Les meilleurs films de survie

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Délivrance de John Boorman, sommet du film de survie. Avec Burt Reynolds. ©1972 Warner Bros

Le film de survie, ou survival, est autant prisé par les cinéastes que le public. Garant d’une dose d’action et d’un dépaysement certain, il revêt les couleurs du film d’aventure et celles du drame existentiel. Le ou les personnages doivent redoubler d’invention, de courage et de patience, confrontés aux éléments naturels ou aux autres ; ils ne vivent pas, ils survivent, c’est ce qui les rend héroïques et si humains en même temps. Nous avons sélectionné nos dix films préférés de ce genre qui a encore, difficile d’en douter, de beaux jours devant lui.

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Donnybrook

En VOD le 25 mars 2020

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Margaret Qualley dans Donnybrook ©Les Bookmakers / The Jokers

Jarhead, vétéran de la marine, place toute sa désolation dans une violence qui ne cherche que le moment opportun pour exploser. La misère de son quotidien, la précarité de la situation de sa famille le poussent à convoiter la somme promise au vainqueur du « Donnybrook », un combat à mains nus organisé illégalement au milieu d’une forêt de l’Indiana.

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Rencontre avec : Richard Copans

Réalisateur, chef opérateur, producteur

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Richard Copans ©D. R.

Réalisateur, chef opérateur et producteur, Richard Copans pratique le cinéma documentaire depuis les années 1960-70. La sortie en vidéo à la demande de son dernier film Monsieur Deligny, vagabond efficace nous a donné l’opportunité de le rencontrer.

Votre film retrace l’histoire de Fernand Deligny, un homme peu connu du public. Est-ce que vous l’avez bien connu ?

Je l’ai rencontré pour la première fois en 1974, dans les Cévennes, où je m’étais rendu lorsqu’il tournait Ce gamin-là avec des enfants autistes et mutiques. Fernand Deligny souhaitait que ce soit les autistes qui produisent les images et non pas un opérateur professionnel, alors j’y suis retourné pour apprendre à l’un d’entre eux, Renaud Victor, à filmer tout seul. Je suis resté très ami avec Renaud, donc j’étais amené à revoir Deligny en même temps que je lui rendais visite. En 1989, j’ai suivi le tournage d’À propos d’un film à faire, puis j’ai un peu pris mes distances. J’ai revu Deligny au moment de la mort de Renaud Victor, enterré à Monoblet en 1991.

À quel moment avez-vous su qu’il devait faire l’objet d’un film ?

C’était il y a huit ans environ. J’ai recroisé Gisèle et Jacques, que j’avais connus dans les Cévennes chez Fernand Deligny, lors d’une exposition consacrée aux lignes d’erre au Palais de Tokyo [il s’agit des cartes des déplacements des enfants autistes telles qu’on les voit dans le documentaire, ndlr]. J’étais en train de terminer un film et je me suis alors souvenu de Deligny. Je suis parti dans mes souvenirs… et j’ai commencé à travailler un premier scénario, puis un deuxième, un troisième et le film s’est imposé. Je voulais raconter tout Deligny.

Vous ouvrez et refermez votre film par des séquences montrant le quotidien d’autistes dans une maison de vie. Vous avez passé beaucoup de temps sur place ?

J’y suis retourné plusieurs fois pour comprendre ce qui restait de ce que j’avais connu à l’époque de Fernand Deligny. Et en fait, Gisèle et Jacques étaient toujours là, les enfants avaient grandi, d’autres adultes les avaient rejoints. Il était absolument évident que le film ne racontait pas une histoire au passé mais qu’il s’inscrivait dans un présent continu. J’y ai donc passé une semaine pour comprendre comment fonctionnait le lieu aujourd’hui, et on a tourné une semaine pour filmer la vie des adultes autistes mutiques, avec la poésie de leurs gestes, leur rapport aux objets et aux différentes activités.

Comment avez-vous motivé le choix de vos images ?

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Monsieur Deligny, vagabond efficace

En VOD le 25 mars 2020

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©Les Films d’Ici

Fernand Deligny (1913-1996), éducateur, écrivain et réalisateur en amateur, a œuvré toute sa vie en faveur des autistes pour lesquels il créa des lieux de vie adaptés. Le cinéaste Richard Copans réhabilite son histoire dans un documentaire conçu comme un voyage en images à travers le parcours de ce précurseur méconnu.

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The New Pope

Disponible sur Canal+

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John Malkovich est Jean-Paul III, le nouveau pape © Gianni Fiorito / Wildside / Italia Sky / Haut et Court TV / Media Produccion

On se souvient du générique de The Young Pope (2016), dans lequel le pape Pie XIII (Jude Law) marchait dans un long couloir tapissé de tableaux, entouré par sa cour, sur la reprise d’All along the watchtower de Jimi Hendrix par Devlin. Une alliance de culture populaire, de cérémonial religieux et de séduction qui annonçait ce qui ferait le sel de la série. Ceux de The New Pope réitèrent le même esprit : dans une chapelle, des sœurs dansent sur de la musique électro, sous une croix en néon ; traversant la plage, Jude Law arbore un caleçon blanc presque fluorescent au milieu de femmes en maillot de bain jouant au volley… Le goût de Paolo Sorrentino pour la provocation est bien intact. Mais si la continuité esthétique est assurée avec la première saison, le bouleversement concerne le devenir des personnages : Pie XIII se retrouve plongé dans le coma, il faut lui trouver un successeur.

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Mission

Rétrospective Jeremy Irons

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Jeremy Irons dans Mission de Roland Joffé, Palme d’or en 1986 © D.R.

Seul dans la forêt, le père Gabriel (Jeremy Irons) regarde aux alentours, inquiet. Il marche à tâtons dans cet univers impénétrable. Pour contrer les éventuels dangers, là où certains empoigneraient leur arme, il se saisit de son hautbois. Il entonne alors un air envoûtant, potentiellement conciliateur. À son écoute, les Indiens Guaranis, arcs à la main, le guettent et s’avancent, méfiants mais curieux. Ils encerclent bientôt le prêtre qui continue à jouer. On dit que la musique adoucit les mœurs…

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Dark Waters

Au cinéma le 26 février 2020

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Mark Ruffalo © Participant & Killer Films

À chaque fois qu’un film semble détonner dans la filmographie d’un réalisateur, nous avons à tendance à chercher une bonne raison à ce changement, sans doute influencés par la théorie des auteurs. C’est le cas de Dark Waters. Pourquoi proposer à Todd Haynes (Carol), habitué des mélodrames incandescents, la réalisation de ce pur film-dossier qui retrace l’histoire vraie de Robert Bilott, un avocat ayant dénoncé les pratiques de l’entreprise de produits chimiques DuPont ?

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