Comme tu me veux

Théâtre de l’Odéon

© Juliette Parisot

Sur la scène de l’Odéon, Comme tu me veux de Pirandello – spirale infernale de jeux de rôles – perd rapidement de son relief…

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Exécuteur 14

Théâtre du Rond-Point

Swann Arlaud © Giovanni Cittadini Cesi

Lorsque les lumières s’éteignent dans la salle, le théâtre du Rond-Point se retrouve habité par une étrange pesanteur. Sur le plateau, échafaudages et projecteurs se font face dans un bain de fumée. Les murs, le sol et les débris qui s’y trouvent sont couverts de dessins ou de mots tracés à la craie. Ces mots, ce sont ceux d’Exécuteur 14 d’Adel Hakim.

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Les meilleures captations de la Comédie-Française

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Madelen, la nouvelle plateforme de streaming mise en place par l’INA, propose un divertissement audiovisuel gratuit pendant les trois prochains mois. Dans son vaste catalogue (films, émissions, concerts), on trouve aussi de nombreuses captations théâtrales. Parmi elles, une collection Comédie-Française, dont nous avons sélectionné les meilleures.

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Angels in America

Comédie-Française

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Jeremy Lopez (Louis Ironson) et Clément Hervieux-Léger (Prior Walter) © Christophe Raynaud de Lage

« A gay fantasia on national themes » : le sous-titre d’Angels in America contient à lui seul toute la dualité et l’originalité de la pièce que Tony Kushner rédige en 1991. Œuvre à la fois fondamentalement fantastique et ancrée dans une réalité dévastatrice. Dans le New York des années 80, le SIDA ravage la communauté LGBT+. Dieu a quitté le paradis et, en son absence, les anges tentent de maintenir l’ordre en invoquant l’inertie. Prior Walter, un jeune homme atteint du virus, est désigné comme interlocuteur direct entre le paradis abandonné et les Hommes. Messager divin, il est chargé de mettre fin au progrès humain.

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Monsieur X

Théâtre de l’Atelier

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Monsieur X est un homme âgé qui vit dans un appartement décrépi. Il se réveille du mauvais pied, s’apprête à répondre au cérémonial quotidien d’une journée solitaire. Rien d’énigmatique, à priori. Seulement, quelque chose détonne dès lors qu’il tente de se lever. L’univers balisé se met en branle, le lit devient un instrument de musique, et tous les objets, à sa suite, prendront vie. Quand Monsieur X est incarné par Pierre Richard, il ne peut pas être Monsieur Tout-le-monde.

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Les élucubrations d’un homme soudain frappé par la grâce

Théâtre Antoine

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Édouard Baer déboule au milieu du public : il joue une pièce dans le théâtre d’à côté mais à cause du regard mal placé d’un spectateur il a été pris de panique. Il s’est alors empressé, nous raconte t-il, de quitter le théâtre et s’est réfugié ici, avec nous. Il s’excuse élégamment de cette interruption et nous demande de lui accorder ce lieu de refuge le temps d’une soirée. Subtilement, il se fraye alors un chemin dans le public et se hisse sur la scène. 

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War horse

La Seine Musicale

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© National Theatre

War horse est un roman britannique écrit par Michael Morpurgo en 1982. Il raconte l’histoire du jeune Albert qui se retrouve en possession d’un poulain qu’il nomme Joey. Rapidement, un lien très fort s’installe entre le jeune homme et l’animal. Lorsque la première guerre mondiale éclate, Joey est vendu à la cavalerie. Albert décide alors de s’engager dans l’armée dans l’espoir de retrouver son compagnon.

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La machine de Turing

Théâtre Michel

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Amaury de Crayencour et Benoit Solès © Emilie Bouchon

Benoit Solès adapte la pièce de Hugh Whitemore pour nous raconter l’histoire d’Alan Turing et son rôle durant la Seconde Guerre Mondiale. À travers ellipses et flashbacks, le metteur en scène Tristan Petitgirard retrace la vie du génie mathématicien, que le film The imitation game (avec Benedict Cumberbatch) avait fait connaître au grand public en 2015.

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Les mille et une nuits

Théâtre de l’Odéon

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© Elizabeth Carecchio

Les contes des Mille et une nuits version 2019, ça donne quoi ? Le metteur scène Guillaume Vincent s’attaque aux contes orientaux pour leur donner une dimension moderne, horrifique, érotique, sociale et politique. Sur la scène de l’Odéon, sa troupe d’acteurs s’attèle à jouer différents petits épisodes enchâssés dans le récit de Schéhérazade.

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Rencontre avec : Henri Guybet

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Le comédien Henri Guybet ©Le Pays d’Auge/JeanMichelG

  « Si je devais retenir quelques films parmi ceux que j’ai fait ? Ils sont tous à garder parce qu’ils m’ont tous apporté quelque chose. Par contre, il y en a un que je n’ai jamais fait et que j’aimerais essayer, une fois peut-être, pour voir ce que ça fait… Un rôle très bien payé ! » C’est avec humour et bienveillance qu’Henri Guybet se prête au jeu de l’interview et jette un regard rétrospectif sur sa vie d’acteur. Rieur et joyeux, à 82 ans, le comédien est encore très actif : ce soir, il monte sur la scène du théâtre Daunou à Paris, après une longue tournée en province, pour interpréter une pièce écrite et mise en scène par ses soins, Un drôle de mariage pour tous, qui raconte l’histoire de deux amis qui décident de se marier, à la perplexité de leur entourage. Nous le rencontrons avant que ne soient frappés les trois coups. « La scène, c’est l’endroit où je vis. Lorsque j’entre en scène, j’existe. L’art dramatique détient ce pouvoir inouï d’émouvoir. Au lieu d’essayer de vous convaincre ou de vous raisonner, il vous chatouille l’épiderme et fait marcher votre sensibilité. Il vous fera peut-être même rêver. Et en rêvant, on réfléchit parfois beaucoup mieux. » Heureux de continuer à monter sur scène quatre fois par semaine, Henri Guybet, dont la façon de parler porte en elle l’éloquence de l’acteur de théâtre, se sent chez lui sur les planches, comme depuis ses débuts. Il se souvient de sa première fois. «J’avais environ 16 ans lorsque j’ai créé une troupe amatrice avec des copains. Notre premier spectacle était un spectacle de commedia dell’arte, j’interprétais Arlequin… Dans notre imaginaire, nous étions particulièrement fasciné par Les Enfants du paradis, le film extraordinaire de Marcel Carné. Nous recréions des scènes, j’étais Pierre Brasseur, un copain faisait Jean-Louis Barrault et une copine était notre Arletty. C’était mes premières émotions. Je me suis aperçu que quelque chose se passait devant les spectateurs… alors j’ai commencé à me dire qu’il fallait que j’en fasse un métier. »

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