La Folle Journée ou le Mariage de Figaro

Théâtre de la Porte Saint-Martin

© Jean-Louis Fernandez

Après Un chapeau de paille d’Italie et Les Fausses confidences, Alain Françon retrouve le Théâtre de la Porte Saint-Martin pour un Mariage de Figaro à mi-chemin entre Marivaux et Labiche. Présentée sous son titre d’origine (La Folle Journée), la pièce révèle toute la virtuosité de l’écriture de Beaumarchais, mais souffre d’un casting de stars (Vincent Dedienne, Noémie Lvovsky, Alix Poisson, Micha Lescot) à l’interprétation assez inégale.

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Le Garçon Nuage

La Scala Paris

© Kevin Hermen

Le seul en scène est devenu en quelques années la forme théâtrale de référence : face aux coupes budgétaires que subie incessamment la culture, il s’avère particulièrement économe.  Mais, trop souvent, le seul en scène se voit associé à l’exercice du stand-up, qui n’est pourtant qu’une unique catégorie parmi celles qui le composent. Ethan Oliel choisit d’aller à l’encontre de ce registre pour redonner au seul en scène toute sa verve théâtrale.

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Hamlet

Théâtre de l’Odéon

© Jan Versweyveld

Comme à son habitude, Ivo Van Hove a privé le plateau de tout ce qui le rendait plein. Il redessine une scène sur la scène et en laisse voir les contours, béants. Chez Van Hove, la théatralité a quelque chose de verticale : exit les décors modulaires qui se déplacent d’un côté à l’autre de la scène, mais place aux éléments qui lui coulent dessus (l’eau dans Vu du pont, 2015) ou qui sortent de son sol (la boue dans Electre / Oreste, 2019). Dans Hamlet, même les rideaux qui bordent le plateau ne se séparent pas horizontalement, ils tombent ou sont arrachés du plafond. 

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Honda Romance

Théâtre de l’Odéon

© Odéon – Théâtre de l’Europe

Le rideau s’ouvre, Vimala Pons est écrasée sous le poids d’un satellite Honda qui se dit amoureux d’elle. Cette première scène annonce la couleur : l’image de ce satellite en polyester qui occupe la scène provoque le sourire amusé de quelques spectateurs. Deuxième tableau : seule au milieu de la scène, la comédienne lutte contre des canons à air. La première fois qu’ils retentissent, c’est un sursaut qui s’échappe des lèvres des spectateurs. Honda Romance est une pièce qui cherche à susciter une réaction chez le spectateur ; pour ce qui est de la réflexion, on repassera. 

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Macbeth

Comédie-Française

© Christophe Raynaud de Lage

Silvia Costa place son Macbeth sous le signe du surnaturel, de l’horreur. Imagerie des giallos italiens et costumes à la Guillermo del Toro, l’apparence de sa mise en scène ne manque pas de panache. Néanmoins, à empiler les effets visuels et sonores les uns sur les autres, la metteur en scène finit par écraser complètement toute la portée de l’œuvre originelle.

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Sunset Boulevard

The Savoy Theatre

© Marc Brenner

Sunset Boulevard est l’une des comédies musicales d’Andrew Lloyd Webber les moins connues, au profit de Cats ou de Phantom of the Opera. Pourtant, l’adaptation du film de Billy Wilder n’a rien à envier aux autres œuvres du compositeur. En conséquence, l’avantage qu’elle possède sur celles-ci est que, plus rarement jouée, elle est sujette à des mises en scène précieuses et radicalement différentes les unes des autres. Cette année, c’est Jamie Lloyd et sa compagnie qui s’en emparent et offrent à Sunset Boulevard une renaissance triomphale.

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Edelweiss (France Fascisme)

Théâtre de l’Odéon

© Jean-Louis Fernandez

Les pièces de Sylvain Creuzevault sont comme le monstre de Frankenstein. Elles forment un assemblage textuel et visuel qui, en dépit de ses aspérités, parvient parfois à devenir un tout organique, cohérent et, plus encore, vivant. S’il y avait pléthore de ces moments de vie miraculeux dans sa production des Frères Karamazov, ils se font dans Edelweiss (France Facisme), plus rares.

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Portrait

La Scala

© Emka / La Scala

Portrait de danseurs, portrait de danses, portrait de musiques. Dans la mise en scène de Mehdi Kerkouche, les pluriels mouvants s’assemblent pour créer l’image fixe et exceptionnelle : le portrait de famille. 

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A Streetcar named desire

Phoenix Theatre

© Marc Brenner

Coup de génie promotionnel pour Rebecca Frecknall qui offre le rôle de Stanley Kowalski à Paul Mescal, quelques semaines avant que celui-ci soit nommé aux Oscars. La pièce débute à guichets fermés et se termine par une file de spectateurs devant l’entrée des artistes, désireux d’échanger quelques mots avec l’acteur d’Aftersun. La foule est au rendez-vous, le buzz est assuré et la pièce obtient facilement ses prolongations dans le West End Londonien. 

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La mort de Danton

Comédie-Française

© Christophe Raynaud de Lage

Danton et Robespierre font la révolution différemment. Alors que le premier encourage les débats et la modération, le second prone le soulèvement et la terreur. Simon Delétang met en scène à la Comédie-Française la pièce de Büchner sur un révolutionnaire hanté par ses actions, en quête de repos.

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