Le Garçon Nuage

La Scala Paris

© Kevin Hermen

Le seul en scène est devenu en quelques années la forme théâtrale de référence : face aux coupes budgétaires que subie incessamment la culture, il s’avère particulièrement économe.  Mais, trop souvent, le seul en scène se voit associé à l’exercice du stand-up, qui n’est pourtant qu’une unique catégorie parmi celles qui le composent. Ethan Oliel choisit d’aller à l’encontre de ce registre pour redonner au seul en scène toute sa verve théâtrale.

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Rencontre avec Bruno Dumont

© Les Films du Losange

Vous avez souvent filmé des enfants dans des rôles importants, et pas seulement comme faire-valoir des adultes. Ils sont ici les protagonistes des Roches Rouges, qu’est-ce qui vous intéresse dans la figure de l’enfant ?

Ils ont quelques de très original, au sens premier du terme : ils sont la mémoire du commencement de tout. Ça m’intéresse de les filmer pour retrouver quelque chose qui est vrai. C’est un peu comme un paysage, je ne leur demande pas de composer une idée que j’aurais – d’ailleurs, je n’ai pas d’idée – ce que je veux c’est capter un aspect tout à fait essentiel pour le cinéma. Une forme de vitalité qu’on appelle enfance. Cette vitalité, je ne peux pas l’inventer, et j’en avais besoin pour ce film là. Les enfants de 4-5 ans n’ont pas de filtre, ils ne se posent pas de question, ils sont très vivants. Je ne voulais surtout pas les transformer mais les filmer comme ils étaient.

Vous exploitez souvent le registre de l’absurde, avez-vous l’impression que c’est une tonalité qu’on retrouve presque naturellement chez les enfants ?

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Othello

Festival La Rochelle Cinéma 2026

© Théâtre du Temple

Anthony John brille sur les scènes de Broadway. Dernièrement, il n’accepte plus que les rôles comiques, conscient de la façon dont jouer la tragédie pourrait affecter sa vie privée. Mais lorsque son agent lui propose d’interpréter Othello, Anthony ne peut refuser…

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Backrooms

Actuellement au cinéma

© Metropolitan FilmExport

On le sait, saison estivale et cinéma d’horreur ont toujours fait bon ménage. Mais cette année aura vu naître un curieux phénomène : sortis à quelques semaines d’écart, Obsession et Backrooms cumulent près de 700 millions au box-office mondial. Réalisés respectivement par Curry Barker (27 ans) et Kane Parsons (21 ans), les deux films renouvellent brillamment le genre horrifique. Pourquoi et, surtout, comment ?

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Obsession

Actuellement au cinéma

© Le Pacte / FOCUS FEATURES LLC

Dans Obsession, Curry Barker (27 ans) s’empare d’un sujet qui agite sa génération et celles d’après : les relations toxiques. Bear est fou amoureux de Nikki mais n’ose lui avouer. Lorsque, dans un magasin un peu ésotérique, il met la main sur un objet capable d’exaucer son vœu le plus cher, il souhaite que Nikki l’aime plus que tout au monde…

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Rencontre avec Bruno Santamaría Razo

© Kiryl Synkou

Lorsque le film débute, on a l’impression d’être face à une fiction. Ce n’est que plus tard qu’on découvre une deuxième partie documentaire. Pourquoi avoir voulu mêler ces deux genres ?

Le projet a débuté pendant la pandémie en 2020. J’étais enfermé chez moi, et j’avais soudainement très peur de mourir. Ça m’a renvoyé à ce diagnostique de séropositivité de mon père, quand j’étais enfant. Au départ, j’ai construit le film comme un documentaire : j’ai interviewé et filmé mes parents, ma famille. Mais cette démarche n’a apporté que plus de confusion : je n’avais pas réellement les réponses à mes questions, et je n’arrivais pas à faire exister mes souvenirs au sein des leurs. Il a donc fallu dépasser la réalité ; la fiction est apparu comme un moyen de combler les trous. Avec cet espace frictionnel, je pouvais mettre en scène mes souvenirs, les lier aux réponses de mes parents et ainsi tisser des ponts entre les deux.

Les scènes de fiction ne servent pas seulement d’illustration aux passages documentaire, on sent une réelle liberté dans leur mise en scène...

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Hope

Actuellement au cinéma

© Universal Pictures France

La première partie de Hope est assez sidérante. Dans un cadre de blockbuster, Na Hong-jin travaille un registre quasi-burlesque. Son protagoniste est complètement dépassée par une situation hors du commun et, plus le cinéaste en donne, plus le spectateur en demande. Hope est une ode au grotesque.

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Notre Salut

Actuellement au cinéma

© Condor Distribution

Après Rien à foutre, Emmanuel Marre reprend une esthétique et un style de dialogue similaires, mais les applique plus méthodiquement à un sujet aux enjeux immenses.

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Fatherland

Festival de Cannes 2026

© Agata Grzybowska

Est-ce que Pawel Pawlikowski sait cadrer ? Oui. Est-ce que ça suffit ? Non.

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La Gradiva

Actuellement au cinéma

© Tandem

Gradiva c’est le nom d’une nouvelle de Wilhelm Jensen, parue en 1903. Son titre désigne « celle qui marche ». L’auteur y raconte l’histoire d’une femme illustrée sur un bas relief présenté dans un musée et dont un archéologue allemand effectuera un moulage afin de le conserver dans son bureau. Faisant d’étranges rêves depuis l’acquisition de la figure féminine, l’archéologue se voit à Pompei au moment de l’éruption du Vésuve. Dans son songe, il aperçoit Gradiva mais ne parvient pas à l’alerter du danger.

L’ouvrage de Jensen s’inscrit dans la postérité notamment par le biais de Freud, qui en publia une étude : « Le délire et les rêves dans La Gradiva de W. Jensen ». Dans cet essai, Freud démontre l’importance des rêves dans la psychanalyse. 

On retrouve dans le film de Marine Atlan de nombreux éléments qui font écho à cette matière – tant littéraire que psychanalytique – originelle. 

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