Dune

Actuellement au cinéma

Timothée Chalamet, l’enfant prodige ©  Warner Bros.

Peu nombreux sont les scénarios qui résistent à l’ambition esthétique de Denis Villeneuve. Dune promettait pourtant un savoureux mélange : le roman culte de Frank Herbert, adapté par l’un des réalisateurs contemporains les plus doués.

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Passion simple

Actuellement au cinéma

Serguei Polounine (Alexandre) et Laétitia Dosch (Hélène) © Pyramide Distribution

L’adaptation du roman d’Annie Ernaux par Danielle Arbid raconte une aventure entre une mère divorcée et un jeune homme russe marié. 

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Messe basse

Au cinéma le 4 août 2021

Alice Isaaz et Jacqueline Bisset © Capricci

Une jeune étudiante (Alice Isaaz) loue une chambre dans une grande maison appartenant à une femme plus âgée (Jacqueline Bisset). Cette dernière lui raconte son histoire d’amour avec son feu mari, dont la présence est encore palpable. 

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Rencontre avec : Yoann Gasiorowski

© Patrick Fouque

Yoann Gasiorowski est entré à la Comédie-Française en 2018. Acteur et musicien, il apparaît cette saison dans pas moins de trois spectacles musicaux : Music-Hall, Mais quelle Comédie ! et Le Bourgeois Gentilhomme.

As-tu commencé par une formation musicale ou théâtrale ? 

J’ai commencé par une formation musicale. Je faisais du solfège et de la batterie dans un conservatoire de région. Et puis à un moment donné, j’ai du choisir entre plusieurs activités périscolaires et j’ai choisi le théâtre. Je me souviens très bien du jour où j’ai annoncé à mon professeur au conservatoire que j’arrêtais le solfège car je voulais faire du théâtre. J’ai continué à faire de la batterie chez moi, ce qui m’a permis de me perfectionner. C’est d’ailleurs assez singulier car, généralement, c’est plutôt un instrument qui se travaille en groupe. Mais au fur et à mesure, le théâtre a pris plus de place. Je crois que dès lors que j’ai été pris au conservatoire de ma région, dans une formation théâtrale de deux ans, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête les cours à l’université pour me consacrer au théâtre. C’était deux années formidables. On rencontrait des intervenants excellents : Richard Sammut, Anne Théron, Cyril Teste… Je ne voulais pas que ça se termine après seulement deux ans, donc je me suis demandé comment faire pour que ça continue. Ce n’était pas vraiment dans l’idée d’en faire un métier mais simplement pour que ces rencontres ne s’arrêtent pas.

Dans Mais quelle Comédie ! tu lis au public une lettre que tu as écrite plus jeune à l’administrateur pour lui demander d’intégrer la Troupe de la Comédie-Française. Est-ce une histoire véridique ?

Oui, c’était une lettre assez audacieuse ! Après Saint-Étienne, j’ai été comédien au théâtre de Dijon où il y avait cet esprit de troupe, que je retrouvais. Car, avant de commencer la musique, ma mère, actrice, m’emmenait souvent voir sa troupe, dans notre village. J’y allais enfant et je voyais un groupe d’adultes qui se retrouvait tous les ans pour jouer. Déjà, ma pensée du théâtre était façonnée par l’idée de troupe. À Dijon, j’ai retrouvé cette sensation d’appartenir à un lieu dans lequel je venais faire un relai. Et j’ai alors écrit une lettre à la Comédie-Française. Je savais très bien que cette lettre était une goutte d’eau dans un océan mais j’ai voulu tenter. Leur faire entendre ce que je vivais, ce que je ressentais. C’est Serge Bagdassarian et Marina Hands (les metteurs en scène de Mais quelle Comédie !, NDLR) qui m’ont convaincu que lire cette lettre allait réellement dans le sens du spectacle.

Ce n’est pas trop surréaliste de relire une telle lettre sur la scène de la salle Richelieu, devant un public, maintenant que tu fais partie de la Troupe ? 

Si, c’est très intimidant car c’est extrêmement intime. Ce sont des sensations que tu n’as pas forcément envie de partager avec neuf cent personnes d’un coup. En répétition, je ne me posais pas trop la question, je ne me projetais pas. Mais la première fois que je l’ai lue devant des gens, j’étais effectivement assez bouleversé. Parce que je ne pouvais pas parler plus de moi qu’en lisant cette lettre. Elle a vraiment été déterminante dans ma vie.

Cela a donc toujours été la visée du spectacle, raconter intimement chaque comédien et son rapport à la Troupe ? 

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Mais quelle Comédie !

Comédie-Française

Serge Bagdassarian © Vincent Pontet

Mais quelle Comédie ! est un spectacle né grâce à la web-télé de la Comédie-Française : durant les confinements, la Troupe, à travers des épisodes Youtube, propose à son public des lectures, des saynètes. Mais surtout, des moments d’échange. Les comédiens, isolés, se racontent individuellement et collectivement. La web TV traduisait ce besoin de se sentir troupe, même virtuellement. Mais quelle Comédie ! répond toujours à ces désirs mais les transpose sur scène, devant un public affamé de théâtre.

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Désigné coupable

Au cinéma le 14 juillet 2021

Tahar Rahim (Mohamedou Ould Slahi). © Metropolitan Film Export

Après les événements du 11 septembre, le gouvernement américain cherche à désigner des fautifs. À tout prix. Mohamedou Ould Slahi (Tahar Rahim) devient alors le bouc émissaire de cette tragédie. Sans preuve, inculpation, procès ou jugement, il est retenu à Guantanamo. 

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Shiva Baby

Sur Mubi le 11 juin 2021

Rachel Sennott (Danielle) ©  Mubi

La jeune Danielle se rend à une Shiva, un rituel juif après la mort d’un proche. Elle y retrouve sa famille proche et éloignée mais aussi plus surprenamment un de ses amants accompagné de sa femme et de leur enfant. 

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Rencontre avec : Pierre Deladonchamps

Pierre Deladonchamps. © REUTERS/Stéphane Mahé

À l’occasion de la sortie de Vaurien de Peter Dourountzis, le comédien Pierre Deladonchamps, révélé par L’Inconnu du lac en 2013, nous a reçu pour évoquer ses débuts et sa méthode de travail. Rencontre.

Vous avez fait une école de commerce avant d’entrer au cours Florent. Pourquoi ?

J’ai commencé le théâtre au lycée parce que ma copine de l’époque me proposait d’en faire. C’était un monde complètement inconnu. J’ai eu un coup de foudre pour la scène. Et j’ai continué à en faire, mais sans jamais envisager que ça puisse devenir mon métier. Puis, un copain de mon école de théâtre me dit qu’il passe le concours du cours Florent à Paris, et me demande d’être sa réplique. On part en bagnole jusqu’à Paris. « Monter à la capitale », comme on dit, nous, les Lorrains. J’ai passé l’audition avec lui et ils m’ont demandé si je voulais me présenter aussi. Finalement, nous avons été pris tous les deux.

À quel moment vous dites-vous que vous aimeriez en faire un métier ?

J’ai réalisé que le cinéma était magnifique parce qu’il y a une forme d’égalité des chances. Il faut réunir plein de hasards : la bonne personne, le bon moment, le destin, la chance, le talent. Mais tout le monde peut y arriver. Évidemment, j’ai eu beaucoup de chance parce que L’Inconnu du lac (Alain Guiraudie, 2013) a tout changé.

Comment êtes-vous arrivé sur ce projet ?

Je venais de quitter Paris parce que justement, ça ne marchait pas pour moi. C’était trop dur, trop stressant. J’attendais sans cesse que le téléphone sonne. J’ai donc arrêté pendant un an puis on m’a appelé pour un casting un peu particulier, parce que radical. Il y avait beaucoup de scènes de nu et donc possiblement beaucoup d’acteurs qui refuseraient de le faire. C’était ma chance.

Gardez-vous un bon souvenir du tournage ? Ce film est un peu un baptême du feu pour un jeune acteur.

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Vaurien

Au cinéma le 9 juin 2021

Djé (Pierre Deladonchamps) © Rezo Films

Djé (Pierre Deladonchamps) est un voyou. Sa gueule d’ange ne laisse nullement deviner les crimes atroces dont il est l’auteur. Son parcours au sortir de prison est loin d’un récit d’apprentissage. L’homme agresse, viole, vol. Pour le plaisir.

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Playlist

Au cinéma le 2 juin 2021

Laetitia Dosch (Julia) et Sara Forestier (Sophie) © atelier de production / KMBO

Sophie approche de la trentaine et a la désagréable sensation de n’avoir encore rien accompli. Rêvant de devenir dessinatrice, elle est chargée marketing dans une maison d’édition. Espérant le grand amour, elle enchaîne les aventures insipides.

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