RoboCop

Rétrospective Paul Verhoeven

Miguel Ferrer et Peter Weller dans « RoboCop » – © Metro-Goldwyn-Mayer – 1987

Si Die Hard, sorti en 1988, est à voir comme les funérailles du héros reaganien, RoboCop, sorti un an avant, fut rétroactivement l’un des premiers clous de son cercueil. Le premier film américain de Paul Verhoeven porte déjà la marque d’un regard puissant et aiguisé, celui d’un auteur qui parvient à mêler divertissement hollywoodien et critique de la société capitaliste.

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Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

Disponible en VOD et DVD

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
© Gebeka Films

En 1863, la jeune Martha Jane Cannary s’engage avec son père sur la piste de l’Oregon au sein d’une caravane de pionniers. Volontaire et indépendante, elle s’attire régulièrement les foudres du chef du convoi, jusqu’à l’outrage de trop qui la force à s’enfuir.

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Total Recall

Rétrospective Paul Verhoeven

Total Recall
Douglas (Arnold Schwarzenegger) et Lori Quaid (Sharon Stone). L’interprétation aussi trouble qu’intense de cette dernière lui vaudra de jouer de nouveau pour Verhoeven dans Basic Instinct © Columbia TriStar Films

Sorti en 1990, Total Recall est la deuxième adaptation cinématographique de Philip K. Dick à voir le jour – après Blade Runner en 1982. Mais le scénario, signé Ronald Shusett, Dan O’Bannon et Gary Goldman, s’éloigne de la nouvelle Souvenirs à vendre sur laquelle il se base pour fournir à Paul Verhoeven un matériau particulièrement adapté à ses propres préoccupations. Avec RoboCop en 1987, le néerlandais a pu faire ses preuves aux commandes d’un film de science-fiction hollywoodien à gros budget, ce qui lui permet d’être choisi par Arnold Schwarzenegger pour réaliser le film. Total Recall formera dans son œuvre le deuxième moment d’une trilogie clôturée par Starship Troopers en 1997. Trois histoires tout à fait distinctes mais aux nombreuses thématiques communes, véritables pamphlets dans lesquels les mondes futuristes dépeints sont autant de reflets déformés de notre propre réalité.

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Showgirls

Rétrospective Paul Verhoeven

Gina Gershon et Elizabeth Berkley dans « Showgirls » de Paul Verhoeven – © Pathé Production

En 1996, les disgracieux Razzie Awards « sacraient » le Hollandais Paul Verhoeven comme Pire Réalisateur pour son film Showgirls, alors échec public et désastre critique. Contre toute attente, le récipiendaire vint en personne récupérer son prix, sourire aux lèvres. Cela en dit long sur le formidable recul d’un électron libre qui aura sciemment parasité le monde formaté d’Hollywood. Aujourd’hui réhabilité, le film s’avère un point culminant dans sa carrière.

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We are who we are

Disponible sur StarzPlay

Jack Dylan Grazer (Fraser) et Jordan Kristine Seamón (Caitlin) © HBO

Après Call me by your name, Luca Guadagnino continue son exploration des mœurs adolescentes. Dans We are who we are, nous suivons le parcours d’un groupe de jeunes, et plus précisément Fraser et Caitlin dans une base militaire américaine en Italie. 

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Music

Disponible en VOD

Maddie Ziegler (Music) et Kate Hudson (Kazu) © Originals Factory

Vous avez surement déjà entendu l’un de ses tubes à la radio ou vu l’une de ses performances délirantes à la télévision. La chanteuse australienne Sia a bien mérité son statut de pop-star respectée. Ce que vous ne savez sans doute pas, c’est qu’elle a décidé cette année de s’essayer au cinéma, et tout le monde ne s’en réjouit pas.

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Rencontre avec : Pascal Bonitzer

Pascal Bonitzer. © David Silpa / Newscom / Sipa

Le cinéaste et scénariste Pascal Bonitzer nous a fait l’amitié de nous recevoir chez lui pour revenir sur l’ensemble de sa carrière. Et évoquer la situation actuelle, très inquiétante pour le cinéma d’auteur.

La disparition de Jean-Claude Carrière nous a replongé dans le livre sur le scénario que vous avez écrit avec lui. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

C’est très simple, il était président de la Fémis et je dirigeais le département écriture. On se croisait souvent, mais je ne le connaissais pas intimement. À un moment donné s’est posée la question de faire un livre sur le scénario pour les étudiants, édité par la Fémis. On l’a écrit parallèlement : j’ai écrit ma partie, il a écrit la sienne et les deux choses sont assez différentes. C’était quelqu’un de très chaleureux, aimable et sympathique.

Vos visions de la pratique du scénario étaient-elles assez proches ?

Il était évidemment beaucoup plus chevronné que moi, et de plus je n’avais pas encore fait mes premiers films. En réalité, je n’ai été scénariste à part entière qu’à partir du moment où j’ai réalisé mes films. Je ne me considérais pas comme un scénariste qui apportait ses histoires à des metteurs en scène, mais comme quelqu’un qui essayait de partager l’univers des metteurs en scène avec qui je travaillais. En un sens, c’était un peu le cas pour Jean-Claude Carrière avec Luis Buñuel, mais il avait une expérience beaucoup plus large que la mienne.

Avant d’être scénariste, vous avez été critique de cinéma. En quoi est-ce que cela a influencé votre façon d’écrire ?

Oui, j’ai été critique aux Cahiers, revue qui avait une vision très particulière du cinéma. Il y avait d’abord cette philosophie première qui était la politique des auteurs, et considérant que le scénario n’était pas princeps par rapport à la mise en scène, que le véritable auteur du film était le metteur en scène. Quand je suis entré aux Cahiers du cinéma, en 1969, c’était une période de remise en cause globale de tous leurs principes antérieurs. Il y avait une présence très forte de la théorie – théorie structuraliste, psychanalyse lacanienne, critique barthésienne – et la revue était très politisée. En tant qu’étudiant à Nanterre en 68, j’étais en phase avec cela, tout en étant aussi un cinéphile très maniaque. Ma culture s’est faite dans les cinémas d’art et d’essai, j’avais découvert les Cahiers à 14 ans…

Malgré la politique des auteurs, vous vous tournez d’abord vers le scénario plutôt que la mise en scène.

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La Fête du court métrage

Jusqu’au 30 mars 2021

La fête du court métrage | ADRC

Le festival La Fête du court métrage, qui se tient en ligne du 24 au 30 mars, donne gratuitement accès à plus de 150 films courts. Sa sélection éclectique, subdivisée en de multiples catégories, offre une « galaxie » (selon les termes du festival) de films de tous genres et origines, pour tous les goûts et tous les publics.

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Les meilleurs films de Pedro Almodóvar

La Voix humaine, le nouveau (court) métrage du cinéaste. © Iglesias Mas

Il vient de partager son court-métrage La Voix humaine, réalisé entre deux confinements, et commence cette semaine le tournage de son prochain film, Mères parallèles, dans lequel Penélope Cruz le retrouvera pour la huitième fois. Depuis plus de 40 ans, Pedro Almodóvar construit une œuvre dramatique personnelle et stylisée de manière unique, qui raconte autant les mutations de son Espagne natale qu’il adopte une liberté de ton et de représentation inouïes. Retour sur dix grands films du maître.

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Sacrées Sorcières

Disponible en VOD

Anne Hathaway incarne la Grandissisme Sorcière. ©2020 Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved

Roald Dahl inspire les cinéastes américains aux univers liés à l’enfance. Après Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton (2005) et Le Bon Gros Géant de Steven Spielberg (2016), Robert Zemeckis adapte Sacrées sorcières, aidé à l’écriture par Guillermo del Toro et Alfonso Cuarón du côté de la production. Initialement prévu pour une sortie en salle, que l’on pouvait supposer attractive pour un large public familial, il sort finalement en vidéo à la demande cette semaine.

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