Exposition – Tolkien, voyage en Terre du Milieu

Jusqu’au 16 février 2020 à la Bibliothèque nationale de France

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Affiche de l’exposition Tolkien, un voyage en terre du milieu © BnF, The Tolkien Estate Limited / The Tolkien Trust

« Il dessinait les cartes et elles lui servaient de décors pour que ses personnages évoluent. Si l’histoire prenait une autre tournure, il devait revenir sur la carte. C’était la même chose avec les langues et chaque détail » raconte Adam Tolkien, petit-fils de J.R.R. Tolkien, lors d’une rencontre avec le public français à l’occasion de l’inauguration de l’exposition. Une minutie qui caractérise l’auteur connu notamment pour le Hobbit (1937), le Seigneur des anneaux (1972) et le Silmarillion (1977). La Bibliothèque nationale de France, en partenariat avec Tolkien Estate, la Bodleian Library, Vincent Ferré et la famille Tolkien, dédie en cette fin d’année ses 1000m2 à l’auteur et professeur britannique reconnu comme l’une des figures créatrices de la fantasy. 

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Exposition – Vampires, de Dracula à Buffy

Jusqu’au 19 janvier 2020 à la Cinémathèque française

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Le célèbre et classieux Dracula de FF Coppola, mis à l’honneur à la Cinémathèque ©Columbia Pictures

Un long couloir obscur, éclairé de (faux) chandeliers, conduit le spectateur à la première salle de l’exposition que la Cinémathèque consacre à la créature légendaire ayant inspiré, de Murnau à Coppola, tant de cinéastes. Le ton est donné : c’est à la fois l’exploration d’un mythe et la reconstitution d’une ambiance qu’ont recherché les commissaires. Et il faut leur reconnaître une certaine inventivité. Un tableau numérique changeant vous présente, en fondu enchaîné, une galerie de vampires iconiques, dont la succession met en évidence leurs liens de parenté ; un cercueil étrangement posé au milieu d’une salle se révèle être une vitrine d’exposition ; plus loin, vous passez devant un miroir dans lequel vous ne vous reflétez pas…

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Exposition – Quand Fellini rêvait de Picasso

Jusqu’au 28 juillet 2019 à la Cinémathèque française

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  « Maintenant, à chaque fois que je vois un tableau de Picasso, je me sens immédiatement une espèce de complicité, je suis complètement emporté, bouleversé, par la richesse, la force, le bonheur, l’esprit, la vie qui en émanent. Picasso est un peintre totalement, absolument libre », disait Fellini en 1995. Le réalisateur de La Strada ne pouvait se prêter à l’exercice de l’admiration qu’envers un créateur à l’univers aussi unique que le sien, à l’œuvre aussi pléthorique que la sienne. C’est sur cet angle insolite que la Cinémathèque a choisi de bâtir sa nouvelle exposition semestrielle, proposant un dialogue original entre Pablo Picasso (1881-1973) et Federico Fellini (1920-1993).

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Rencontre avec : N.T. Binh

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Rencontre avec le critique de cinéma N. T. Binh, commissaire de l’exposition Comédies musicales à la philharmonie de Paris. 

Quelle est la première question que vous vous êtes posée avant de concevoir cette exposition ? Le choix des œuvres a-t-il été difficile ?

La première question que je me suis posée pour l’exposition était de savoir si elle serait chronologique. J’ai décidé que non, qu’elle porterait plutôt sur ce que j’appelle la fabrique de la comédie musicale : comment monter une comédie musicale, quels talents doivent être réunis, les coulisses. Ça me permettait de ne pas être exhaustif, ce qui pose toujours problème quand on fonctionne de manière chronologique. Ensuite, j’ai fait une sélection de films. Dans ma première sélection, il devait y avoir 400 films, avec deux ou trois extraits à chaque fois. Pour des raisons pratiques, économiques et de confort du visiteur, il fallait restreindre. Je suis arrivé à environ 150 extraits de films pour l’exposition.

C’est un genre qui est souvent en lien avec le contexte du monde extérieur, il fonctionne par âges d’or. Pourquoi mettre en place une exposition sur les comédies musicales en 2018 ?

Lorsque j’ai terminé ma dernière exposition à la Cité de la musique, qui portait sur la musique de film, on m’a demandé si j’avais un autre projet. Comme je ne fais que des expositions sur le cinéma, et que la Philharmonie en fait uniquement sur la musique, le choix était restreint. Nous aurions éventuellement pu faire une exposition monographique sur un auteur de chanson ou un compositeur, comme Gershwin. Mais dans les sujets thématiques, j’ai proposé la comédie musicale. J’ai présenté oralement mes idées à Laurent Bayle, le directeur de la Cité de la musique et de l’actuelle Philharmonie, ainsi qu’au directeur du Musée de la musique. Ils étaient d’accord. J’ai envoyé un dossier qui est resté un peu dans les tiroirs, car une exposition se prépare plusieurs années à l’avance. C’était entre 2013 et 2014. Lorsque la nouvelle directrice à la Cité de la musique, Marie-Pauline Martin, est arrivée, elle m’a dit : « J’ai vu votre projet dans les dossiers en attente. J’adore les comédies musicales ». C’est fin 2016, le genre redevient à la mode puisque La La Land vient de sortir, tout le monde ne parle que de ça. Voilà comment le projet s’est mis en train. Au départ l’exposition devait être pour 2019 ou 2020, puis elle a été un peu avancée.

Qu’est-ce qu’une bonne comédie musicale ?

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Exposition – Comédies musicales

Jusqu’au 27 janvier 2019 à la Philharmonie de Paris

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L’exposition de la Philharmonie de Paris se concentre sur certaines oeuvres majeures du genre : Un Américain à Paris, Chantons Sous la Pluie, Les Demoiselles de Rochefort ou encore La La Land. On retrouve avec plaisir ces classiques et pour chaque film une petite video explicative (petit bémol : pour écouter il faut brancher un casque et seulement trois prises sont disponibles), quelques images (story-board, croquis) et un résumé modeste. Une très, voir trop, petite salle est ensuite dédiée à l’apprentissage des claquettes, avec une video filmée comme tutoriel (vidéo qui ne fonctionne pas toujours). Une salle pour les enfants, tout aussi étroite et franchement pas très attractive, est aussi proposée avec des extraits de dessins animés musicaux. Au centre, on trouve différents montages projetés sur un grand mur blanc. Ces petites vidéos sont très bien réalisées et abordent des thèmes intéressants sans être pour autant particulièrement instructives.

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