Coffee and Cigarettes

Rétrospective Cate Blanchett

© Bac Films

« Le café et les cigarettes, ça va bien ensemble ». Cette sage sentence prononcée avec conviction par Roberto Begnini dans le premier des onze courts-métrages qui constituent Coffee and Cigarettes propose un bon résumé de l’ensemble du film : une suite de rencontres entre deux ou trois personnages autour d’une table, de deux tasses de cafés (ou plus) et de quelques cigarettes. Le casting est alléchant ; ce sont pour la plupart les acteurs fétiches du réalisateur qui viennent se prêter au jeu consistant à incarner, en le réinventant plus ou moins, leur propre personnage. Et le cocktail de nicotine, de caféine, et d’autodérision moulinées à la sauce Jarmusch fait des merveilles.

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Carol

Rétrospective Cate Blanchett

Cate Blanchett dans « Carol » – © Wilson Webb – The Weinstein Company – 2015

Avec Carol, nommé six fois aux Oscars en 2016, le prodige Todd Haynes accouchait d’un mélodrame intime et poignant, une œuvre d’une rare sensibilité portée par deux actrices en état de grâce.

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I’m Not There

Rétrospective Cate Blanchett

Union Films - Review - I'm Not There.
« Cate Blanchett is Bob Dylan » © Diaphana Films

Les obstacles auxquels se heurte un biopic, genre ayant donné des résultats pour le moins inégaux dans l’histoire du cinéma, semblent souvent les mêmes. On pourrait les synthétiser en une formule, le « paradoxe du biopic » : comment dramatiser la vraie vie d’un individu, si passionnante soit-elle, de façon à en tirer une œuvre ayant un intérêt cinématographique qui aille au-delà du documentaire ? Mais si elle est dramatisée, est-ce encore sa vraie vie ? Et si ce n’est plus sa vraie vie, est-ce encore un biopic ?

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Blue Jasmine

Rétrospective Cate Blanchett

Cate Blanchett dans Blue Jasmine © Warner Bros. Pictures – 2013

Le souffle court, les traits tirés, le regard mouillé de nostalgie : Cate Blanchett excelle en Blue Jasmine, qui demeure encore à ce jour le dernier grand film de Woody Allen.

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La Porte de l’Enfer

Rétrospective Palme d’or

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©D.R.

« Les plus belles couleurs du monde ! » C’est ainsi que Jean Cocteau, président du jury à Cannes en 1954, manifesta son enthousiasme pour La Porte de l’Enfer, à qui il attribua la Palme d’or – alors appelée Grand Prix.

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L’Épouvantail

Rétrospective Palme d’or

Gene Hackman and Al Pacino in Jerry Schatzberg's SCARECROW (1973
Gene Hackman (Max) et Al Pacino (Lionel) © Warner Bros

Le nouvel Hollywood peut se définir comme la réponse américaine à la Nouvelle Vague française. Après une période de basse fréquentation des salles de cinéma dès la fin des années 50, les années 70 donnent à l’industrie un nouveau souffle en revendiquant une opposition au classicisme. Alors que des films comme Bonnie & Clyde (Arthur Penn, 1967), Le Lauréat (Mike Nichols, 1967) ou Easy Rider (Dennis Hopper, 1969) sont considérés comme les œuvres fondatrices de ce mouvement, ceux de Jerry Schatzberg se retrouvent régulièrement – et injustement – relégués au second plan. 

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La Chambre du fils

Rétrospective Palme d’or

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Giuseppe Sanfelice (Andrea) et Nanni Moretti (Giovanni) © Bac films

Giovanni est psychanalyste et père de famille. Il écoute ses patients lui confier leurs névroses avant de regagner son appartement dans lequel sa femme, son fils et sa fille l’attendent. Ses journées sont réglées selon une routine précise et indispensable. Lorsqu’un événement tragique vient la troubler, sa vie bascule irréversiblement.

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La Dolce Vita

Rétrospective Palme d’or

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Marcello Mastroianni (Marcello Rubini), Anita Ekberg (Sylvia) © Consortium Pathé

Les années soixante marquent le renouveau artistique du cinéma italien, son essor économique et son rayonnement international. Alors qu’une nouvelle génération de cinéastes se dessine, cette ère moderne est pourtant incarnée par des auteurs plus âgés. Parmi eux : Federico Fellini. En 1960, le réalisateur remporte la Palme d’or avec La Dolce Vita.

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Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures

Rétrospective Palme d’Or

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©Pyramide Distribution

Le mot est sans doute trop souvent utilisé, mais les films d’Apichatpong Weerasethakul sont bien de ceux dont on peut dire qu’ils sont des « expériences ». Le réalisateur lui-même déclare qu’il est normal non seulement de ne pas les comprendre, mais même de s’endormir devant ! Et il faut dire que l’expérience en question peut s’avérer déroutante pour le spectateur ou la spectatrice non avertie. Un rythme lent, un fil conducteur en apparence ténu, marqué par des ruptures régulières dans la narration, des cadres souvent fixes et tenus dans la durée, un jeu d’acteur bien particulier…

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Apocalypse Now

Rétrospective Palme d’or

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Martin Sheen (Capitaine Willard) © United Artists, Gaumont Buena Vista International

Le 20 mars 1976 débute le tournage d’Apocalypse Now. Initialement prévu pour durer quatre mois, il s’étendra sur plus d’un an. En 1979, le film de Francis Ford Coppola n’est pas encore prêt et sera projeté au festival de Cannes avec la mention « work in progress ». 

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