Le 2 juin 2017, Reality Winner rentre chez elle comme tous les autres soirs. Mais le 2 juin 2017 n’est pas un soir comme les autres : deux agents du FBI l’attendent devant sa porte. Accusée d’avoir dévoilé des informations confidentielles de la NSA aux médias, la jeune femme devient l’objet d’un interrogatoire musclé. À partir de la transcription de l’enregistrement audio de ces quelques heures naissent une pièce, puis un film.
Chaque année depuis 2009, dans le berceau du cinéma à Lyon, se tient le festival Lumière. Une grande manifestation étalée sur 9 jours, chapeautée par Thierry Frémaux, directeur de l’Institut qui l’organise, et où l’amour du 7e art est le seul maître mot. Si depuis sa création l’événement déplace des foules de cinéphiles, comme l’atteste une fréquentation qui ne semble pas avoir faibli malgré les stigmates de la crise covid, il attire aussi en masse les artistes de prestige. Ce n’est pas moins d’une quinzaine d’invités de marque (sans compter tous ceux que Frémaux nomme les amis du festival) qui sont venus rencontrer le public pour présenter leur nouveau film, accompagner une rétrospective ou bien donner une Masterclass.
En ce début de mois d’octobre, car nous nous accommodions difficilement du rythme de la rentrée, l’équipe de Culture aux Trousses a décidé de s’offrir un petit voyage, direction la Colombie. L’occasion de découvrir de vastes paysages, depuis Bogota jusqu’à la Sierra Nevada. L’opportunité de pénétrer un pays et ses cultures en constante transformation, de rencontrer ses habitants mais aussi ceux qui ont émigré, ses espèces animales, et inévitablement, ses Chiens qui Aboient (nom de l’association à l’origine du festival). Voici une vue d’ensemble de cette expédition. Voici notre panorama du Panorama du Cinéma Colombien, alors que ce dernier fêtait cette année ses dix ans.
« Révéler le cinéma de Slovénie », telle était la promesse de cette première édition du Festival du film slovène à Paris. Au programme : un film de patrimoine et huit productions récentes, dont quatre courts-métrages.
Dinard a du Royaume-Uni le climat mais aussi parfois, pendant une semaine en septembre, les films. Les équipes et leurs œuvres traversent la manche, de la côte britannique jusqu’à la côte bretonne. Cette année avait lieu la 33ème édition du festival du film britannique et nous y étions.
Revenir sur 11 jours intenses d’une 79ème édition de la plus vieille manifestation internationale de cinéma du monde ? Dévoiler les chefs d’œuvre de cette chasse au trésor à travers la Sérénissime ? Exposer les coffres de bijoux cinématographiques que nous avons déterrés ? Livrer les milliers d’émotions ayant pu nous traverser ? Challenge accepted !
24 000 spectateurs se sont rendus dans les salles du Forum des Halles pour découvrir les films de L’Étrange festival. Pour sa 28ème édition, le festival affiche une fréquentation en hausse, nécessaire et méritée. Retour sur quelques moments marquants.
Habillée en Chanel, esquissant un sourire, la jeune Romy Schneider fixe l’objectif de son regard vif. Les quatre lettres de son prénom encadrent son visage ; en bas à droite, en plus petit, figure son nom. L’affiche réalisée par la Cinémathèque française pour l’exposition consacrée à l’actrice iconique donne le ton, isolant son visage insondable. Il s’agira au fil des salles de dessiner un portrait fidèle et documenté de l’actrice, dense pour ne pas être réducteur.
La 11ème édition du Champs-Elysées Film Festival s’est déroulée la semaine dernière. De nombreux spectateurs ont écumé l’avenue parisienne : du cinéma Publicis, au Balzac, en passant par le Lincoln, pour finir au Gaumont Champs-Elysées.
Les journalistes sur place l’ont assez répété : malgré une compétition de bon niveau cette année, aucun film ne s’est réellement détaché dans la course à la Palme. Pas vraiment de chef d’œuvre donc, ni de palme évidente au rendez-vous, mais de belles émotions tout de même et de l’incompréhension, aussi, suite à l’annonce du palmarès qui ne nous a pas pleinement satisfaits. Contrairement à une grande partie de la presse, ce n’est pas devant Sans filtre (Triangle of Sadness) et sa palme d’or que l’on s’est étranglé. On a même beaucoup jubilé devant cette nouvelle satire de Ruben Östlund où un couple de mannequins-influenceurs en croisière sur un yacht voit son luxe propret et confortable voler en éclats. Sur le bateau, tout déborde, tout explose dans un chaos où l’on vomit et où l’on fait vomir le capitalisme. Il est par ailleurs assez ironique que le festival ait choisi de récompenser un film qui en reflète certains de ses aspects, tels que le culte des apparences et les différences de classe. En somme, peut-être est-ce moins le cynisme du film qui dérange ses détracteurs que le miroir qu’il tend à nos viles hypocrisies.