Dogman

Actuellement disponible en DVD

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@Le Pacte

Le nom du salon de toilettage de Marcello, Dogman, s’impose d’emblée comme un qualificatif de sa personne : dès le début du film, le héros apparaît en effet comme cet « homme chien », fidèle et soumis corps et âme à l’un de ses voisins, Simoncino, une brute sans cerveau accro à la cocaïne et à la violence qui terrorise le quartier. Marcello est son martyr, employé dans des entreprises criminelles sans en avoir guère le choix… 

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Rencontre avec Marion Game

Actrice

 

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Marion Game entourée de ses partenaires sur la scène du Théâtre Edgar

Si Marion Game a su se rendre indispensable à la télévision avec son rôle d’Huguette dans la série Scènes de ménages sur M6, elle ne saurait se passer du théâtre. Nous l’avons rencontrée après une représentation de la pièce de Sophie Brachet C’est pourtant simple, qu’elle joue tous les soirs au théâtre Edgar, pour parler de comédie.

Qu’est-ce qui vous a incité à jouer dans cette pièce ?

Je connais très bien Luq Hamett, le directeur de ce théâtre et le metteur en scène la pièce. On a travaillé très longtemps ensemble, dans le doublage. Il jouait mon fils Brendon dans la série Beverly Hills. Luq fait partie de ma famille ! Quand il m’a proposé la pièce, je ne pouvais pas dire non. Mon personnage est intéressant, cette femme qui ne se rend pas compte que la vie est derrière elle. Elle continue à rêvasser d’un avenir… Elle n’est plus dans le coup mais elle veut faire son come-back. C’est touchant quelque part, dérisoire d’autre part. La vieille actrice qui ne se rend pas compte qu’il faut qu’elle dépose son bilan.

Est-ce compliqué, pour une actrice de votre génération, de trouver des personnages bien écrits ?

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The House that Jack Built

Actuellement au cinéma

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Matt Dillon est Jack, tueur psychopathe imaginé par Lars von Trier ©Zentropa

Parce que leurs contenus sont si singuliers et leurs héros tellement torturés, les films de Lars von Trier incitent souvent le spectateur à y chercher la figure de leur auteur. Pour tenter de comprendre comment parvenir à créer de telles visions… Faut-il voir dans The House that Jack Built un portrait de Lars von Trier en serial killer ? On le retrouve, en creux, moins dans la part de tueur psychopathe de Jack, encore heureux, que dans celle de ses névroses. L’un des problèmes du tueur incarné par Matt Dillon, qui agit en esthète du crime en le considérant comme un art, réside en ce qu’il ne parvient pas, matériellement, à bâtir sa maison. Comme la marque de son incapacité à se faire une place dans le monde, à mener à bien ses désirs d’architecture – jusqu’à ce que soit apportée une résolution à la fois morbide et impressionnante. À travers sa réflexion sur le mal, le film met en scène des problématiques intimes à la création.

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Leçon inaugurale d’Amos Gitaï au Collège de France

Mardi 16 octobre, 18H

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Le cinéaste Amos Gitaï au Collège de France © Christophe Archambault / AFP

  « Je n’ai pas été aussi ému depuis ma bar mitzvah », déclare Amos Gitaï en exergue de sa leçon inaugurale. Il y a de quoi être ému, tant l’événement est unique. Il s’agit de la toute première fois qu’un cinéaste est nommé à la chaire annuelle de création artistique du Collège de France, c’est-à-dire invité à donner une série de conférences et de colloques durant l’année. Cette leçon, intitulée « La caméra est une sorte de fétiche – Filmer au Moyen-Orient », a annoncé les grandes lignes de ses prochaines conférences, rassemblées autour du thème « Traverser les frontières », qui se tiendront tous les mardis à 11h jusqu’au mois de décembre.

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Rue des cascades

Actuellement au cinéma

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©1963 SND (Groupe M6)

En 1963, Maurice Delbez tourne Rue des cascades – d’abord nommé Un gosse de la butte – adapté du roman de Robert Sabatier Alain et le nègre. L’action du film, contrairement au Ménilmontant des années 1930 du livre, est transposée dans le Belleville des années 1960 : l’histoire d’amour vécue par Hélène, gérante d’un café qui élève seule son petit garçon, et Vincent, un jeune homme noir plus jeune de 20 ans, gagnait en force en se situant dans la France post-coloniale. C’est justement cette audace qui est à l’origine de l’échec du film, au moment de sa sortie. Lâché par son distributeur, diffusé à peine une semaine, il fut très mal accueilli et ruina son réalisateur. Aujourd’hui, il n’est pas trop tard pour réparer cette injustice. Continuer à lire … « Rue des cascades »

Rencontre avec Henri Garcin

Acteur

Henri Garcin, Fanny Ardant
Henri Garcin et Fanny Ardant dans La Femme d’à côté de François Truffaut (1981) ©Arte

  « À mon âge, on rit de beaucoup de choses », s’exclame Henri Garcin d’un air enjoué. Il est là, chez lui, dans son appartement du 6e arrondissement de Paris. Un prélude de Chopin s’échappe de son ordinateur. La pièce principale donne envie de s’y éterniser, pour observer tous les détails : un intérieur rempli de livres, des murs tapissés d’affiches et de photos d’acteurs et d’actrices, amis, aimés ou admirés. Ici, chaque objet semble avoir quelque chose à dire. Tous parlent d’Henri Garcin, ce garçon né de parents hollandais, le dernier d’une fratrie de cinq enfants qui a décidé à 20 ans de quitter le foyer familial pour vivre de cinéma et de théâtre à Paris. En février dernier, deux mois avant son quatre-vingt dixième anniversaire, l’acteur s’est raconté dans une autobiographie, intitulée avec malice Longtemps, je me suis couché tard : l’occasion de le rencontrer et de replonger avec lui dans ses souvenirs, ceux d’un certain âge d’or du cinéma et du théâtre français. Il revient sur sa carrière, oscillant entre la nostalgie d’une époque révolue et le bilan heureux de quatre-vingts dix ans de vie, en posant un regard volontiers lucide et souvent amusé.

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Rencontre avec Jim Cummings

Acteur, réalisateur et scénariste

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Deux jours après avoir reçu le Grand Prix au Festival de Deauville, Jim Cummings nous a reçu pour parler de son premier film, le très réussi Thunder Road, actuellement en salles.

Vous êtes nouveau dans le monde du cinéma, pouvez-vous vous présenter ?

Je viens de Nouvelle-Orléans, en Louisiane. J’ai étudié le cinéma à Boston pendant 4 ans, puis je suis allé à San Francisco où j’étais assistant de production pour la société Industrial Light & Magic de George Lucas. J’ai travaillé sur Captain America, je m’ennuyais à apporter les cafés… J’ai fait cela quelques années, puis j’ai produit des films d’animation, des clips, des publicités, ce qui m’a appris à gérer une équipe. J’ai passé 6 ans effrayé à l’idée de faire quelque chose par moi-même, j’avais peur que ce soit mauvais. Je pensais que je n’étais pas assez doué pour faire quoi que ce soit. Ensuite, à Los Angeles, j’ai travaillé pour des vidéos comiques que je ne réalisais pas, et qui n’étaient pas très drôles. Je m’occupais des budgets et de l’organisation. On faisait trois courts-métrages par semaine. J’ai eu alors envie de faire quelque chose de drôle, j’avais l’ambition d’essayer par moi-même. On a donc tourné le court-métrage Thunder Road en une journée, en six heures, après avoir répété pendant deux mois. Sérieusement, je viens de nulle part. J’étais employé dans cette société, je n’ai pas de formation d’acteur, mais je voulais faire quelque chose qui puisse marquer les gens.

La première séquence de votre film est adaptée de ce court-métrage, Thunder Road. Comment vous est venue l’idée d’en faire un long-métrage ?

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