RoboCop

Rétrospective Paul Verhoeven

Miguel Ferrer et Peter Weller dans « RoboCop » – © Metro-Goldwyn-Mayer – 1987

Si Die Hard, sorti en 1988, est à voir comme les funérailles du héros reaganien, RoboCop, sorti un an avant, fut rétroactivement l’un des premiers clous de son cercueil. Le deuxième film américain de Paul Verhoeven porte déjà la marque d’un regard puissant et aiguisé, celui d’un auteur qui parvient à mêler divertissement hollywoodien et critique de la société capitaliste.

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Total Recall

Rétrospective Paul Verhoeven

Total Recall
Douglas (Arnold Schwarzenegger) et Lori Quaid (Sharon Stone). L’interprétation aussi trouble qu’intense de cette dernière lui vaudra de jouer de nouveau pour Verhoeven dans Basic Instinct © Columbia TriStar Films

Sorti en 1990, Total Recall est la deuxième adaptation cinématographique de Philip K. Dick à voir le jour – après Blade Runner en 1982. Mais le scénario, signé Ronald Shusett, Dan O’Bannon et Gary Goldman, s’éloigne de la nouvelle Souvenirs à vendre sur laquelle il se base pour fournir à Paul Verhoeven un matériau particulièrement adapté à ses propres préoccupations. Avec RoboCop en 1987, le néerlandais a pu faire ses preuves aux commandes d’un film de science-fiction hollywoodien à gros budget, ce qui lui permet d’être choisi par Arnold Schwarzenegger pour réaliser le film. Total Recall formera dans son œuvre le deuxième moment d’une trilogie clôturée par Starship Troopers en 1997. Trois histoires tout à fait distinctes mais aux nombreuses thématiques communes, véritables pamphlets dans lesquels les mondes futuristes dépeints sont autant de reflets déformés de notre propre réalité.

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Showgirls

Rétrospective Paul Verhoeven

Gina Gershon et Elizabeth Berkley dans « Showgirls » de Paul Verhoeven – © Pathé Production

En 1996, les disgracieux Razzie Awards « sacraient » le Hollandais Paul Verhoeven comme Pire Réalisateur pour son film Showgirls, alors échec public et désastre critique. Contre toute attente, le récipiendaire vint en personne récupérer son prix, sourire aux lèvres. Cela en dit long sur le formidable recul d’un électron libre qui aura sciemment parasité le monde formaté d’Hollywood. Aujourd’hui réhabilité, le film s’avère un point culminant dans sa carrière.

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Les meilleurs films de Pedro Almodóvar

La Voix humaine, le nouveau (court) métrage du cinéaste. © Iglesias Mas

Il vient de partager son court-métrage La Voix humaine, réalisé entre deux confinements, et commence cette semaine le tournage de son prochain film, Mères parallèles, dans lequel Penélope Cruz le retrouvera pour la huitième fois. Depuis plus de 40 ans, Pedro Almodóvar construit une œuvre dramatique personnelle et stylisée de manière unique, qui raconte autant les mutations de son Espagne natale qu’il adopte une liberté de ton et de représentation inouïes. Retour sur dix grands films du maître.

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Les meilleurs films sur la télévision

Nicole Kidman dans Prête à tout de Gus van Sant. ©Elephant Classic Films

La télévision, pire ennemie du cinéma ? Quand elle inonde les foyers dans les années 1950, c’est en tout cas ce qui se dessine… Mais cette rivalité n’a pas fini d’être alimentée à l’heure où les salles sont fermées, et que la télévision occupe de plus en plus de place dans nos quotidiens. Pour se moquer de sa vacuité, comprendre ses conséquences et ses effets (souvent) pervers, le cinéma a cependant régulièrement imaginé des scénarios en la prenant pour cible, ainsi que tout le système de valeurs qu’elle suppose. Passage en revue de dix grands films consacrés au petit écran.

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Top culture 2020

Cette année n’a ressemblé à aucune autre pour le cinéma. En dépit des circonstances exceptionnelles que tout le monde connaît, et qui ont mené pour la première fois de l’histoire à la fermeture de toutes les salles durant plusieurs mois, nous n’avons pas voulu déroger à l’habituel bilan de fin d’année : mettre en avant les films que nous avons aimé sera toujours un objectif. Moins de films sont sortis, moins de grandes œuvres attendues aussi (si les festivals Berlin et de Venise se sont tenus, l’absence d’une vraie sélection cannoise s’est ressentie), d’où notre choix de resserrer nos tops en cinq titres et non dix. Pour les agrémenter, cependant, nous avons souhaité prendre un peu d’avance : chaque rédacteur a pu citer un film qu’il a vu cette année, dont la sortie était prévue mais qui a été finalement décalée en 2021. Pour donner envie dès maintenant de les découvrir lorsque les salles, enfin, rouvriront.

NOS FILMS PRÉFÉRÉS DE L’ANNÉE

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Indiana Jones et la dernière croisade

Rétrospective Sean Connery

Sean Connery (Henry Jones) et Harrison Ford (Indiana Jones) © United International Pictures

En 1988, Sean Connery reçoit l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans Les Incorruptibles de Brian de Palma. Cette récompense renouvèle l’ambition et la détermination de l’acteur écossais qui croule plus que jamais sous les propositions. Mais une semble sortir du lot…

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La Colline des hommes perdus

Rétrospective Sean Connery

Sean Connery dans La Colline des hommes perdus ©D. R.

Dans les années 1960, Sean Connery n’était pas uniquement James Bond. Entre deux incarnations du célèbre agent secret, il se vit offrir par Alfred Hitchcock le premier rôle de Pas de printemps pour Marnie (1964), et il débuta sa fructueuse alliance avec Sidney Lumet (cinq films en tout). Dans La Colline des hommes perdus, leur première collaboration, il incarne un militaire condamné au terrible quotidien d’un camp de discipline pour soldats, situé dans le désert libyen pendant la Seconde guerre mondiale.

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Goldfinger

Rétrospective Sean Connery

Sean Connery et Shirley Eaton dans « Goldfinger » – © Metro-Goldwyn-Mayer Studios, inc.

Si James Bond 007 contre Dr. No a esquissé les bases de l’univers bondien et Bons Baisers de Russie confirmé le savoir-faire d’EON Productions, c’est bel et bien Goldfinger qui acheva le mythe de l’espion britannique et entérina pour de bon sa mythologie. Retour sur le meilleur opus de l’ère Sean Connery.

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Le Dossier Anderson

Rétrospective Sean Connery

Sean Connery au cœur du Dossier Anderson © D. R.

Dix ans de prison n’ont pas fait passer à « Duke » Anderson l’envie de faire sauter des portes de coffres-forts. À peine a-t-il purgé sa peine que celui-ci met sur pied un nouveau coup : braquer un immeuble de luxe entier et ses riches locataires. Ce qu’il ne sait pas, c’est que la quasi-totalité de ses faits et gestes sont enregistrés.

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