Black Book

Rétrospective Paul Verhoeven

Carice van Houten, Sebastian Koch. © Pathé Distribution

On avait fini par l’oublier. Celui qui avait signé RoboCop et Total Recall n’était pas américain mais néerlandais. Cela nous est revenu quand l’éternel franc-tireur, plus vraiment en odeur de sainteté à Hollywood qui avait pourtant fait sa gloire, a décidé de revenir dans son pays natal. Un retour plus ou moins forcé mais qui témoigne aussi de sa volonté farouche de rester libre, envers et contre tous. La preuve, en ironie : pour fêter ses retrouvailles avec les Pays-Bas, il signe en 2006 ce film qui raconte une page très sombre et honteuse de l’histoire du pays, à savoir les années d’Occupation. Gonflé, le type. Paul Verhoeven n’a décidément pas froid aux yeux. Il ne s’arrête pas devant l’obstacle, il peut foncer et changer de vie, pourvu que la nouvelle en vaille la peine. C’est un peu la morale de Rachel Stein (Carice van Houten), formidable héroïne, à la fois Mata Hari, justicière et femme fatale.

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La Chair et le Sang

Rétrospective Paul Verhoeven

Jennifer Jason Leigh et Rutger Hauer. ©D. R.

Mal connu et peu commenté, La Chair et le Sang est un pivot dans l’œuvre de Paul Verhoeven. Les Pays-Bas, où il a réalisé ses premiers films, ne lui permettaient plus de satisfaire ses ambitions de metteur en scène, contrairement aux Etats-Unis qui s’apprêtaient à l’accueillir. Ce film malade du milieu des années 1980 est une transition entre ces deux moments : il vise l’ampleur d’une grande fresque historique située en Europe, issu d’une production américaine, réalisé avec une équipe technique internationale et tourné en Espagne, tandis que sa distribution fait le pont entre les deux continents (Jennifer Jason Leigh et Rutger Hauer sont les protagonistes).

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Basic Instinct

Rétrospective Paul Verhoeven

Michael Douglas (Nick Curran) et Sharon Stone (Catherine Tramell) © StudioCanal

Après RoboCop et Totall Recall, Paul Verhoeven continue sa tournée américaine. Mettant en suspend pendant quelques années les intrigues de science-fiction, il s’attaque au thriller érotique. Et le cinéaste touche juste car, malgré les vives réactions qu’il suscita pour ses scènes sulfureuses, Basic Instinct fut un succès critique et commercial absolument fulgurant.

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Starship Troopers

Rétrospective Paul Verhoeven

Starship Troopers - Libération Films
« Do you want to know more ? » © 1997 – TriStar Pictures, Inc.

Troisième et dernière œuvre de science-fiction de Paul Verhoeven, Starship Troopers (1997) clôt dans la carrière du réalisateur un mouvement entamé avec Robocop (1987) puis Total Recall (1990). Si continuer à explorer le genre au-delà l’aurait sans doute condamné à se répéter, Verhoeven parvient dans cette ultime tentative à un aboutissement conceptuel parfaitement logique. Trouvant fasciste le roman que lui présente son scénariste Edward Neumeier (Étoiles, garde à vous ! de Robert A. Heinlein), et plutôt que de vider le récit des éléments qui le dérange, Verhoeven prend la très intelligente décision d’au contraire les exacerber pour en faire le propos même de son film.

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RoboCop

Rétrospective Paul Verhoeven

Miguel Ferrer et Peter Weller dans « RoboCop » – © Metro-Goldwyn-Mayer – 1987

Si Die Hard, sorti en 1988, est à voir comme les funérailles du héros reaganien, RoboCop, sorti un an avant, fut rétroactivement l’un des premiers clous de son cercueil. Le deuxième film américain de Paul Verhoeven porte déjà la marque d’un regard puissant et aiguisé, celui d’un auteur qui parvient à mêler divertissement hollywoodien et critique de la société capitaliste.

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Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

Disponible en VOD et DVD

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
© Gebeka Films

En 1863, la jeune Martha Jane Cannary s’engage avec son père sur la piste de l’Oregon au sein d’une caravane de pionniers. Volontaire et indépendante, elle s’attire régulièrement les foudres du chef du convoi, jusqu’à l’outrage de trop qui la force à s’enfuir.

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Total Recall

Rétrospective Paul Verhoeven

Total Recall
Douglas (Arnold Schwarzenegger) et Lori Quaid (Sharon Stone). L’interprétation aussi trouble qu’intense de cette dernière lui vaudra de jouer de nouveau pour Verhoeven dans Basic Instinct © Columbia TriStar Films

Sorti en 1990, Total Recall est la deuxième adaptation cinématographique de Philip K. Dick à voir le jour – après Blade Runner en 1982. Mais le scénario, signé Ronald Shusett, Dan O’Bannon et Gary Goldman, s’éloigne de la nouvelle Souvenirs à vendre sur laquelle il se base pour fournir à Paul Verhoeven un matériau particulièrement adapté à ses propres préoccupations. Avec RoboCop en 1987, le néerlandais a pu faire ses preuves aux commandes d’un film de science-fiction hollywoodien à gros budget, ce qui lui permet d’être choisi par Arnold Schwarzenegger pour réaliser le film. Total Recall formera dans son œuvre le deuxième moment d’une trilogie clôturée par Starship Troopers en 1997. Trois histoires tout à fait distinctes mais aux nombreuses thématiques communes, véritables pamphlets dans lesquels les mondes futuristes dépeints sont autant de reflets déformés de notre propre réalité.

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Showgirls

Rétrospective Paul Verhoeven

Gina Gershon et Elizabeth Berkley dans « Showgirls » de Paul Verhoeven – © Pathé Production

En 1996, les disgracieux Razzie Awards « sacraient » le Hollandais Paul Verhoeven comme Pire Réalisateur pour son film Showgirls, alors échec public et désastre critique. Contre toute attente, le récipiendaire vint en personne récupérer son prix, sourire aux lèvres. Cela en dit long sur le formidable recul d’un électron libre qui aura sciemment parasité le monde formaté d’Hollywood. Aujourd’hui réhabilité, le film s’avère un point culminant dans sa carrière.

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We are who we are

Disponible sur StarzPlay

Jack Dylan Grazer (Fraser) et Jordan Kristine Seamón (Caitlin) © HBO

Après Call me by your name, Luca Guadagnino continue son exploration des mœurs adolescentes. Dans We are who we are, nous suivons le parcours d’un groupe de jeunes, et plus précisément Fraser et Caitlin dans une base militaire américaine en Italie. 

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Music

Disponible en VOD

Maddie Ziegler (Music) et Kate Hudson (Kazu) © Originals Factory

Vous avez surement déjà entendu l’un de ses tubes à la radio ou vu l’une de ses performances délirantes à la télévision. La chanteuse australienne Sia a bien mérité son statut de pop-star respectée. Ce que vous ne savez sans doute pas, c’est qu’elle a décidé cette année de s’essayer au cinéma, et tout le monde ne s’en réjouit pas.

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