
À l’image du personnage incarné par Scarlett Johansson, soudain frappé de cécité au volant par un éclat solaire qui provoque l’accident, James Gray semble ici victime de l’éblouissement que lui renvoie son propre cinéma. La lumière n’est plus tout à fait celle qui dans ses premiers films mettait au jour les apories morales de ses personnages mais elle prend des allures d’une clarté rétrospective, presque crépusculaire, qui reconduit le cinéaste à ses propres images et à ses mêmes mythologies.
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