Exposition – Tolkien, voyage en Terre du Milieu

Jusqu’au 16 février 2020 à la Bibliothèque nationale de France

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Affiche de l’exposition Tolkien, un voyage en terre du milieu © BnF, The Tolkien Estate Limited / The Tolkien Trust

« Il dessinait les cartes et elles lui servaient de décors pour que ses personnages évoluent. Si l’histoire prenait une autre tournure, il devait revenir sur la carte. C’était la même chose avec les langues et chaque détail » raconte Adam Tolkien, petit-fils de J.R.R. Tolkien, lors d’une rencontre avec le public français à l’occasion de l’inauguration de l’exposition. Une minutie qui caractérise l’auteur connu notamment pour le Hobbit (1937), le Seigneur des anneaux (1972) et le Silmarillion (1977). La Bibliothèque nationale de France, en partenariat avec Tolkien Estate, la Bodleian Library, Vincent Ferré et la famille Tolkien, dédie en cette fin d’année ses 1000m2 à l’auteur et professeur britannique reconnu comme l’une des figures créatrices de la fantasy. 

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James Gray à l’opéra

Les Noces de Figaro au Théâtre des Champs-Elysées

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Le cinéaste américain met en scène Les Noces de Figaro, son premier opéra ©Vincent Pontet

La fin d’année est chargée pour James Gray. Après avoir livré son odyssée de l’espace intime Ad Astra au mois de septembre, il met en scène un opéra pour la première fois, Les Noces de Figaro, qui se jouera du 26 novembre au 8 décembre au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris. Nous avons assisté à la conférence de présentation du spectacle, donnée vendredi 22 novembre en compagnie du metteur en scène.

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Exposition – Vampires, de Dracula à Buffy

Jusqu’au 19 janvier 2020 à la Cinémathèque française

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Le célèbre et classieux Dracula de FF Coppola, mis à l’honneur à la Cinémathèque ©Columbia Pictures

Un long couloir obscur, éclairé de (faux) chandeliers, conduit le spectateur à la première salle de l’exposition que la Cinémathèque consacre à la créature légendaire ayant inspiré, de Murnau à Coppola, tant de cinéastes. Le ton est donné : c’est à la fois l’exploration d’un mythe et la reconstitution d’une ambiance qu’ont recherché les commissaires. Et il faut leur reconnaître une certaine inventivité. Un tableau numérique changeant vous présente, en fondu enchaîné, une galerie de vampires iconiques, dont la succession met en évidence leurs liens de parenté ; un cercueil étrangement posé au milieu d’une salle se révèle être une vitrine d’exposition ; plus loin, vous passez devant un miroir dans lequel vous ne vous reflétez pas…

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Festival du cinéma allemand – 24e édition

Edition 2019

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Nina Hoss dans L’audition d’Ina Weisse, film d’ouverture du festival du cinéma allemand 2019 ©Judith Kaufmann / Port au Prince Pictures

Cela fait déjà 24 ans que le cinéma l’Arlequin, situé au cœur du 6e arrondissement de Paris, est devenu un rendez-vous incontournable pour découvrir le cinéma allemand à travers des films inédits. Durant une semaine, une douzaine de longs-métrages sont projetés, dont beaucoup ont été aperçus dans les sections parallèles du festival de Berlin. L’éducation (Benni), la religion musulmane (Oray), le mariage forcé (Juste une femme), le poids des crimes de guerre dans le présent (L’Affaire Collini), les films aux thèmes ancrés dans la société allemande prédominaient, donnant à lire, avec plus ou moins de réussite, un certain état d’esprit de la création contemporaine outre-Rhin. Et cela devient si rare qu’il faut le saluer : les séances sont précédées par des courts-métrage, formats dans lesquels résident, souvent, le plus d’inventivité.

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Masterclass – Christopher Walken

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Christopher Walken, invité d’honneur du Champs-Elysées Film Festival 2019

Quelques jours après l’événement organisé autour de la venue de Jeff Goldblum, le Champs-Elysées Film Festival a marqué les esprits en invitant Christopher Walken, pour des présentations de séances et une masterclass. Devant une salle comble et impressionnée, l’acteur s’est confié sur sa carrière. Petit parcours de sa filmographie à travers des citations choisies.

Christopher Walken a tout d’abord commencé sa carrière en tant que danseur. « Au départ, je dansais dans des comédies musicales à Broadway et en tournée aux Etats-Unis. Mais une carrière de danseur, comme celle d’un athlète, ne peut pas durer indéfiniment. C’est un peu par accident que j’ai obtenu mon premier rôle au théâtre. Et ensuite, les pièces se sont enchaînées. » Ça paraît si simple… Des cinéastes ne tardent pas à lui offrir, dès ses débuts, des rôles consistants, à commencer par Woody Allen avec Annie Hall (1977). Mais son premier grand rôle arrive l’année suivante, dans Voyage au bout de l’enfer (The Dear Hunter) de Michael Cimino. Christopher Walken retient du tournage la très bonne entente du groupe d’acteurs – Robert De Niro, John Cazale, Meryl Streep, John Savage. « Nous avons passé beaucoup de temps ensemble, deux semaines avant le tournage. C’est rare de le faire car c’est très coûteux, mais c’était essentiel pour que l’on se sente comme des amis. » Il raconte aussi avoir puisé l’intensité de son jeu dans ses souvenirs d’enfance. «Je repensais au mal-être qui m’envahissait lorsque mes parents m’emmenaient en colonie. Même si elle n’avait lieu qu’à 150 km de chez moi, c’était comme partir sur une autre planète. Ma maison me manquait. » Ce rôle décisif et fondateur chez Cimino, suivi en 1980 par un autre dans La Porte du paradis (Heaven’s Gate), impose Christopher Walken parmi la nouvelle génération d’acteurs américains dans les années 1980. Une décennie qu’il marque avec des rôles très singuliers. Il joue ainsi dans Dead zone de David Cronenberg, sorti en 1983. On apprend que Stephen King lui a dit que c’était l’une des adaptations de ses livres qu’il préférait, et que les réactions de surprise des personnages dans le film sont provoqués par de réels coups de feu tirés sur le tournage…

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Masterclass – Jeff Goldblum

Acteur

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Jeff Goldblum est l’un des invités du Champs-Elysées Film Festival 2019

Pour l’ouverture de sa 8e édition, le Champs-Elysées Film Festival a ravi le public en invitant l’acteur américain Jeff Goldblum. En marge de la projection en avant-première de l’ovni The Mountain de Rick Alverson, film de formaliste qui sortira mercredi prochain, le comédien a offert une masterclass à laquelle cinéphiles et fans ont répondu présent.

Il n’a fallu que quelques minutes pour que Jeff Goldblum provoque de nombreux rires dans la salle : l’acteur a un goût prononcé pour la divagation. Il chante pendant les temps morts qui précèdent les diffusions d’extraits, répond aux altercations du public… il a tôt fait de renommer sa leçon de cinéma « free talk ». Mais, aussi informel soit-il avec lui, cet exercice l’emmène chronologiquement aux origines de sa vocation. Il raconte avoir senti son envie de devenir acteur alors qu’il avait une dizaine d’années, mais il a gardé ce désir en lui, comme un secret. C’est à 21 ans, en 1973, qu’il débute au cinéma dans Un justicier dans la ville (Death Wish) de Michael Winner, dans un rôle de voyou. Son jeu d’acteur va évoluer à mesure que les leçons reçues de l’éminent professeur d’art dramatique Sanford Meisner prennent sens en lui-même. « Meisner nous citait cette idée de Stanislavski selon laquelle il faut se focaliser sur l’art qui est en soi et non pas se projeter dans l’art. Il m’a dit qu’il fallait 20 ans pour devenir un acteur accompli. Avec le recul, je me rends compte que je travaillais trop à mes débuts parce que je n’avais pas confiance en moi. J’arrivais en avance aux répétitions, je lisais énormément de pièces, je m’entraînais à pleurer et à me mettre en colère même quand la scène ne le nécessitait pas. Aujourd’hui, j’emploie la méthode qui est sans doute celle qui me convient le mieux, à savoir minimiser la préparation en amont. J’ai arrêté de boire du café il y a quatre ou cinq ans car ça me donnait une mauvaise énergie pour jouer. Maintenant, je viens dans l’état dans lequel je suis. » Meisner rappelait à ses élèves de ne jamais imiter afin de trouver leur propre voix, ce que Jeff Goldblum comprit notamment en travaillant avec Philip Kaufman sur le tournage de L’invasion des profanateurs (1978), qui l’a fait réfléchir « sur le besoin de ne pas être trop expressif et de surtout apprendre à faire confiance à ses propres émotions.»

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Exposition – Quand Fellini rêvait de Picasso

Jusqu’au 28 juillet 2019 à la Cinémathèque française

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  « Maintenant, à chaque fois que je vois un tableau de Picasso, je me sens immédiatement une espèce de complicité, je suis complètement emporté, bouleversé, par la richesse, la force, le bonheur, l’esprit, la vie qui en émanent. Picasso est un peintre totalement, absolument libre », disait Fellini en 1995. Le réalisateur de La Strada ne pouvait se prêter à l’exercice de l’admiration qu’envers un créateur à l’univers aussi unique que le sien, à l’œuvre aussi pléthorique que la sienne. C’est sur cet angle insolite que la Cinémathèque a choisi de bâtir sa nouvelle exposition semestrielle, proposant un dialogue original entre Pablo Picasso (1881-1973) et Federico Fellini (1920-1993).

  Concrètement, les deux hommes ne se sont jamais vraiment rencontrés – seulement croisés, comme au Festival de Cannes en 1957 -, mais le titre de l’exposition ne trompe pas : littéralement, Fellini a rêvé de Picasso. Juste après la sortie controversée de La Dolce Vita (1960), et avant de liver son enivrant film sur la création Huit et demi (1963), le cinéaste est plongé dans une crise existentielle qui le pousse à entreprendre une psychanalyse, avec un docteur disciple de Jung. Il entreprend alors un travail de transcription de ses rêves sous forme de dessins (regroupés dans l’ouvrage Le Livre de mes rêves). Durant les séances, Fellini raconte ses fantasmes et ses visions oniriques, parmi lesquelles Picasso occupe une place de choix. Le peintre espagnol apparaît dans les rêves du réalisateur italien et devient pour lui un guide intime, « un compagnon de voyage ». Il pénètre l’univers mental du cinéaste et l’inspire. Cet événement psychanalytique très méconnu, point de départ de l’exposition, nous donne une clef d’entrée dans le monde imaginé par Federico Fellini, avant que ne s’opère un dialogue, essentiellement thématique, entre les œuvres de deux artistes qui font sans nul doute partie des plus marquants du XXe siècle.

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