acte de vengeance froid et violent qui interpelle… Les mystères initiaux de Face à la nuit se lèveront peu à peu au terme d’une intrigue à trous, à l’envers de la chronologie. Le réalisateur malaisien Wi Ding-ho a choisi une structure qui remonte le temps pour raconter l’histoire tourmentée de Zhang Dong Ling. Avenir, présent, passé, trois moments qui nous en apprennent chacun un peu plus sur la raison de ses actes, et dévoilent ce qui se cache sous le poids des années. Été comme hiver, quelle que soit la saison, l’action se déroule la nuit : l’atmosphère est posée.

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Rencontre avec : Charles Berling

Acteur et metteur en scène

Charles-Berling©Ben-DauchezCharlette-Studio
© MPO 2018

Quelle a été votre première rencontre avec le théâtre et quand avez vous su que vous deviendriez comédien ? 

Je ne voulais pas devenir comédien, je jouais donc j’ai continué. Je faisais tout le temps le clown donc ça me paraissait naturel mais je n’ai jamais pensé que je voulais en faire un métier. C’était de l’exhibition pour faire rire les gens. Puis j’ai commencé à lire et à me dire qu’il y avait des choses plus intéressantes que juste faire l’imbécile. J’ai de la chance que ça me soit venu par esprit de contradiction : ma mère était professeur d’anglais et mon père médecin dans la marine. Avec mon frère ainé nous avions besoin de nous affirmer donc nous nous sommes tournés vers des gens qui avaient des valeurs radicalement différentes de celles de nos parents. Pour moi la chose significative qui s’est passée à ce moment là c’est qu’on se rebellait contre nos parents mais on discutait, donc finalement on les a changé. Mes parents étaient de belles personnes, avec leurs contradictions, leur violence et leur histoire mais ils étaient curieux.

Votre envie de mise en scène est venue en même temps que celle du jeu ?

Oui, quand j’avais quatorze ans je faisais des films super 8 en mettant en scène les gens que j’avais autour de moi. J’écrivais des pièces, je les mettais en scène, je les jouais et je les produisais. J’ai toujours été comme ça et ça continue. C’est venu très tôt à cause de cette instabilité, cette souffrance intérieure et difficulté à exister qui fait que l’on a pas le choix. Cela va de pair avec l’envie d’art dramatique ou d’art tout simplement. On se tourne vers des choses qui semblent vous donner, non pas des solutions forcément, mais des espaces, des activités où vos questions sont possibles. Moi ça m’a permis de vivre.

Vous êtes ensuite parti de Toulon car le théâtre n’était pas spécialement bien vu là-bas ? 

Oui, disons que j’avais dix-huit ans, donc c’était aussi pour partir le plus loin possible de Toulon, de mes parents, de ma famille; Bruxelles c’était bien. Mais j’ai toujours eu l’idée, l’obsession que le théâtre était abordable par tout le monde. J’ai toujours le sentiment que des gens qui, à priori, pensent ne pas être intéressés peuvent finalement l’être.

Vous êtes aussi directeur du théâtre le Liberté à Toulon, comment rend on cet art plus attractif ? 

Tout l’exercice de la direction du théâtre est d’essayer de comprendre quelles sont les populations qui sont effrayées par le théâtre, qui n’en ressentent pas l’utilité ou qui ne mesurent pas que ça peut être un instrument de liberté pour eux. On a donc réfléchi à comment faire pour que cela devienne leur endroit. Je ne crois pas qu’on donne quelque chose à quelqu’un s’il n’y participe pas, c’est un peu comme l’amour, on ne fait pas l’amour tout seul. On s’intéresse d’abord beaucoup aux jeunes, on essaye de faire beaucoup de choses dans plusieurs disciplines pour que ça ne soit pas considéré seulement comme un exercice de théâtre pur mais une constellation de langages. Il faut que les gens pensent avec ce qu’ils sont, avec ce qu’ils ont comme culture, ils peuvent y participer. Pour moi la notion d’univers n’est pas vaine et ces institutions ne sont pas là pour cibler des spectateurs mais pour être universelles, pour construire quelque chose avec le plus de monde possible.

Vous avez toujours considéré le cinema et le théâtre de la même manière ? 

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Teen Spirit

Actuellement au cinéma

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Elle Fanning dans Teen Spirit @Metropolitan FilmExport

À la fin des années 1960, l’île de Wight avait abrité un grand festival de rock, qui allait être supplanté par celui de Woodstock à la même période. C’est peut-être le souvenir de cet événement qui a incité Max Minghella (fils d’Anthony Minghella, réalisateur du Patient Anglais) à situer l’action de son Teen Spirit sur cette île du sud de l’Angleterre. Ici vit Violet (Elle Fanning), une adolescente ambitieuse et discrète passionnée par le chant. La jeune fille entraîne sa voix en se produisant à l’insu de sa famille dans un bistrot quasiment désert, et rêve de partir de son village pour faire carrière dans l’industrie musicale. L’occasion se présente lorsqu’elle est retenue pour participer à une émission télévisée, sorte de The Voice mêlée à La Nouvelle Star.

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Masterclass – Christopher Walken

Acteur

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Christopher Walken, invité d’honneur du Champs-Elysées Film Festival 2019

Quelques jours après l’événement organisé autour de la venue de Jeff Goldblum, le Champs-Elysées Film Festival a marqué les esprits en invitant Christopher Walken, pour des présentations de séances et une masterclass. Devant une salle comble et impressionnée, l’acteur s’est confié sur sa carrière. Petit parcours de sa filmographie à travers des citations choisies.

Christopher Walken a tout d’abord commencé sa carrière en tant que danseur. « Au départ, je dansais dans des comédies musicales à Broadway et en tournée aux Etats-Unis. Mais une carrière de danseur, comme celle d’un athlète, ne peut pas durer indéfiniment. C’est un peu par accident que j’ai obtenu mon premier rôle au théâtre. Et ensuite, les pièces se sont enchaînées. » Ça paraît si simple… Des cinéastes ne tardent pas à lui offrir, dès ses débuts, des rôles consistants, à commencer par Woody Allen avec Annie Hall (1977). Mais son premier grand rôle arrive l’année suivante, dans Voyage au bout de l’enfer (The Dear Hunter) de Michael Cimino. Christopher Walken retient du tournage la très bonne entente du groupe d’acteurs – Robert De Niro, John Cazale, Meryl Streep, John Savage. « Nous avons passé beaucoup de temps ensemble, deux semaines avant le tournage. C’est rare de le faire car c’est très coûteux, mais c’était essentiel pour que l’on se sente comme des amis. » Il raconte aussi avoir puisé l’intensité de son jeu dans ses souvenirs d’enfance. «Je repensais au mal-être qui m’envahissait lorsque mes parents m’emmenaient en colonie. Même si elle n’avait lieu qu’à 150 km de chez moi, c’était comme partir sur une autre planète. Ma maison me manquait. » Ce rôle décisif et fondateur chez Cimino, suivi en 1980 par un autre dans La Porte du paradis (Heaven’s Gate), impose Christopher Walken parmi la nouvelle génération d’acteurs américains dans les années 1980. Une décennie qu’il marque avec des rôles très singuliers. Il joue ainsi dans Dead zone de David Cronenberg, sorti en 1983. On apprend que Stephen King lui a dit que c’était l’une des adaptations de ses livres qu’il préférait, et que les réactions de surprise des personnages dans le film sont provoqués par de réels coups de feu tirés sur le tournage…

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Nevada

Actuellement au cinéma

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@Ad Vitam

L’actrice française Laure de Clermont-Tonnerre s’est dirigée vers les grands espaces du Nevada pour tourner son premier long-métrage en tant que réalisatrice. Elle s’empare d’un fait réel à forte teneur romanesque : dans cet état existe un programme de réinsertion carcérale qui repose sur la domestication de mustangs sauvages par des détenus. Les résultats sont souvent concluants pour les prisonniers, car ils sont ensuite beaucoup moins sujets à la récidive. C’est dans ce programme que s’engage Roman (Matthias Schoenaerts), un homme au caractère renfermé et abrupt, incarcéré en plein milieu du désert. S’il se montre d’abord réticent, violent, de nouveaux sentiments vont peu à peu s’extraire de sa solitude.

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