Once upon a time in Hollywood

Actuellement au cinéma

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Leonardo DiCaprio (Rick Dalton) et Brad Pitt (Cliff Booth) © Sony Pictures

Le neuvième et très anticipé film de Quentin Tarantino nous propose un voyage au coeur du Hollywood de la fin des années 60. À travers le personnage de Rick Dalton, un acteur démodé et de Cliff Booth, sa doublure cascade, il évoque cette fin de l’âge d’or des studios et l’arrivée de ce que l’on qualifie de « nouvel Hollywood ». Il jette un regard nostalgique sur une période où la télévision devient un rival majeur de l’industrie filmique – industrie dans laquelle une nouvelle attention est pourtant prêtée à la notion d’auteurisme, permettant la révélation de jeunes réalisateurs étrangers à Hollywood, comme le nouveau voisin de Rick, un certain Roman Polanski. 

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Une grande fille

Actuellement au cinéma

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@ARP Sélection

En 1945, à Leningrad, le retour est difficile pour celles et ceux qui reviennent du front… Physiquement et psychologiquement atteints, très peu ont réussi à retrouver une vie normale. C’est dans ce contexte qu’Iya et Macha travaillent comme aide-soignantes dans un hôpital militaire, après avoir été démobilisées. Dans ce lieu où l’on peut aussi bien donner la vie qu’euthanasier pour soulager, se dévoile toute l’ampleur de la souffrance d’une population qui doit vivre à la suite d’un tel cataclysme… Après Tesnota (2018), un des grands chocs cinématographiques de ces dernières années, Kantemir Balagov signe un deuxième film aussi maitrisé que le précédent. Un impressionnant portrait de femmes pour un film d’époque récompensé par le prix de la mise en scène en sélection Un certain regard, au dernier Festival de Cannes.

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Les Faussaires de Manhattan

Actuellement au cinéma

CAN YOU EVER FORGIVE ME
Richard E. Grant (Jack Hock) et Melissa McCarthy (Lee Israel) in the film CAN YOU EVER FORGIVE © Mary Cybulski / Twentieth Century Fox / Condor Distribution

Lee Israel a écrit quelques biographies à succès mais son apparence peu soignée, son alcoolisme indéniable et sa préférence des chats aux êtres humains ne font pas d’elle la star littéraire du moment. En manque d’inspiration mais en besoin croissant d’argent, elle décide de forger d’anciennes correspondances épistolaires de célébrités littéraires. Elle rédige et vend ainsi des centaines de fausses lettres provenant aussi bien de Noël Coward que de Fanny Brice, en passant par Dorothy Parker. 

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Give me liberty

Actuellement au cinéma

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@Wild Bunch Distribution

Si les films se déroulant dans un taxi sont devenus un genre à part entière, ceux prenant place dans des véhicules sanitaires pourraient l’être tout autant… Vic, américain d’origine russe, conduit un minibus pour handicapés à Milwaukee, dans l’état du Wisconsin. Comment chaque matin, il doit passer prendre un à un ses passagers. Seulement, ce serait trop simple : à cause de manifestations dans la ville, de demandes particulières auxquelles il peut difficilement dire non – son grand-père et ses amis doivent se rendre à un enterrement -, les retards s’accumulent et le jeune homme est rapidement dépassé par la situation. Le temps ne les attend pas, comme le lui rappellent régulièrement les passagers et son supérieur, par téléphone. Chaque moment presse le suivant et retient le précédent, formant un enchaînement de situations qui entrent joyeusement en collision. L’itinéraire banal du petit convoi devient une véritable équipée.

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Le Roi Lion

Actuellement au cinéma

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© Disney

La série d’adaptations Disney lancée par Le livre de la Jungle en 2016 qui s’était poursuivie avec La belle et la bête, Aladdin et prochainement Mulan représente une partie importante des événements cinématographiques de 2019. Véritable monument de l’industrie du dessin animé et grand favori des amateurs Disney, Le Roi Lion n’y aura pas échappé.

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Face à la nuit

Actuellement au cinéma

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@The Jokers Films

Les premiers faits sont frontaux, inexplicables. Un homme se suicide du haut d’un immeuble. Un peu plus tard, c’est un acte de vengeance froid et violent qui interpelle… Les mystères initiaux de Face à la nuit se lèveront peu à peu au terme d’une intrigue à trous, à l’envers de la chronologie. Le réalisateur malaisien Wi Ding-ho a choisi une structure qui remonte le temps pour raconter l’histoire tourmentée de Zhang Dong Ling. Avenir, présent, passé, trois moments qui nous en apprennent chacun un peu plus sur la raison de ses actes, et dévoilent ce qui se cache sous le poids des années. Été comme hiver, quelle que soit la saison, l’action se déroule la nuit : l’atmosphère est posée.

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Rencontre avec : Charles Berling

Acteur et metteur en scène

Charles-Berling©Ben-DauchezCharlette-Studio
© MPO 2018

Quelle a été votre première rencontre avec le théâtre et quand avez vous su que vous deviendriez comédien ? 

Je ne voulais pas devenir comédien, je jouais donc j’ai continué. Je faisais tout le temps le clown donc ça me paraissait naturel mais je n’ai jamais pensé que je voulais en faire un métier. C’était de l’exhibition pour faire rire les gens. Puis j’ai commencé à lire et à me dire qu’il y avait des choses plus intéressantes que juste faire l’imbécile. J’ai de la chance que ça me soit venu par esprit de contradiction : ma mère était professeur d’anglais et mon père médecin dans la marine. Avec mon frère ainé nous avions besoin de nous affirmer donc nous nous sommes tournés vers des gens qui avaient des valeurs radicalement différentes de celles de nos parents. Pour moi la chose significative qui s’est passée à ce moment là c’est qu’on se rebellait contre nos parents mais on discutait, donc finalement on les a changé. Mes parents étaient de belles personnes, avec leurs contradictions, leur violence et leur histoire mais ils étaient curieux.

Votre envie de mise en scène est venue en même temps que celle du jeu ?

Oui, quand j’avais quatorze ans je faisais des films super 8 en mettant en scène les gens que j’avais autour de moi. J’écrivais des pièces, je les mettais en scène, je les jouais et je les produisais. J’ai toujours été comme ça et ça continue. C’est venu très tôt à cause de cette instabilité, cette souffrance intérieure et difficulté à exister qui fait que l’on a pas le choix. Cela va de pair avec l’envie d’art dramatique ou d’art tout simplement. On se tourne vers des choses qui semblent vous donner, non pas des solutions forcément, mais des espaces, des activités où vos questions sont possibles. Moi ça m’a permis de vivre.

Vous êtes ensuite parti de Toulon car le théâtre n’était pas spécialement bien vu là-bas ? 

Oui, disons que j’avais dix-huit ans, donc c’était aussi pour partir le plus loin possible de Toulon, de mes parents, de ma famille; Bruxelles c’était bien. Mais j’ai toujours eu l’idée, l’obsession que le théâtre était abordable par tout le monde. J’ai toujours le sentiment que des gens qui, à priori, pensent ne pas être intéressés peuvent finalement l’être.

Vous êtes aussi directeur du théâtre le Liberté à Toulon, comment rend on cet art plus attractif ? 

Tout l’exercice de la direction du théâtre est d’essayer de comprendre quelles sont les populations qui sont effrayées par le théâtre, qui n’en ressentent pas l’utilité ou qui ne mesurent pas que ça peut être un instrument de liberté pour eux. On a donc réfléchi à comment faire pour que cela devienne leur endroit. Je ne crois pas qu’on donne quelque chose à quelqu’un s’il n’y participe pas, c’est un peu comme l’amour, on ne fait pas l’amour tout seul. On s’intéresse d’abord beaucoup aux jeunes, on essaye de faire beaucoup de choses dans plusieurs disciplines pour que ça ne soit pas considéré seulement comme un exercice de théâtre pur mais une constellation de langages. Il faut que les gens pensent avec ce qu’ils sont, avec ce qu’ils ont comme culture, ils peuvent y participer. Pour moi la notion d’univers n’est pas vaine et ces institutions ne sont pas là pour cibler des spectateurs mais pour être universelles, pour construire quelque chose avec le plus de monde possible.

Vous avez toujours considéré le cinema et le théâtre de la même manière ? 

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