Jim Cummings : Interview bonus

Interview additionnel français / Full original english interview (read past french version)

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Jim Cummings le 11/09/18 à Paris

S’agit-il d’un personnage typiquement américain selon toi ? 

Il a quelque chose de spécifique aux Etats-Unis et surtout le sud des Etats-Unis. Notamment le Texas, c’est un état tellement dingue qu’il ne pourrait vivre que là bas je pense. En Amérique dès qu’il y a une fusillade, le responsable c’est presque toujours un homme, ce n’est jamais une femme. Nous sommes dans une société dirigée par des gorilles, c’est tribal et toxique. Une société d’hommes c’est comme une compétition pour qui sera le plus stupide et agressif. C’est une vraie épidémie. Mon personnage essaye d’être cet homme viril, un peu comme John Wayne, mais il échoue. Même s’il fait de son mieux il est difficile de ne pas se dire : « Ce mec là ne devrait pas avoir le droit de porter une arme! » Puis, c’est quand on le voit qui essaye de parler de sa mère et de construire une relation saine avec sa fille, on comprend que c’est ça la solution pour ne plus être un connard.

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Rencontre avec Jim Cummings

Acteur, réalisateur et scénariste

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Deux jours après avoir reçu le Grand Prix au Festival de Deauville, Jim Cummings nous a reçu pour parler de son premier film, le très réussi Thunder Road, actuellement en salles.

Vous êtes nouveau dans le monde du cinéma, pouvez-vous présenter ?

Je viens de Nouvelle-Orléans, en Louisiane. J’ai étudié le cinéma à Boston pendant 4 ans, puis je suis allé à San Francisco où j’étais assistant de production pour la société Industrial Light & Magic de George Lucas. J’ai travaillé sur Captain America, je m’ennuyais à apporter les cafés… J’ai fait cela quelques années, puis j’ai produit des films d’animation, des clips, des publicités, ce qui m’a appris à gérer une équipe. J’ai passé 6 ans effrayé à l’idée de faire quelque chose par moi-même, j’avais peur que ce soit mauvais. Je pensais que je n’étais pas assez doué pour faire quoi que ce soit. Ensuite, à Los Angeles, j’ai travaillé pour des vidéos comiques que je ne réalisais pas, et qui n’étaient pas très drôles. Je m’occupais des budgets et de l’organisation. On faisait trois courts-métrages par semaine. J’ai eu alors envie de faire quelque chose de drôle, j’avais l’ambition d’essayer par moi-même. On a donc tourné le court-métrage Thunder Road en une journée, en six heures, après avoir répété pendant deux mois. Sérieusement, je viens de nulle part. J’étais employé dans cette société, je n’ai pas de formation d’acteur, mais je voulais faire quelque chose qui puisse marquer les gens.

La première séquence de votre film est adaptée de ce court-métrage, Thunder Road. Comment vous est venue l’idée d’en faire un long-métrage ?

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Thunder Road

Actuellement au cinéma

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Jim Cummings (Jim Arnaud) © 2017 – ACID

Thunder Road c’est d’abord un court métrage réalisé, produit, monté, écrit, composé et joué par Jim Cummings (regarder le court métrage). Sorti en 2016 il remporte le Grand Prix du festival Sundance. C’est seulement deux ans après que le réalisateur américain a l’idée d’en faire un long métrage. Le film du même titre est alors non seulement sélectionné à L’Acid de Cannes mais il remporte également le Grand Prix du festival South by Southwest et le Grand Prix du Jury au festival de Deauville. C’est une véritable surprise pour Jim Cummings, qui a tourné le film en seulement 14 jours, sans budget conséquent et encore une fois présent à tous les postes. Le film est quant à lui sorti en France cette semaine et a reçu un accueil triomphal de la part du public et de la presse. 

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How To Talk To Girls At Parties

2018

 

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Elle Fanning (Zan) et Alex Sharp (Enn) © Colony Films Limited, Dean Rogers

Un trio de jeunes adolescents britanniques fans de punk rencontre un groupe d’extraterrestres au cours d’une soirée. Le jeune Enn fait alors la connaissance de la belle Zan dans cette banlieue désertée de Londres. Exaspérée par les règles qui entourent la vie au sein des colonies extraterrestres, elle se tourne vers ce dernier pour qu’il la libère ou lui « fasse du punk », et décide finalement de s’enfuir avec lui.

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#Cannes2018 : The Pluto Moment

Un film présenté à la Quinzaine des réalisateurs

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L’équipe de The Pluto Moment à Cannes @ Victorien Daoût

Ming Zhang s’est inspiré d’une expérience vécue lors d’une randonnée, il y a 10 ans, pour imaginer The Pluto Moment, qui met en scène l’errance d’un réalisateur et de son équipe lors de repérages dans les montagnes chinoises. Soumise au hasard et aux aléas naturels, l’ambulation des personnages se prolonge progressivement en une quête mystique, motivée par le désir d’entendre et de capter le « récit des ténèbres », un chant traditionnel entonné après la mort d’un individu. Si cet enjeu dramatique n’atteint pas le stade de l’envoûtement, il y a, dans ce film qui montre le cinéma comme une recherche infinie, un questionnement pertinent sur le regard de l’artiste – cela passe par le pathétisme du héros réalisateur, qui devrait arriver à voir ce que les autres ne voient pas, ou encore cet étonnant changement de point de vue final avec la jeune paysanne. La mise en abîme a le mérite d’investir un moment peu représenté au cinéma, à savoir les prémisses d’un tournage, et permet la cartographie d’un territoire peu connu, celui des forêts de la Chine reculée du sud-est, région en train de se dépeupler, loin du tumulte des villes mondialisées qui font le décor de trop nombreuses productions chinoises contemporaines. Elle éclaire la psyché de Ming Zhang, réalisateur qui se fraye un chemin singulier dans le cinéma chinois depuis la fin des années 1990. La fin du film, qui coïncide avec la fin des repérages, finit de donner à voir les tourments et les difficultés intrinsèques à la volonté de créer : The Pluto Moment ressemble à une sculpture non finie, qui séduit en prenant le temps de déployer une esthétique de l’inachevé très personnelle.

The Pluto Moment / De Ming Zhang / Avec Miya Muqi, Xue-bing Wang / 2018

Sicario : La guerre des cartels

Actuellement au cinéma

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Benicio Del Toro (Alejandro) © Lionsgate

On peut parler du premier Sicario comme d’un chef d’oeuvre, mais cette qualification ne s’accorde pas avec autant de facilité pour ce deuxième volet. Ce dernier est décevant, dans un premier temps car il n’a absolument rien à voir avec le premier. Mis à part les deux acteurs, le titre et le scénariste, c’est une équipe complètement différente qui s’est chargée de Sicario : La guerre des cartels.  

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Sicario

A l’occasion de la sortie de Sicario : La guerre des cartels, retour sur le premier volet sorti en 2015

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Josh Brolin (Matt Graver) et Jeffrey Donovan (Steve Forsing) © Lionsgate

Si à première vue Sicario semble être un film américain sur les cartels parmi tant d’autres, dès les premières secondes, le spectateur sent que quelque chose de plus sombre l’attend. « In Mexico, Sicario means hitman. » s’affiche sur l’écran en lettres blanches, puis tout s’enchaîne.

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