Le Roman de Mildred Pierce

Rétrospective Michael Curtiz

Un soir d’hiver, Mildred Beragon attire chez elle l’entreprenant Wally Faye. Celui-ci y tombe sur le cadavre de Bert Beragon, le mari de Mildred. Mais quand un peu plus tard cette dernière est convoquée au commissariat, elle y apprend que ni Wally, qu’elle semble avoir voulu faire accuser, ni elle, dont le comportement est après tout bien mystérieux, ne sont inculpés : c’est son ancien mari, Bert Pierce, qui s’accuse du crime. Mildred s’insurge, et décide de passer aux aveux – des aveux qui la ramènent loin en arrière.

Continuer à lire … « Le Roman de Mildred Pierce »

Les épopées de Michael Curtiz et Errol Flynn: « Capitaine Blood » et « Les Aventures de Robin des bois »

Rétrospective Michael Curtiz

ob_978d6f_les-aventures-de-robin-des-bois-wallpa
Errol Flynn dans Les aventures de Robin des bois © Warner Bros 1938

Porter des collants verts moulants en conservant un semblant de dignité n’est pas donné à tout le monde. Errol Flynn atteint l’apogée de son succès lorsqu’il interprète le héros éponyme dans Les Aventures de Robin des bois en 1938. Sa carrière hollywoodienne n’avait pourtant démarré que quelques années plus tôt : en 1935 le jeune acteur australien joue un corps inerte dans The Case of the Curious Bride, réalisé par un certain Michael Curtiz. 

Continuer à lire … « Les épopées de Michael Curtiz et Errol Flynn: « Capitaine Blood » et « Les Aventures de Robin des bois » »

La Vie privée d’Elisabeth d’Angleterre

Rétrospective Michael Curtiz

171121.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg
Bette Davis et Errol Flynn ©Warner Bros

La Vie privée d’Elisabeth d’Angleterre est l’un des très grands succès de la Warner des années 1930. Drame historique à gros budget et en Technicolor, il met en scène deux des plus grands comédiens de l’époque : Bette Davis et Errol Flynn. Pourtant, derrière le faste des costumes et l’attraction de sa distribution, cette tragédie d’époque cache un film austère et très verbal.

Continuer à lire … « La Vie privée d’Elisabeth d’Angleterre »

Trafic en haute mer

Rétrospective Michael Curtiz

©Warner Bros

Harry Morgan (John Garfield), propriétaire d’un bateau de pêche, a des problèmes d’argent, et les moyens légaux lui permettent difficilement de faire vivre sa femme et ses deux filles. Quand, après une expédition de pêche, un client se fait la malle sans le payer, Harry en est réduit à accepter une offre illégale, et de transporter un chargement inhabituel.

Continuer à lire … « Trafic en haute mer »

Les Anges aux figures sales

Rétrospective Michael Curtiz

James Cagney et Pat O’Brien © 1938 – Warner Bros

Rocky (James Cagney), un gangster réputé dans le milieu, sort de prison. Il retrouve un ancien associé, le trouble et réticent Jim Frazier (Humphrey Bogart), pour lui réclamer sa part dans le coup qui l’a fait plonger. En attendant que celui-ci rassemble la somme, Rocky retourne dans le quartier de son enfance, où il retrouve son vieil ami Jerry ; de son côté, celui-ci est devenu prêtre, et s’occupe des jeunes du quartier. En parallèle de la lutte entre malfrats, s’engage une lutte d’influence entre Rocky et Jerry auprès de la bande de gamins.

Continuer à lire … « Les Anges aux figures sales »

Curtiz

Sur Netflix le 25 mars 2020

3437102.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg
©Netflix

La réalisation d’un film biographique consacré à un metteur en scène est un exercice délicat. La tendance, aussi rare soit-elle, se divise entre deux pôles. D’un côté, s’emparer d’une figure célèbre immédiatement identifiable, à la carrière mondialement reconnue et décisive dans l’histoire du cinéma. C’était le cas de Chaplin de Richard Attenborough (1992) ou d’Hitchcock de Sacha Gervasi (2012). De l’autre, il s’agit ressusciter le souvenir d’un oublié qui bénéficie du statut de réalisateur culte grâce à un nanar adulé par une communauté de fidèles. Par ordre de réussite, citons Ed Wood de Tim Burton (1994), Dolemite is my name de Craig Brewer (2019) et The Disaster Artist de James Franco (2017). Alors, comment recevoir cet étonnant biopic consacré à Michael Curtiz, au moment où celui-ci tournait Casablanca ? Ce premier film hongrois fait en effet vriller la véracité de ces deux catégories. Il raconte un moment de la vie d’un réalisateur à la personnalité méconnue, qui ne bénéficie pourtant pas d’un capital attachant, ni d’une filmographie facile à appréhender.

Continuer à lire … « Curtiz »