Les meilleurs biopics musicaux

Le groupe Kino dans Leto de Kirill Serebrennikov. © Hype Film Kinovista 2018

Très en vogue depuis une quinzaine d’années, le film biographique – abrégé biopic en anglais – est un genre protéiforme en ce qu’il n’a pas de caractéristiques clairement définies, hormis l’évocation biographique d’un personnage réel. Rarement passionnant et souvent ronflant, il lui arrive parfois d’être surprenant, d’offrir certaines réussites, voire même de toucher au chef-d’œuvre. Alors qu’Elvis sort le 22 juin prochain, voici notre sélection de biopics musicaux.

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La réalité de l’image selon Cronenberg : Vidéodrome et eXistenZ

Rétrospective David Cronenberg / Analyse

Max Renn (James Woods), captivé par l’image de Nicki Brand (Debbie Harry) sur Vidéodrome © S.N. Prodis

S’il est bien sûr reconnu comme l’éminent cinéaste du corps et de ce qui y grouille à l’intérieur, s’il est l’initiateur de ce que les commentateurs ont nommé le « body horror », ce sous genre de l’horreur qui se saisit du corps comme principal objet filmique, soumis à des transformations et de multiples transgressions, Cronenberg s’est toujours et tout autant penché sur les qualités de l’esprit, de la psyché et de l’impalpable. En témoigne l’empreinte de la psychanalyse sur ses récits, au point d’apparaître au grand jour comme jamais auparavant dans A Dangerous Method (2011), qui relate les balbutiements de cette science au début du XXème siècle. Ses films bâtissent également des univers mentaux gouvernés par une logique du fantasme, comme dans Le Festin nu (1991) où, fidèle à l’imaginaire chaotique et foisonnant de Burroughs, la réalité de Bill Lee se dissout dans un flux d’hallucinations provoqué par l’inoculation d’une poudre anti cafards. Un schéma narratif similaire se retrouve dans Vidéodrome (1983) et eXistenZ (1999), bien que l’objet causal de l’égarement psychique et perceptif des personnages y soit d’une toute autre nature.

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Les meilleurs films sur le cinéma

Jacques Perrin dans Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore © TF1 films production

En tant qu’art récent parmi tant d’autres, le cinéma a vite eu besoin de s’inventer des origines, de réécrire son histoire. À travers les genres et les époques, la question du cinéma intrigue les réalisateurs, fascine les scénaristes et inspire les acteurs. Qu’on y vante sa magie ou dénonce ses dangers, c’est bien au cinéma qu’on parle le plus de…cinéma ! Voici notre sélection de dix films qui s’interrogent sur l’art et l’industrie dont ils sont issus.

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Dark Water

Rétrospective J-Horror

© The Jokers / Les Bookmakers

Bientôt vingt ans que Dark Water est sorti en salle, bien qu’il soit empreint de l’esthétique si particulière des films d’horreur des années 2000, le long-métrage d’Hideo Nakata n’a que peu perdu de sa fraîcheur.

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Audition

Rétrospective J-Horror

© The Jokers / Les Bookmakers

Un producteur de cinéma veuf organise de fausses auditions pour trouver une nouvelle compagne. Le synopsis d’Audition ressemblerait à première vue plus à celui d’une comédie que d’un film d’horreur. C’est bien ce rapport extrême aux contrastes de ton qui frappe dans le film de Takashi Miike. Le cinéaste transforme sans concession l’humour en épouvante et bâtit un film en miroirs.

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Ring

Rétrospective J-Horror

© The Jokers / Les Bookmakers

Troisième film du réalisateur Hideo Nakata, Ring n’est ni son premier ni son dernier film d’horreur. Suivant la trajectoire lancée par Curse, Death and Spirit (1992) et Le spectre de l’actrice (1996), qui influença grandement les choix créatifs du réalisateur pour Ring, son premier grand film d’horreur ressort aujourd’hui, faisant découvrir à une nouvelle génération l’immense talent d’Hideo Nakata.

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Les meilleurs films de 2021

Il est toujours plus prudent d’attendre le dernier jour de l’année pour être certain de son classement des meilleurs films sortis ces douze derniers mois. Toute fin décembre, de nouvelles œuvres peuvent encore nous saisir et se loger quelque part où nous savons qu’elles resteront – ce qui n’a pas manqué avec Tromperie, réalisé par Arnaud Desplechin, en salles depuis avant-hier. Voici nos films préférés de cette année 2021 presque normale, riche en grands films du monde entier.

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Titane

Au cinéma le 14 juillet 2021

Agathe Rousselle. ©Carole Bethuel

Palme d’or inattendue de la 74e édition du festival de Cannes, Titane de Julia Ducournau est sorti en salle avant qu’il ne soit adoubé par le jury présidé par Spike Lee. Long-métrage audacieux par son ambition plastique, il se limite toutefois à la stylisation de sa carrosserie.

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Black Book

Rétrospective Paul Verhoeven

Carice van Houten, Sebastian Koch. © Pathé Distribution

On avait fini par l’oublier. Celui qui avait signé RoboCop et Total Recall n’était pas américain mais néerlandais. Cela nous est revenu quand l’éternel franc-tireur, plus vraiment en odeur de sainteté à Hollywood qui avait pourtant fait sa gloire, a décidé de revenir dans son pays natal. Un retour plus ou moins forcé mais qui témoigne aussi de sa volonté farouche de rester libre, envers et contre tous. La preuve, en ironie : pour fêter ses retrouvailles avec les Pays-Bas, il signe en 2006 ce film qui raconte une page très sombre et honteuse de l’histoire du pays, à savoir les années d’Occupation. Gonflé, le type. Paul Verhoeven n’a décidément pas froid aux yeux. Il ne s’arrête pas devant l’obstacle, il peut foncer et changer de vie, pourvu que la nouvelle en vaille la peine. C’est un peu la morale de Rachel Stein (Carice van Houten), formidable héroïne, à la fois Mata Hari, justicière et femme fatale.

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La Chair et le Sang

Rétrospective Paul Verhoeven

Jennifer Jason Leigh et Rutger Hauer. ©D. R.

Mal connu et peu commenté, La Chair et le Sang est un pivot dans l’œuvre de Paul Verhoeven. Les Pays-Bas, où il a réalisé ses premiers films, ne lui permettaient plus de satisfaire ses ambitions de metteur en scène, contrairement aux Etats-Unis qui s’apprêtaient à l’accueillir. Ce film malade du milieu des années 1980 est une transition entre ces deux moments : il vise l’ampleur d’une grande fresque historique située en Europe, issu d’une production américaine, réalisé avec une équipe technique internationale et tourné en Espagne, tandis que sa distribution fait le pont entre les deux continents (Jennifer Jason Leigh et Rutger Hauer sont les protagonistes).

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