Jeremy Irons et les drames romantiques : Fatale et Lolita

Rétrospective Jeremy Irons

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Jeremy Irons (Humbert Humbert) et Dominique Swain (Lolita) © Pathé films, Samuel Goldwyn Company

Dans Fatale Jeremy Irons incarne Stephen Fleming, un politicien britannique aisé dont la vie professionnelle et familiale frôle la perfection. Cette sérénité est brusquement troublée lorsque Stephen entame une aventure avec la fiancée de son fils. Quelques années plus tard, l’acteur britannique reprendra un rôle similaire en incarnant Humbert Humbert, le célèbre protagoniste du roman Lolita.

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Le Marchand de Venise

Rétrospective Jeremy Irons

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© UK Film Council / Sony

C’est au Bristol Old Vic que Jeremy Irons suit une formation de théâtre classique avant de faire ses débuts professionnels sur scène en 1969 puis au cinéma en 1980. Durant ces vingt premières années il collabore notamment trois fois avec la célèbre Royal Shakespeare Company. C’est donc sans grande surprise qu’on le voit tenir le rôle d’Antonio, aux cotés de – plus inhabituel – Al Pacino, dans l’adaptation du Marchand de Venise de William Shakespeare par Michael Radford en 2004.

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Beau-père

Rétrospective Patrick Dewaere

 

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Patrick Dewaere (Rémi) et Ariel Besse (Marion) © A2 / Sara Films

Beau-père fait partie de ces films qu’il serait impossible de réaliser aujourd’hui : Rémi, un pianiste de club se rêvant grand musicien, voit les attentions de sa femme s’estomper de jour en jour. Lorsque celle-ci est victime d’un accident de voiture, il se retrouve seul avec sa belle fille de quatorze ans, folle amoureuse de lui. 

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Stalag 17

Rétrospective Billy Wilder

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William Holden, oscarisé pour son rôle dans Stalag 17

  1944. Deux prisonniers du « Stalag 17 », un camp allemand, ont tout prévu pour s’évader, avec le soutien de leurs camarades de baraque. Le tunnel est creusé, soigneusement camouflé sous un poêle. L’itinéraire est calculé afin de ne pas être repéré par les gardes et leurs projecteurs. Le moment venu, les deux hommes s’engouffrent. Mais quand vient le moment de respirer l’air libre, trois soldats allemands les attendent et les fusillent. Comment pouvaient-ils être au courant ? Il y a forcément un traître dans la baraque… Ainsi commence Stalag 17, un film trop méconnu – à tort – réalisé par Billy Wilder en 1953 suite à l’échec commercial du Gouffre aux chimères. Une voix off annonce en ouverture, avec ironie et désenchantement, en avoir marre des films de guerre traditionnels, spectaculaires et sensationnels. Il est en effet tout le contraire, et prend un parti pris inédit : c’est un film d’évasion, dans le veine de ceux de Jean Renoir, doublé d’une intrigue d’espionnage, qui reste jusqu’au bout une comédie. Cynique, bien entendu.

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L’Odyssée de Charles Lindbergh

Rétrospective Billy Wilder

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James Stewart dans le cockpit du Spirit of St. Louis

Le 21 mai 1927, Charles Lindbergh devient le premier pilote à relier New York à Paris sans escale et en solitaire, en l’espace de 33 heures, à bord de son avion The Spirit of Saint Louis. Avec un cahier des charges contraignant – ne mettre en scène que le vol transatlantique lui-même et s’en tenir au livre de Lindbergh -, Billy Wilder réalise un film d’aventures aériennes captivant, avec James Stewart dans le rôle de l’aviateur.

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Le Poison

Rétrospective Billy Wilder

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Ray Milland (Don Burnham) et Howard Da Silva (Nat, le barman) © Paramount Pictures

Don Burnham est un alcoolique qui, avec l’aide de son frère et sa compagne, tente de mettre fin à son addiction. Tournée en 1945, Le Poison est probablement l’oeuvre la plus sombre de Billy Wilder. Le cinéaste choisit souvent de filmer des personnages imparfaits, aux prises avec leurs défauts ou ceux du monde qui les entoure. Ce trouble, la plupart du temps identitaire, est souvent exploité par le biais du registre comique, ce n’est pas le cas ici.

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Les romances croisées de Billy Wilder : « La Valse de l’Empereur » et « Avanti! »

Rétrospective Billy Wilder

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Juliet Mills (Pamela Piggott) et Jack Lemmon (Wendell Armbruster Jr.) © United Artists

Billy Wilder, originaire d’Allemagne, met souvent en scène un personnage américain dans un pays d’Europe. Le climat européen possède en effet la capacité de transformer ce personnage ou de lui permettre une ouverture d’esprit nouvelle. Dans La Valse de l’Empereur, Virgil Smith est un voyageur américain qui rencontre la Comtesse Johanna Augusta Franziska von Stoltzenberg-Stolzenberg en Autriche, alors que dans Avanti! c’est en Italie que Wendell Armbruster Jr. fait la connaissance de Pamela Piggott. Dans ce dernier sorti en 1972, le réalisateur propose un moment d’adaptation au personnage américain qui a souvent du mal à s’accoutumer aux moeurs européens. Ce choc culturel se retrouve dans la relation conflictuelle que les personnages possèdent que l’on retrouve aussi dans La Valse de l’Empereur, sorti auparavant en 1948. Si l’un des personnages est retissant, l’environnement joue un rôle primordial en tant que facteur de la création du couple. Qu’il s’agisse de l’île au milieu de la mer sur les côtes d’Italie ou de celle au milieu d’un lac en Autriche, ce contexte romantique est toujours en faveur de la relation naissante. Wilder propose également dans les deux cas une critique amusante de chaque pays, poussant des clichés connus de tous à leur extrême.

Cependant cette relation n’est jamais une surprise pour le spectateur car Wilder parvient à annoncer les romances de ses personnages par le biais d’une autre histoire. Ainsi dans La Valse de l’Empereur, le chien, batard et américain de Virgil va se faire mordre par celui de race pure appartenant à la comtesse. Très vite après le chien de la comtesse devient neurasthénique et le seul moyen de la soigner est de réconcilier les deux chiens, durant cette réconciliation les animaux vont cependant tomber amoureux. Le spectateur devine aisément que cette scène possède une qualité prémonitoire et que les problèmes de races qui opposent les animaux deviendront rapidement ceux de classes qui opposeront leurs deux maîtres. 

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