L’Épouvantail

Rétrospective Palme d’or

Gene Hackman and Al Pacino in Jerry Schatzberg's SCARECROW (1973
Gene Hackman (Max) et Al Pacino (Lionel) © Warner Bros

Le nouvel Hollywood peut se définir comme la réponse américaine à la Nouvelle Vague française. Après une période de basse fréquentation des salles de cinéma dès la fin des années 50, les années 70 donnent à l’industrie un nouveau souffle en revendiquant une opposition au classicisme. Alors que des films comme Bonnie & Clyde (Arthur Penn, 1967), Le Lauréat (Mike Nichols, 1967) ou Easy Rider (Dennis Hopper, 1969) sont considérés comme les œuvres fondatrices de ce mouvement, ceux de Jerry Schatzberg se retrouvent régulièrement – et injustement – relégués au second plan. 

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La Chambre du fils

Rétrospective Palme d’or

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Giuseppe Sanfelice (Andrea) et Nanni Moretti (Giovanni) © Bac films

Giovanni est psychanalyste et père de famille. Il écoute ses patients lui confier leurs névroses avant de regagner son appartement dans lequel sa femme, son fils et sa fille l’attendent. Ses journées sont réglées selon une routine précise et indispensable. Lorsqu’un événement tragique vient la troubler, sa vie bascule irréversiblement.

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La Dolce Vita

Rétrospective Palme d’or

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Marcello Mastroianni (Marcello Rubini), Anita Ekberg (Sylvia) © Consortium Pathé

Les années soixante marquent le renouveau artistique du cinéma italien, son essor économique et son rayonnement international. Alors qu’une nouvelle génération de cinéastes se dessine, cette ère moderne est pourtant incarnée par des auteurs plus âgés. Parmi eux : Federico Fellini. En 1960, le réalisateur remporte la Palme d’or avec La Dolce Vita.

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Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures

Rétrospective Palme d’Or

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©Pyramide Distribution

Le mot est sans doute trop souvent utilisé, mais les films d’Apichatpong Weerasethakul sont bien de ceux dont on peut dire qu’ils sont des « expériences ». Le réalisateur lui-même déclare qu’il est normal non seulement de ne pas les comprendre, mais même de s’endormir devant ! Et il faut dire que l’expérience en question peut s’avérer déroutante pour le spectateur ou la spectatrice non avertie. Un rythme lent, un fil conducteur en apparence ténu, marqué par des ruptures régulières dans la narration, des cadres souvent fixes et tenus dans la durée, un jeu d’acteur bien particulier…

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Apocalypse Now

Rétrospective Palme d’or

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Martin Sheen (Capitaine Willard) © United Artists, Gaumont Buena Vista International

Le 20 mars 1976 débute le tournage d’Apocalypse Now. Initialement prévu pour durer quatre mois, il s’étendra sur plus d’un an. En 1979, le film de Francis Ford Coppola n’est pas encore prêt et sera projeté au festival de Cannes avec la mention « work in progress ». 

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Sexe, mensonges et vidéo

Rétrospective Palme d’or

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Andie MacDowell (Ann Bishop Mullany) et James Spader (Graham) © Miramax films / AMLF

En 1989, Sexe, mensonges et vidéo fait une entrée remarquée dans la sélection du festival de Cannes. Ecrit en seulement huit jours et tourné avec un budget relativement restreint, il s’agit du premier long métrage de fiction du réalisateur Steven Soderbergh. 

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La Leçon de piano

Rétrospective Palme d’or

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Holly Hunter et Anna Paquin ©DR

Au XIXe siècle, une jeune femme écossaise, Ada MacGrath (Holly Hunter), est envoyée par son père en Nouvelle-Zélande pour épouser un homme qu’elle n’a jamais rencontré (Sam Neill), responsable d’une colonie. Elle débarque sur une plage battue par des vents froids, accompagnée de sa fille de dix ans, Flora (Anna Paquin), qui est aussi son interprète : Ada est muette.

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Le Roman de Mildred Pierce

Rétrospective Michael Curtiz

©Warner Bros

Un soir d’hiver, Mildred Beragon attire chez elle l’entreprenant Wally Faye. Celui-ci y tombe sur le cadavre de Bert Beragon, le mari de Mildred. Mais quand un peu plus tard cette dernière est convoquée au commissariat, elle y apprend que ni Wally, qu’elle semble avoir voulu faire accuser, ni elle, dont le comportement est après tout bien mystérieux, ne sont inculpés : c’est son ancien mari, Bert Pierce, qui s’accuse du crime. Mildred s’insurge, et décide de passer aux aveux – des aveux qui la ramènent loin en arrière.

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Les meilleurs films d’évasion

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Le Reptile, l’évasion selon Mankiewicz (avec Kirk Douglas) ©Swashbuckler Films

  Le motif de l’évasion apparaît très tôt dans l’histoire du cinéma : il faut remonter en 1904, lorsque Georges Méliès réalise Benvenuto Cellini ou Une curieuse évasion. Puis, dans les années 1910 et 1920, ce sont Charlie Chaplin et Laurel et Hardy qui posent les premières pierres de touche du genre : dans The Adventurer (Charlot s’évade) sorti en 1917, le vagabond vêtu d’un uniforme rayé est l’objet d’un chasse à l’homme burlesque, tandis que dans The Second Hundred Years (Les Forçats du pinceau) en 1927, Laurel et Hardy creusent un tunnel qui les mène directement dans le bureau du directeur de la prison. Rébellion contre l’ordre établi et retour à la liberté, l’évasion est traitée par le biais de l’humour et déjà associée à des éléments visuels marquants, à une narration simple et captivante, apte à traduire un rapport profond entre l’homme et son environnement. Avec les deux guerres mondiales, les films d’évasion se multiplient, puis les faits divers alimentent les scénarios. De René Clair à Mervyn LeRoy en passant par Raoul Walsh et Billy Wilder, nombreux sont les cinéastes qui s’inspirent de l’évasion, motif qui atteint un sommet esthétique à la fin des années 1950 en France, et connaît un large succès dans le cinéma américain des années 1960-70.

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Les épopées de Michael Curtiz et Errol Flynn: « Capitaine Blood » et « Les Aventures de Robin des bois »

Rétrospective Michael Curtiz

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Errol Flynn dans Les aventures de Robin des bois © Warner Bros 1938

Porter des collants verts moulants en conservant un semblant de dignité n’est pas donné à tout le monde. Errol Flynn atteint l’apogée de son succès lorsqu’il interprète le héros éponyme dans Les Aventures de Robin des bois en 1938. Sa carrière hollywoodienne n’avait pourtant démarré que quelques années plus tôt : en 1935 le jeune acteur australien joue un corps inerte dans The Case of the Curious Bride, réalisé par un certain Michael Curtiz. 

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