Benoit Solès adapte la pièce de Hugh Whitemore pour nous raconter l’histoire d’Alan Turing et son rôle durant la Seconde Guerre Mondiale. À travers ellipses et flashbacks, le metteur en scène Tristan Petitgirard retrace la vie du génie mathématicien, que le film The imitation game (avec Benedict Cumberbatch) avait fait connaître au grand public en 2015.
Avec Jérémy Lopez, Anna Cervinka, Loïc Corbery et Christophe Montenez
Lequel des comédiens de la Comédie-Française saura le mieux répondre à nos questions sur le théâtre ? Jérémy Lopez, Anna Cervinka, Loïc Corbery et Christophe Montenez se sont prêtés au jeu !
Au tout début du film, Charlie (Adam Driver), metteur en scène de l’avant-garde new-yorkaise, et Nicole (Scarlett Johansson), comédienne, se présentent mutuellement dans une succession de saynètes commentées en voix off. Des portraits qui tiennent de l’anodin, et nous font immédiatement entrer dans l’intimité de leur couple. C’est de façon assez brutale que leur séparation est actée : on ne les verra pas heureux ensemble avec leur fils de 8 ans, hormis dans cette ouverture qui racontait le bonheur du quotidien. Une ellipse et les voici dans le bureau d’un conseiller conjugal. Lorsqu’ils rentrent chez eux, après une représentation théâtrale, on comprend que quelque chose s’est arrêté. Leur rupture se passe d’explication. Tout se lit sur les visages, les regards, le mouvement des corps au milieu de cet appartement qui n’est plus celui d’une famille unie.
Le quatrième long-métrage du palestinien Elia Suleiman, récompensé au dernier Festival de Cannes par une indigne « Mention Spéciale », fait partie de ces rares films capables de renouveler notre regard sur le monde. Dans son propre rôle, le réalisateur organise un voyage qui commence et se termine à Nazareth, sa ville natale, passant par Paris puis New York. Là-bas, il traverse de multiples saynètes, toutes plus poétiques et comiques les unes que les autres, dans lesquelles il met en scène sa difficulté à trouver une place en même temps que l’obsession généralisée des états pour l’hyper-sécurité.
Les personnages atteints de troubles mentaux correspondent à la majeure partie de la filmographie d’Edward Norton (Peur primale, Fight Club, American History X, L’incroyable Hulk, etc…). Il n’est donc pas étonnant de le voir endosser avec une facilité flagrante le rôle de Lionel Essrog, le protagoniste du roman Motherless Brooklyn de Jonathan Lethem. Personnage at dans le film, Edward Norton semble aussi l’être sur le plateau, endossant les rôles d’acteur, scénariste, réalisateur et producteur pour s’attaquer au genre très prisé du film noir.
La naissance de la fille de Mathilda (Anaïs Demoustier) et Nicolas (Robinson Stévenin) est accueillie avec joie par toute leur famille, réunie pour l’occasion : la mère de Mathilda (Ariane Ascaride), son beau-père (Jean-Pierre Darroussin), sa demi-sœur et son mari (Lola Naymark et Grégoire Leprince-Ringuet). Seul manque à l’appel Daniel (Gérard Meylan), le père, qui apprend la nouvelle depuis sa cellule de prison. Il s’apprête néanmoins à en sortir et à retrouver les siens, dans une ville de Marseille minée par les mutations économiques.
Si Marivaux reste l’un des auteurs du XVIIIe siècle les plus joués au théâtre, Emmanuel Daumas choisit de mettre en scène L’heureux stratagème, une de ses pièces les moins représentées. Revendiquant les bienfaits de l’infidélité, la Comtesse n’hésite pas à délaisser Dorante pour les bras du Chevalier. Ce dernier, se laissant séduire, brise le cœur de la Marquise qui se décide à élaborer un stratagème pour le récupérer. Dorante et elle feindront l’amour pour provoquer la jalousie de leurs anciens compagnons.
Sarah fait partie des trois astronautes choisis pour partir en mission d’un an, en vue d’un voyage sur Mars. Elle s’entraine ardemment à l’approche de son départ, événement tant attendu bien que source d’inquiétude. Si elle est une astronaute expérimentée, qui impressionne ses collègues masculins au cours de leur préparation physique, elle est aussi une mère qui a peur de quitter sa fille.
Les contes des Mille et une nuits version 2019, ça donne quoi ? Le metteur scène Guillaume Vincent s’attaque aux contes orientaux pour leur donner une dimension moderne, horrifique, érotique, sociale et politique. Sur la scène de l’Odéon, sa troupe d’acteurs s’attèle à jouer différents petits épisodes enchâssés dans le récit de Schéhérazade.
Le voile bleu qui orne l’arrière-scène du Pantages Theatre à Minneapolis fait ressortir ces grands yeux clairs qui donnent à Seth Meyers un air d’étonnement constant. Avec les traits angéliques et joueurs d’un enfant, le comédien s’attelle pourtant à évoquer la paternité. Un sujet déjà bien exploité mais auquel l’humoriste apporte un nouveau souffle. Ce n’est pas tant la manière avec laquelle il traite ce thème qui lui procure une originalité particulière mais bien son appréhension de la scène. Présentateur du Late Night with Seth Meyers, nous sommes habitués à le voir se livrer à l’exercice du monologue en début d’émission, un type de stand up extrêmement formaté. C’est donc un agréable changement que de le voir se réapproprier la scène le temps d’une soirée et manier l’humour plus librement.