Le Roi Lion

Actuellement au cinéma

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© Disney

La série d’adaptations Disney lancée par Le livre de la Jungle en 2016 qui s’était poursuivie avec La belle et la bête, Aladdin et prochainement Mulan représente une partie importante des événements cinématographiques de 2019. Véritable monument de l’industrie du dessin animé et grand favori des amateurs Disney, Le Roi Lion n’y aura pas échappé.

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Rencontre avec : Charles Berling

Acteur et metteur en scène

Charles-Berling©Ben-DauchezCharlette-Studio
© MPO 2018

Quelle a été votre première rencontre avec le théâtre et quand avez vous su que vous deviendriez comédien ? 

Je ne voulais pas devenir comédien, je jouais donc j’ai continué. Je faisais tout le temps le clown donc ça me paraissait naturel mais je n’ai jamais pensé que je voulais en faire un métier. C’était de l’exhibition pour faire rire les gens. Puis j’ai commencé à lire et à me dire qu’il y avait des choses plus intéressantes que juste faire l’imbécile. J’ai de la chance que ça me soit venu par esprit de contradiction : ma mère était professeur d’anglais et mon père médecin dans la marine. Avec mon frère ainé nous avions besoin de nous affirmer donc nous nous sommes tournés vers des gens qui avaient des valeurs radicalement différentes de celles de nos parents. Pour moi la chose significative qui s’est passée à ce moment là c’est qu’on se rebellait contre nos parents mais on discutait, donc finalement on les a changé. Mes parents étaient de belles personnes, avec leurs contradictions, leur violence et leur histoire mais ils étaient curieux.

Votre envie de mise en scène est venue en même temps que celle du jeu ?

Oui, quand j’avais quatorze ans je faisais des films super 8 en mettant en scène les gens que j’avais autour de moi. J’écrivais des pièces, je les mettais en scène, je les jouais et je les produisais. J’ai toujours été comme ça et ça continue. C’est venu très tôt à cause de cette instabilité, cette souffrance intérieure et difficulté à exister qui fait que l’on a pas le choix. Cela va de pair avec l’envie d’art dramatique ou d’art tout simplement. On se tourne vers des choses qui semblent vous donner, non pas des solutions forcément, mais des espaces, des activités où vos questions sont possibles. Moi ça m’a permis de vivre.

Vous êtes ensuite parti de Toulon car le théâtre n’était pas spécialement bien vu là-bas ? 

Oui, disons que j’avais dix-huit ans, donc c’était aussi pour partir le plus loin possible de Toulon, de mes parents, de ma famille; Bruxelles c’était bien. Mais j’ai toujours eu l’idée, l’obsession que le théâtre était abordable par tout le monde. J’ai toujours le sentiment que des gens qui, à priori, pensent ne pas être intéressés peuvent finalement l’être.

Vous êtes aussi directeur du théâtre le Liberté à Toulon, comment rend on cet art plus attractif ? 

Tout l’exercice de la direction du théâtre est d’essayer de comprendre quelles sont les populations qui sont effrayées par le théâtre, qui n’en ressentent pas l’utilité ou qui ne mesurent pas que ça peut être un instrument de liberté pour eux. On a donc réfléchi à comment faire pour que cela devienne leur endroit. Je ne crois pas qu’on donne quelque chose à quelqu’un s’il n’y participe pas, c’est un peu comme l’amour, on ne fait pas l’amour tout seul. On s’intéresse d’abord beaucoup aux jeunes, on essaye de faire beaucoup de choses dans plusieurs disciplines pour que ça ne soit pas considéré seulement comme un exercice de théâtre pur mais une constellation de langages. Il faut que les gens pensent avec ce qu’ils sont, avec ce qu’ils ont comme culture, ils peuvent y participer. Pour moi la notion d’univers n’est pas vaine et ces institutions ne sont pas là pour cibler des spectateurs mais pour être universelles, pour construire quelque chose avec le plus de monde possible.

Vous avez toujours considéré le cinema et le théâtre de la même manière ? 

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Rocketman

Hors-compétition – Festival de Cannes 2019

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Taron Egerton (Elton John) © Paramount Pictures

C’est sous la forme d’une comédie musicale fantaisiste que le biopic d’Elton John a vu le jour. Le chanteur/compositeur, lui-même producteur du film, choisit de représenter sa vie entremêlant sa réalité et ses rêves. Ainsi, chaque chanson est replacée dans un certain contexte du parcours personnel d’Elton John ou de son parolier Bernie Taupin et se voit ré appropriée par les différents personnages présents autour d’eux à ce moment. Cette inclusion des chansons dans l’intrigue et leur amorce dans le déroulement du film promettaient plus d’originalité qu’un biopic classique.

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Électre / Oreste

Actuellement à la Comédie-Française

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Suliane Brahim (Électre) et Christophe Montenez (Oreste) © Jan Versweyveld

L’adaptation des Damnés de Visconti en 2016 marquait la première collaboration d’Ivo Van Hove avec la troupe de la Comédie-Française. Le metteur en scène Belge réinvestit cette année Richelieu avec Électre / Oreste, transformant la plus belle salle de la maison en un coin boueux et condamné du village d’Argos, en Grèce. 

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The dead don’t die

Compétition – Festival de Cannes 2019

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Tilda Swinton (Zelda Winston) © Universal

La fin du monde vue par Jim Jarmusch ça donne quoi ? Des acteurs se plaignant de ne pas avoir lu le script en entier, des zombies amateurs de chardonnay, un fermier raciste et un ermite voleur de poulets.

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Extremely wicked, shockingly evil and vile

Actuellement sur Netflix

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Zac Efron (Ted Bundy) © Netflix

Ted Bundy a commis plus de trente crimes à travers les Etats-Unis entre 1974 et 1978. Son procès en 1979 est le premier à être couvert par la presse à une échelle aussi importante et à être retransmis à la télévision aux Etats-Unis : Déjà les médias se fascinent pour ce joli garçon, bien éduqué et beau parleur, accusé de crimes horrifiques. Des années plus tard, le tueur intrigue toujours autant, preuve en est sa popularité dans le monde cinématographique et télévisé. Alors que son apparition dans la deuxième saison de Mindhunter de David Fincher est très attendue, le réalisateur Joe Berlinger s’est déjà emparé du sujet pour son documentaire Conversation with a killer : the Ted Bundy tapes, composé de quatre épisodes pour Netflix. Alors que cette série mettait en scène de réels enregistrements audios, interviews et images d’archives du meurtrier et de son parcours, le nouveau film du même réalisateur choisit une approche plus romanesque du sujet.

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Le voyage de G. Mastorna

Actuellement à la Comédie-Française

LE VOYAGE DE G. MASTORNA -
Alain Lenglet, Jérémy Lopez, Serge Bagdassarian, George Scalliet et Laurent Lafitte (© Vincent Pontet

« Fefe » c’est le surnom qu’adopte la troupe de la Comédie-Française pour se référer à Federico Fellini dans l’adaptation théâtrale du Voyage de G. Mastorna. Scénario écrit par le cinéaste en 1965 qui ne verra jamais le jour et dont il ne reste que quelques essais, images et synopsis.

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