Rencontre avec : N.T. Binh

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Rencontre avec le critique de cinéma N. T. Binh, commissaire de l’exposition Comédies musicales à la philharmonie de Paris. 

Quelle est la première question que vous vous êtes posée avant de concevoir cette exposition ? Le choix des œuvres a-t-il été difficile ?

La première question que je me suis posée pour l’exposition était de savoir si elle serait chronologique. J’ai décidé que non, qu’elle porterait plutôt sur ce que j’appelle la fabrique de la comédie musicale : comment monter une comédie musicale, quels talents doivent être réunis, les coulisses. Ça me permettait de ne pas être exhaustif, ce qui pose toujours problème quand on fonctionne de manière chronologique. Ensuite, j’ai fait une sélection de films. Dans ma première sélection, il devait y avoir 400 films, avec deux ou trois extraits à chaque fois. Pour des raisons pratiques, économiques et de confort du visiteur, il fallait restreindre. Je suis arrivé à environ 150 extraits de films pour l’exposition.

C’est un genre qui est souvent en lien avec le contexte du monde extérieur, il fonctionne par âges d’or. Pourquoi mettre en place une exposition sur les comédies musicales en 2018 ?

Lorsque j’ai terminé ma dernière exposition à la Cité de la musique, qui portait sur la musique de film, on m’a demandé si j’avais un autre projet. Comme je ne fais que des expositions sur le cinéma, et que la Philharmonie en fait uniquement sur la musique, le choix était restreint. Nous aurions éventuellement pu faire une exposition monographique sur un auteur de chanson ou un compositeur, comme Gershwin. Mais dans les sujets thématiques, j’ai proposé la comédie musicale. J’ai présenté oralement mes idées à Laurent Bayle, le directeur de la Cité de la musique et de l’actuelle Philharmonie, ainsi qu’au directeur du Musée de la musique. Ils étaient d’accord. J’ai envoyé un dossier qui est resté un peu dans les tiroirs, car une exposition se prépare plusieurs années à l’avance. C’était entre 2013 et 2014. Lorsque la nouvelle directrice à la Cité de la musique, Marie-Pauline Martin, est arrivée, elle m’a dit : « J’ai vu votre projet dans les dossiers en attente. J’adore les comédies musicales ». C’est fin 2016, le genre redevient à la mode puisque La La Land vient de sortir, tout le monde ne parle que de ça. Voilà comment le projet s’est mis en train. Au départ l’exposition devait être pour 2019 ou 2020, puis elle a été un peu avancée.

Qu’est-ce qu’une bonne comédie musicale ?

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Chantons Sous la Pluie

Rétrospective comédies musicales

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Donal O’Connor (Cosmo Brown), Debbie Reynolds (Kathie Selden) et Gene Kelly (Don Lockwood) © MGM

Singin’ in the Rain est une chanson écrite par Arthur Freed et Nacio Herb Brown en 1929. Quelques années plus tard, Freed, alors à la tête de l’unité chargée des comédies musicales chez MGM, trouve que sa chanson n’a pas reçu le succès escompté. Il charge Betty Comden et Adolph Green d’écrire une histoire basée sur cette composition. Les deux scénaristes trouvent l’idée de deux stars du cinéma muet qui vont devoir franchir le cap du parlant, donnant alors naissance à Chantons Sous la Pluie. Si à sa sortie en 1953 le film réalisé par Gene Kelly et Stanley Donen n’effectue qu’un score médiocre au box office et ne remporte aucune distinction particulière, il est aujourd’hui considéré comme la meilleure comédie musicale de tous les temps.

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