Rencontre avec : Mads Mikkelsen

Acteur

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« Tous les ans, dès qu’il y a de la neige dans les grandes villes, c’est la panique ! ». Lors de son passage à Paris pour faire la promotion de son nouveau film, Arctic de Joe Penna, Mads Mikkelsen s’est coordonné avec la météo. Dans ce survival présenté en séance de minuit au dernier Festival de Cannes, en salle dès aujourd’hui, il interprète un homme qui se bat contre les éléments au beau milieu du Pôle Nord. Nous l’avons rencontré, au chaud, pour parler de ce long-métrage, mais aussi de Netflix, de scénario, de Nicolas Winding Refn ou encore de son futur projet avec Thomas Vinterberg…

Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer dans Arctic, sachant ce qui vous attendrait sur le tournage ?

J’ai trouvé l’histoire très belle, pure et déchirante. Elle interroge la capacité que l’on a à conserver notre humanité dans une telle épreuve. J’ai beaucoup aimé l’écriture radicale de mon personnage, car on ne sait rien de son passé, il n’y a aucun flashback et il n’est pas non plus question d’histoire d’amour. Nous ne sommes pas tombés dans ces écueils. J’ai donc accepté, et quand j’ai posé le pied en Islande pour le tournage, je me suis dit « d’accord, je vais vivre un vrai survival ! ».

Dans Arctic, votre personnage vit une expérience solitaire, il ne parle presque pas. Est-ce quelque chose avec laquelle vous êtes à l’aise ? Aviez-vous un modèle particulier en tête ?

Oui, je suis à l’aise avec les scènes non verbales. Si une scène dans laquelle mon personnage est seul en train de pêcher avait été précédée par un éventuel dialogue avec sa femme ou sa mère, je ne l’aurai pas jouée de manière si différente. Cela fait partie de notre métier d’acteur. Je suis un grand fan des films muets, en particulier ceux de Buster Keaton, et je suis convaincu que l’on peut dire beaucoup de choses grâce aux seules images. Il n’y a pas toujours besoin des mots. Je ne pensais pas à un modèle spécifique, mais j’avais à l’esprit l’histoire du film et la direction que nous voulions lui donner. Je savais qu’il y aurait peut-être un deuxième personnage dans le film, qui agirait comme un miracle dans son monde. Soudain, il a une nouvelle raison de poursuivre sa mission de survie et de ne pas abandonner. C’est un être humain, l’épreuve paraît insurmontable jusqu’à ce que quelqu’un vienne l’épauler.

Est-ce que votre passé de danseur influence votre jeu d’acteur, en particulier sur ce film ?

Je ne suis pas certain que ma formation de gymnaste m’aide pour interpréter un rôle, mais la danse enseigne surtout une très grande discipline. Ce n’est pas pour dire du mal des acteurs, mais un danseur ne se permettra jamais d’arriver sur le plateau avec quinze minutes de retard, en buvant un verre de café. Les danseurs sont toujours opérationnels et prêts à avancer. Cette ténacité m’a peut-être aidé à endurer chaque journée de tournage, de plus en plus difficile à cause de froid extrême.

Avez-vous du mal à quitter vos personnages après un tournage ?

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Rencontre avec : Dominique Choisy, Mickaël Pelissier et Johnny Rasse

Réalisateur et scénariste / Acteurs

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Mickaël Pelissier (Balthazar) et Johnny Rasse (Géraud) © Optimale Distribution

À l’occasion de la sortie de Ma vie avec James Dean (lire la critique), nous avons rencontré les deux acteurs principaux du film Johnny Rasse et Mickaël Pelissier, ainsi que le scénariste et réalisateur Dominique Choisy.

Comment est née l’idée du film ? 

D. C. : C’est né d’un autre projet que je n’ai pas fait. J’ai rencontré Johnny quand il faisait une pièce de théâtre dans laquelle je l’avais trouvé formidable. Je lui avais proposé un petit rôle dans Les Fraises des bois et j’avais envie de retravailler avec lui. J’étais en train d’écrire un film qui devait se passer en Argentine mais ça prenait beaucoup trop de temps, alors, un jour Johnny m’a dit qu’il en avait marre de ma fresque argentine. À ce moment, j’accompagnais Les Fraises des bois en province donc je lui ai dit : « Mais qu’est ce que tu veux que je t’écrive ? L’histoire d’un réalisateur qui accompagne son film ? » Il m’a répondu que ça pourrait être une bonne idée et je lui ai dit que c’était n’importe quoi ! Plus loin dans la conversation, il m’a dit qu’il allait souvent au Tréport et qu’on l’appelait le James Dean du Tréport, ça m’a beaucoup marqué. Quand je suis rentré de notre pot j’ai tout de suite commencé à écrire Ma vie avec James Dean, alors que je m’étais juré de ne jamais faire un film sur le cinéma, je trouvais que tout avait déjà été fait !

Mickaël, Johnny, qu’est-ce qui vous a donné envie dans ce projet  ? 

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Rencontre avec : Ludovic-Alexandre Vidal et Julien Salvia

Auteur et compositeur

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Julien Salvia et Ludovic-Alexandre Vidal

Ludovic-Alexandre Vidal et Julien Salvia sont un duo français respectivement auteur et compositeur de théâtre musical. Ils ont travaillé sur des spectacles comme Raiponce et le Prince Aventurier ou La Petite Fille aux Allumettes, tous deux nominés aux Molières 2016. Leur dernière création, Les Aventures de Tom Sawyer se joue actuellement au théâtre Mogador, à Paris.

Comment cette passion de la comédie musicale vous est-elle venue ?

J : Tout d’abord en en écoutant beaucoup. Il y a eu l’avènement de la comédie musicale lorsque j’avais quinze ans, avec Notre Dame de Paris par exemple, et ce genre m’a vite passionné. La dramaturgie dans la musique, c’est quelque chose qui m’a toujours intéressé. J’ai rencontré Ludovic à l’Ecole Centrale de Paris, l’école d’ingénieurs dans laquelle nous étions, que je voulais d’ailleurs faire aussi parce qu’il y avait un club de comédie musicale! Ensemble on a écrit notre première comédie musicale à vingt ans, ça s’appelait Révolution.

Certains compositeurs vous ont-ils particulièrement inspiré ?

J : Bien sûr, Ashman et Menken (Aladdin, la Belle et la Bête, Little Shop of Horrors) est un duo qui nous touche énormément. Après évidement Boublil et Schönberg car ce sont les français qui ont réussi à aller en Angleterre en écrivant Les Misérables, qui est une comédie musicale qui a toujours eu un grand impact sur moi. Musicalement il y a aussi toutes les comédies musicales de l’âge d’or, auxquelles on rend hommage dans Tom Sawyer, c’est à dire les spectacles de Jerry Herman (Hello, Dolly!) ou de Jules Styne (Gentlemen prefer blondes, Funny Girl), qui ont été de très fortes inspirations.

L : En matière de textes je dirais vraiment Ashman et Sondheim (West Side Story, Company, Follies). J’étais aussi un grand adepte de Lloyd Webber, d’immenses découvertes pour moi ont été Le Fantôme de l’Opéra et Sunset Boulevard, qui reste probablement l’oeuvre qui m’a le plus touché. 

Pourquoi vous êtes-vous tournés vers la comédie musicale et pas simplement la musique ou le théâtre séparément ?

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Rencontre avec : N.T. Binh

Commissaire de l’exposition « Comédies musicales » à la Philharmonie

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Quelle est la première question que vous vous êtes posée avant de concevoir cette exposition ? Le choix des œuvres a-t-il été difficile ?

La première question que je me suis posée pour l’exposition était de savoir si elle serait chronologique. J’ai décidé que non, qu’elle porterait plutôt sur ce que j’appelle la fabrique de la comédie musicale : comment monter une comédie musicale, quels talents doivent être réunis, les coulisses. Ça me permettait de ne pas être exhaustif, ce qui pose toujours problème quand on fonctionne de manière chronologique. Ensuite, j’ai fait une sélection de films. Dans ma première sélection, il devait y avoir 400 films, avec deux ou trois extraits à chaque fois. Pour des raisons pratiques, économiques et de confort du visiteur, il fallait restreindre. Je suis arrivé à environ 150 extraits de films pour l’exposition.

C’est un genre qui est souvent en lien avec le contexte du monde extérieur, il fonctionne par âges d’or. Pourquoi mettre en place une exposition sur les comédies musicales en 2018 ?

Lorsque j’ai terminé ma dernière exposition à la Cité de la musique, qui portait sur la musique de film, on m’a demandé si j’avais un autre projet. Comme je ne fais que des expositions sur le cinéma, et que la Philharmonie en fait uniquement sur la musique, le choix était restreint. Nous aurions éventuellement pu faire une exposition monographique sur un auteur de chanson ou un compositeur, comme Gershwin. Mais dans les sujets thématiques, j’ai proposé la comédie musicale. J’ai présenté oralement mes idées à Laurent Bayle, le directeur de la Cité de la musique et de l’actuelle Philharmonie, ainsi qu’au directeur du Musée de la musique. Ils étaient d’accord. J’ai envoyé un dossier qui est resté un peu dans les tiroirs, car une exposition se prépare plusieurs années à l’avance. C’était entre 2013 et 2014. Lorsque la nouvelle directrice à la Cité de la musique, Marie-Pauline Martin, est arrivée, elle m’a dit : « J’ai vu votre projet dans les dossiers en attente. J’adore les comédies musicales ». C’est fin 2016, le genre redevient à la mode puisque La La Land vient de sortir, tout le monde ne parle que de ça. Voilà comment le projet s’est mis en train. Au départ l’exposition devait être pour 2019 ou 2020, puis elle a été un peu avancée.

Qu’est-ce qu’une bonne comédie musicale ?

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Rencontre avec : Max Krupski, Toby Gordon et James Lawrence

Acteurs / Actors (traduction française après version originale)

The Great Gatsby
The cast of The Great Gatsby, including Toby Gordon as George Wilson (top left), Max Krupski as Jay Gatsby (second from right) and James Lawrence (down in front) © Helen Maybanks

Because of its phenomenal success, The Great Gatsby has extended until the end of the year. We had the opportunity to talk about the show and immersive theatre in the UK with three cast members : Max Krupski who plays Jay Gatsby, Toby Gordon who plays George Wilson and James Lawrence who understudies Nick Carraway and Jay Gatsby.

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Jim Cummings : Interview bonus

Interview additionnel français / Full original english interview (read past french version)

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Jim Cummings le 11/09/18 à Paris

S’agit-il d’un personnage typiquement américain selon toi ? 

Il a quelque chose de spécifique aux Etats-Unis et surtout le sud des Etats-Unis. Notamment le Texas, c’est un état tellement dingue qu’il ne pourrait vivre que là bas je pense. En Amérique dès qu’il y a une fusillade, le responsable c’est presque toujours un homme, ce n’est jamais une femme. Nous sommes dans une société dirigée par des gorilles, c’est tribal et toxique. Une société d’hommes c’est comme une compétition pour qui sera le plus stupide et agressif. C’est une vraie épidémie. Mon personnage essaye d’être cet homme viril, un peu comme John Wayne, mais il échoue. Même s’il fait de son mieux il est difficile de ne pas se dire : « Ce mec là ne devrait pas avoir le droit de porter une arme! » Puis, c’est quand on le voit qui essaye de parler de sa mère et de construire une relation saine avec sa fille, on comprend que c’est ça la solution pour ne plus être un connard.

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Rencontre avec : Murray Gold

Compositeur / Composer (traduction française après version originale)

 

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Ben Whishaw (Norman Scott) et Hugh Grant (Jeremy Thorpe) dans la série A Very English Scandal

Murray Gold is a 5 time BAFTA nominated British composer. He has worked on shows such as Vanity Fair, Casanova and Queer as Folk. He is mostly known for his work on Doctor Who since it was renewed in 2005 and he only recently announced that he would be stepping down as the composer of the show. He is already back with new music for A Very English Scandal, the new tv series, about Jeremy Thorpe’s trial, directed by Stephen Frears. The show was premiered in France at the festival Séries Series and we had the great pleasure of sitting down with Murray Gold.

You’ve worked on Doctor Who for thirteen years, how did you manage to keep it fresh and come up with new ideas?

I don’t know, it’s like when you wake up in the morning, you talk to your friends on the phone and you have new funny things to say. I get really excited just sitting down and writing music for a new episode. Every episode was done so fast that it didn’t get time to really get stale you know? Even if it was 13 years on the same show, each episode was so different and so quick that I just had a lot of fun writing all that music.

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