Masterclass – Vittorio Storaro

Retour sur la masterclass de Vittorio Storaro, de passage à Paris début mars.

Le cinematographer (directeur de la photographie) Vittorio Storaro, né à Rome en 1940, reçoit l’amour de l’image par son père projectionniste au Lux Film Studio. Mais en fait, il a plusieurs pères (spirituels) : Bernardo Bertolucci (ils collaborent sur 9 films), Francis Ford Coppola (4 films), Warren Beatty (3 films), Carlos Saura (5 films) et plus récemment Woody Allen (3 films). « Je me suis approprié les rêves de ces cinq cinéastes ».

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Le monde est Stone

Le Forum des images a entamé cette nouvelle année sous le signe de la politique et des mythes américains, en invitant le réalisateur de Platoon et Nixon, Oliver Stone, à l’occasion du programme « Le monde est Stone ». Touché par l’accueil qui lui a été réservé et par l’intérêt que le France porte pour ses films, Oliver Stone annonce d’entrée de jeu se sentir, aux Etats-Unis, « comme un exilé dans son propre pays ». Portrait, à partir de quelques extraits de sa masterclass, donnée samedi devant une salle comble.

Oliver Stone se passionne très vite pour la dramaturgie grecque et la mythologie. La figure d’Alexandre le Grand, qu’il a mise en scène en 2004, peut représenter cette passion qui ne le quitte pas. « Enfant, Alexandre entend des mythes et y croit », les histoires peuvent être les moteurs de l’action. « Sans les mythes, Alexandre n’aurait pas fait toutes ses conquêtes », dit Oliver Stone. Quelle est l‘origine de la mythologie de ses films, et des histoires qui ont façonné son imaginaire ?

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Masterclass – Pablo Larraín

A l’occasion de la 9e édition du festival Un état du monde, le Forum des images rendait un hommage au cinéaste chilien Pablo Larraín. Même si pour lui le cinéma s’apprend et ne s’enseigne pas, il s’est confié au cours d’une masterclass sur son parcours, sa vision du cinéma et de la politique de son pays natal.

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© Victorien Daoût

Les premiers films sont souvent les plus autobiographiques. A 29 ans, deux ans après avoir fondé avec son frère sa propre société de production Fabula, Pablo Larraín tourne Fuga, qui apparaît comme l’histoire du musicien qu’il rêvait d’être. « C’est un peu moi qui joue, la musique c’est ce qui me motive » confie celui qui conçoit la structure d’un scénario comme une symphonie. « Je voulais faire un film sur tout, la musique, l’amour, la folie, le désir ». Le désir. Chez lui, « tout est question de désir ». « Il faut qu’il y ait une sensualité dans le rapport entre le chef opérateur, le cadreur et les acteurs, sinon il y a un malaise qui se voit ». Pour capturer l’instant, « les acteurs doivent absorber la caméra et vivre avec ». En termes techniques, sa conception organique du cinéma se traduit par l’usage de la focale courte qui fragilise l’acteur, et réduit la distance avec le public.

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