
Entre toutes les locutions figées que la presse affectionne, trône bien placée la mention « film important ». Ou pire : « nécessaire ». Justifiant l’éloge critique d’un film aux qualités formelles souvent négligeables, autant que ses intentions politiques peuvent sembler salutaires. Décrédibilisant toute objection critique, attentive à ce que les images montrent ou manquent, à ce qu’elles font, plutôt qu’aux discours qu’elles charrient. Cette fois-ci, on peut le dire : Derrière les drapeaux, le soleil est un film important. Pour ce qu’il accomplit politiquement dans sa forme : la recomposition d’une mémoire décomposée. Un travail historiographique par les moyens stricts du cinéma.
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