Mostra de Venise 2021

78e édition

The Power of the Dog marque le grand retour au cinéma de Jane Campion – avec Benedict Cumberbatch.©Kirsty Griffin / Netflix

Cette année, les festivals internationaux réussissent aux réalisatrices françaises. Après le sacre de Julia Ducournau avec Titane à Cannes, Audrey Diwan a reçu le Lion d’or à la Mostra de Venise pour L’événement. En attendant de découvrir ce film, adapté d’un roman autobiographique d’Annie Ernaux, qui sortira en salle le 24 novembre, retour sur quelques films très attendus que nous avons eu l’occasion de découvrir sous le soleil de Venise.

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Festival de Cannes 2021

74e édition

Memoria, d’Apichatpong Wheerasethakul. ©Kick the Machine Films/Burning/Anna Sanders Films/Match Factory Productions/ZDF/Arte/Piano 2021

En choisissant d’attribuer la Palme d’or à Titane de Julia Ducournau, le jury du 74e festival de Cannes a misé sur une proposition audacieuse qui ne nous a toutefois pas convaincus. Mais nous avons fait d’autres belles découvertes durant le festival, dont voici un tour d’horizon.

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La Fête du court métrage

Jusqu’au 30 mars 2021

La fête du court métrage | ADRC

Le festival La Fête du court métrage, qui se tient en ligne du 24 au 30 mars, donne gratuitement accès à plus de 150 films courts. Sa sélection éclectique, subdivisée en de multiples catégories, offre une « galaxie » (selon les termes du festival) de films de tous genres et origines, pour tous les goûts et tous les publics.

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Festival de Cannes 2020

73e édition

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Pas de Palme d’or décernée cette année, mais une sélection de films labellisés « Cannes 2020 » ©Antonin Thuillier/AFP

Si la tenue du festival de Cannes avait été espérée jusqu’au bout par Thierry Frémaux, Pierre Lescure et les cinéphiles les plus optimistes, il a fallu se rendre à l’évidence : le festival n’aura pas lieu. Il s’agit d’une circonstance inédite dans l’histoire du festival. Il y a bien eu la première édition avortée de 1939, et celle interrompue de 1968, mais cette édition 2020 ne pouvait rien contre un contexte mondial tout autant exceptionnel. Le festival n’a cependant pas dit son dernier mot.

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Leçon de scénario de Paul Schrader

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Paul Schrader ©Colin McPherson

Invité par le Forum des images en début d’année pour accompagner la rétrospective de ses films, Paul Schrader avait aussi proposé un cours de scénario. En une heure, il synthétisait dix leçons données habituellement à des étudiants d’universités américaines. Retour sur la méthode d’écriture du scénariste de Taxi Driver.

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Tolkien, voyage en Terre du Milieu

La Bibliothèque nationale de France

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Affiche de l’exposition Tolkien, un voyage en terre du milieu © BnF, The Tolkien Estate Limited / The Tolkien Trust

« Il dessinait les cartes et elles lui servaient de décors pour que ses personnages évoluent. Si l’histoire prenait une autre tournure, il devait revenir sur la carte. C’était la même chose avec les langues et chaque détail » raconte Adam Tolkien, petit-fils de J.R.R. Tolkien, lors d’une rencontre avec le public français à l’occasion de l’inauguration de l’exposition. Une minutie qui caractérise l’auteur connu notamment pour le Hobbit (1937), le Seigneur des anneaux (1972) et le Silmarillion (1977). La Bibliothèque nationale de France, en partenariat avec Tolkien Estate, la Bodleian Library, Vincent Ferré et la famille Tolkien, dédie en cette fin d’année ses 1000m2 à l’auteur et professeur britannique reconnu comme l’une des figures créatrices de la fantasy. 

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James Gray à l’opéra

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Le cinéaste américain met en scène Les Noces de Figaro, son premier opéra ©Vincent Pontet

La fin d’année est chargée pour James Gray. Après avoir livré son odyssée de l’espace intime Ad Astra au mois de septembre, il met en scène un opéra pour la première fois, Les Noces de Figaro, qui se jouera du 26 novembre au 8 décembre au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris. Nous avons assisté à la conférence de présentation du spectacle, donnée vendredi 22 novembre en compagnie du metteur en scène.

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Vampires, de Dracula à Buffy

La Cinémathèque française

Un long couloir obscur, éclairé de (faux) chandeliers, conduit le spectateur à la première salle de l’exposition que la Cinémathèque consacre à la créature légendaire ayant inspiré, de Murnau à Coppola, tant de cinéastes. Le ton est donné : c’est à la fois l’exploration d’un mythe et la reconstitution d’une ambiance qu’ont recherché les commissaires. Et il faut leur reconnaître une certaine inventivité. Un tableau numérique changeant vous présente, en fondu enchaîné, une galerie de vampires iconiques, dont la succession met en évidence leurs liens de parenté ; un cercueil étrangement posé au milieu d’une salle se révèle être une vitrine d’exposition ; plus loin, vous passez devant un miroir dans lequel vous ne vous reflétez pas…

Littérature, peinture, arts plastiques, bande dessinée et bien évidemment cinéma, sans oublier publicités, campagnes de sensibilisation et autres iconographies populaires s’étant réapproprié la figure du vampire, nous font suivre les évolutions de sa symbolique au cours du temps. Depuis le défi que s’étaient lancé au début du XIXe siècle Mary Shelley, Lord Byron et John Polidori d’écrire l’histoire la plus effrayante possible (ayant inspiré Frankenstein à la première et The Vampire au dernier), jusqu’aux adolescents mièvres de Twilight, il a effectivement connu bien des changements. Si dans le premier cas la mode du roman gothique en fait un être terrifiant, il est aujourd’hui mainstream au point de pouvoir servir d’argument promotionnel pour des produits aussi nobles que du fromage à l’ail ou des jus de fruits industriels. Élégant ou bestial, érotique ou monstrueux, empathique ou insensible, ses incarnations sont nombreuses et le mérite de l’exposition est de nous faire comprendre en quoi elles incarnent les préoccupations de chaque époque, avec un souci d’exhaustivité marqué.

Le visiteur effectue ce parcours de façon chronologique, chaque salle abordant un thème et une période, à grand renfort d’extraits de films, d’œuvres diverses, d’affiches, et d’objets issus de tournages cultes. Les cinéphiles fétichistes seront ravis de pouvoir contempler le masque porté par Klaus Kinski dans le Nosferatu de Werner Herzog, ou le costume de Gary Oldman dans le Dracula de Coppola. C’est l’occasion de découvrir la masse, assez effrayante en elle-même, d’œuvres ou de navets inspirées par le vampire. Les néophytes prennent des notes pour nourrir leurs listes de films à voir, tandis que les experts s’exclament avec satisfaction devant chaque nouvelle salle dont ils reconnaissent la plupart des références.

Certes, quelques reproches pourront être fait à l’exposition. Son côté fourre-tout, et quelques tentatives de rattacher au thème des objets qui ne lui sont pas liés de façon très évidente (que vient faire là cette toile de Basquiat ?), accroc qui ne rompt que momentanément le charme de l’expérience. Son ambition d’exhaustivité laisse de côté notamment le jeu vidéo, où la figure vampiriques est pourtant régulièrement exploitée. Enfin, les œuvres évoquées sont assez peu analysées, et quelques panneaux explicatifs supplémentaires auraient pu permettre d’approfondir la démarche ; mais l’ambition de proposer une expérience grand public l’imposait sans doute, et parvenir à constituer cette atmosphère tout en instruisant les visiteurs reste indéniablement une réussite.

Nous vous conseillons bien évidemment de coupler votre visite avec une projection parmi les nombreuses que propose la Cinémathèque sur le même thème. L’occasion idéale d’étancher la soif de visionnages vampiriques qui ne manquera pas de s’emparer de vous au sortir de l’exposition…

Exposition Vampires, de Dracula à Buffy, à la Cinémathèque française. Du 9 octobre 2019 au 19 janvier 2020. Toutes les infos sur le site de la Cinémathèque.

Festival du cinéma allemand 2019

24e édition

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Nina Hoss dans L’audition d’Ina Weisse, film d’ouverture du festival du cinéma allemand 2019 ©Judith Kaufmann / Port au Prince Pictures

Cela fait déjà 24 ans que le cinéma l’Arlequin, situé au cœur du 6e arrondissement de Paris, est devenu un rendez-vous incontournable pour découvrir le cinéma allemand à travers des films inédits. Durant une semaine, une douzaine de longs-métrages sont projetés, dont beaucoup ont été aperçus dans les sections parallèles du festival de Berlin. L’éducation (Benni), la religion musulmane (Oray), le mariage forcé (Juste une femme), le poids des crimes de guerre dans le présent (L’Affaire Collini), les films aux thèmes ancrés dans la société allemande prédominaient, donnant à lire, avec plus ou moins de réussite, un certain état d’esprit de la création contemporaine outre-Rhin. Et cela devient si rare qu’il faut le saluer : les séances sont précédées par des courts-métrage, formats dans lesquels résident, souvent, le plus d’inventivité.

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Masterclass – Christopher Walken

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Christopher Walken, invité d’honneur du Champs-Elysées Film Festival 2019

Quelques jours après l’événement organisé autour de la venue de Jeff Goldblum, le Champs-Elysées Film Festival a marqué les esprits en invitant Christopher Walken, pour des présentations de séances et une masterclass. Devant une salle comble et impressionnée, l’acteur s’est confié sur sa carrière. Petit parcours de sa filmographie à travers des citations choisies.

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