Moonage Daydream

Actuellement au cinéma

© Universal Pictures France

Comment cerner en un film l’ampleur du mythe Bowie ? Bowie le caméléon, Bowie l’extraterrestre ? Selon Brett Morgen, sur la base d’un principe : éviter les invariants de l’écriture biographique, refuser à tout prix l’anecdote au profit d’un trip au foisonnement étourdissant, fidèle à l’esprit de l’artiste, une odyssée dantesque avec lui pour seul guide, sur l’onde de sa voix magnétique comme revenue de l’abîme.

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Fire of Love

Actuellement au cinéma

© Courtesy of Sundance Institute.

Sara Dosa explore dans Fire of Love les recoins de l’histoire d’amour effusive du couple de vulcanologues le plus célèbre du monde. Une romance pour la Terre et ses mouvements, ou contempler la puissance de la nature pour échapper à la folie des hommes.

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Rencontre avec : Jacques Lœuille et Ariane Métais

© La Croix

À l’occasion de la sortie en salles de Birds of America, nous avons rencontré le réalisateur Jacques Lœuille, ainsi que la productrice, Ariane Métais. Le réalisateur de films d’arts, de documentaires et d’essais retrouve ici les traces des oiseaux du peintre français émigré au États-Unis, Jean-Jacques Audubon, pour révéler une histoire moderne.

Quel a été le point de départ de ce film ?

Jacques Lœuille : J’ai été étudiant à Nantes, aux Beaux Arts. Lors de mes études, on s’intéressait en général à l’art contemporain, mais j’ai toujours gardé un goût pour l’art ancien. J’ai continué à voir beaucoup d’expositions, et j’ai découvert lors d’une exposition au Musée d’Histoire Naturelle en 2004-2005, l’Œuvre d’Audubon. C’était une exposition assez importante, ils avaient fait venir des œuvres d’Amérique. Je l’ai trouvé poignante pour notre époque puisqu’elle documentait des oiseaux qui aujourd’hui, en partie, ce sont éteints. Cette œuvre, qui représente une sorte d’archive du ciel avant notre époque, avant notre ère, me parle toujours aujourd’hui, différemment, mais en est peut-être d’autant plus émouvante. Cette idée était en sommeil et un jour, j’en ai parlé à Ariane, je lui ai dit qu’il serait intéressant de produire quelque chose avec ça, peut-être pas un film mais une sorte d’installation pour une exposition et Ariane a voulu en faire un film. Elle a pensé qu’il y avait de la matière pour que cela se déploie dans un grand récit. On a alors commencé à écrire un long-métrage.

Ariane Métais : Quand on partait du Mississippi, on a pensé à l’idée d’un « rivermovie », comme un roadmovie mais suivant l’autoroute des oiseaux qu’est le fleuve du Mississippi. On avait effectivement assez de matière pour en faire un long-métrage pour le cinéma.

Avez-vous choisi de suivre les traces d’Audubon, d’empreinter la même route, de la même manière, pour traverser le Mississippi ?

JL : Le dispositif du film est de s’appuyer sur les oiseaux peints par Jean-Jacques Audubon qui s’est donné la mission un peu folle au début du 19ème siècle, dans les premières années, de peindre tous les oiseaux d’Amérique. Il faut imaginer que c’est une époque où il n’y a pas de route. Au-delà du Mississippi, c’est ce que l’on appelle la « wilderness », une sorte d’océan vert de 4000kms de forêt jusqu’au Pacifique. Le mode de vie est celui des chasseurs-cueilleurs et donc marcher dans les pas d’Audubon, cela veut dire, forcement, marcher dans un monde qui est tout autre. Aujourd’hui, là où les indiens chassaient, il y a des stations-services et des fast-foods. Le monde est différent et donc le dispositif du film est, en suivant les pas d’Audubon, de mesurer l’écart qui nous sépare de lui. 

Combien de temps le film a-t-il mis à voir le jour ?

AM : cinq ans à peu près. cinq ans avec les premiers tournages en 2016. Après tous les ans on a tourné aux Etats-Unis jusqu’en 2019. On a monté en 2019-2020 et le film a été terminé vers l’été 2020.

JL : La période de production/fabrication du film a été l’ère Trump. C’est vrai que cela marque un peu l’univers du film puisque c’est un film avec une dimension environnementale, les années Trump ont été des années assez sombres.

AM : Trump est sorti de l’accord de Paris et a fermé beaucoup de réserves ornithologiques. 

JL : Et à l’époque les Etats-Unis étaient le premier pollueur mondial, maintenant c’est peut-être devenu la Chine, mais donc ça avait un impact mondial, ça touchait tout le monde.

Comment avez-vous envisagé et préparé le tournage de Birds of America

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Birds of America

Au cinéma le 25 mai 2022

© KMBO

Premier long métrage de Jacques Lœuille, Birds of America revient sur le travail entrepris par l’ornithologue Jean-Jacques Audubon au XIXe siècle pour créer un atlas zoologique illustré représentant la totalité des oiseaux du continent américain.

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L’empire du silence

Au cinéma le 16 mars 2022

© JHR Films

Treizième film tourné au Congo du réalisateur belge Thierry Michel, L’Empire du silence est de ces films qui laissent sans voix, pour pouvoir mieux laisser la parole aux véritables acteurs et témoins des événements. Dans la continuité de son précédent film L’homme qui répare les femmes, L’Empire du silence relaye le plaidoyer du docteur Mukwege, prix Nobel de la paix, et retrace les événement qui ravagent violemment la République démocratique du Congo.

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Noël et sa mère

Au cinéma le 15 décembre 2021

Une analyse de l’enfance. ©Outplay Films

Le romancier Arthur Dreyfus capte la relation névrotique qui lie l’historien du cinéma Noël Herpe à sa mère, Michelle Herpe-Voslinsky, en les mettant en scène à travers un dialogue riche en rebondissements. Une curieuse thérapie de couple.

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Rencontre avec : Jean-Gabriel Périot

Le réalisateur Jean-Gabriel Périot. ©Fema / Philippe Lebruman – 30.06.2019

Le lendemain de la présentation de son documentaire Retour à Reims (fragments) à la Quinzaine des réalisateurs, en juillet dernier, le cinéaste Jean-Gabriel Périot nous accordait un entretien sur une plage cannoise. Le film, diffusé ce soir sur Arte, sortira en salles le 30 mars prochain. 

Pourquoi adapter l’ouvrage de Didier Eribon Retour à Reims (2009) sous la forme d’un documentaire ?

L’idée n’est pas la mienne. J’ai été contacté par Marie-Ange Luciani, productrice que je ne connaissais pas encore et qui voulait adapter Retour à Reims de Didier Eribon, possiblement avec des archives. J’ai trouvé l’idée un peu curieuse puis j’ai relu le livre, en pensant à son adaptation. Il y a eu comme une évidence : beaucoup de choses résonnaient en moi, ce texte correspondait à mes réflexions actuelles sur mon travail, la politique, l’idée d’être transfuge de classe. Comment continuer à parler de l’endroit d’où je viens, qui est l’endroit des classes populaires ? Ce sont des réflexions qui tissent le livre, et l’adapter m’offrait la possibilité de revenir sur mon histoire familiale pour la partager.

Le titre du film diffère du livre à cause du mot « fragments ». Comment avez-vous motivé vos choix d’adaptation ? Vous avez été obligé d’abandonner certaines thématiques.

Le livre est un kaléidoscope. Il passe d’un temps à l’autre, d’un protagoniste à l’autre, les thèmes abordés passent d’une génération à l’autre. C’est un grand plaisir de lecture mais je ne voulais pas garder cette structure, avec des petits bouts de texte qui aborderaient plein de sujets différents. Je voulais une ligne claire. Finalement, ce qui était le plus important pour moi était de raconter une histoire de la classe ouvrière, en choisissant le personnage principal de la mère. Elle est l’objet du livre puisque c’est lorsque le narrateur retourne voir sa mère que tout démarre. Je suis resté sur cette idée, et le reste est parti uniquement parce qu’il n’y avait plus la place.

Une fois que vous avez choisi cette ligne, il a fallu partir à la recherche des archives, ce qui est la véritable écriture du film.

Cela s’est fait en plusieurs temps. D’abord, il y avait le premier montage du texte qui était trop long. Le jeu était d’essayer, à partir de cette base, de chercher des images pour chaque thème et de trouver des archives qui me permettent d’enlever des morceaux du texte, dans une logique de remplacement. Parfois l’image et le voix se répondent, parfois ce sont des échos, parfois il y a des moments d’illustration et tout cela s’écrit au fur et à mesure du montage. Le texte s’affine au regard des images que je trouve, c’est un emboitement progressif qui se poursuit jusqu’à la fin car le texte a changé jusqu’au mixage.

Où puisez-vous toutes les images d’archives ?

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Retour à Reims (fragments)

Actuellement au cinéma

©Ciné-Archive – Fêtes de la voix de l’Est – Anonyme (1958)

Didier Eribon, philosophe et sociologue proche de Pierre Bourdieu, a publié en 2009 Retour à Reims dans lequel il interrogeait son identité sociale, enfant issu d’une famille d’ouvriers devenu « transfuge de classe ». Le cinéaste Jean-Gabriel Périot, spécialiste du montage d’archives, s’empare de ce texte personnel et politique pour en faire un livre d’images.

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The Last Hillbilly

Au cinéma le 9 juin 2021

The Last Hillbilly
© New Story

Brian vit avec sa famille au cœur des Appalaches. Géographiquement isolés, socialement marginalisés, ils sont les derniers hillbillies. Le documentaire de Diane-Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe part à leur rencontre.

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Derrière nos écrans de fumée

Sur Netflix le 9 septembre 2020

Netflix's 'The Social Dilemma' will challenge you to ...
Une critique paradoxale de notre rapport aux nouvelles technologies. © Netflix

Des chercheurs, des activistes et d’anciens employés des géants de la Sillicon Valley prennent la parole pour dénoncer les effets pervers des innovations technologiques et notamment des réseaux sociaux sur les vies des individus. Un film instructif, mais dont la forme sensationnaliste contredit le propos, posant ainsi le problème de certains documentaires à la Netflix.

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