
Salomé, neuf ans, scrute derrière la porte vitrée de la maison le rituel que sa grand-mère réalise pour accompagner le défunt qui gît à ses pieds. Déjà, les plans enserrent la fillette, dans une buée d’or, qui la fait devenir voyante, enchanteresse. Puis, c’est enroulée dans un rideau qu’elle est appelée par la vieille dame, qui allume avec elle des cigarettes afin d’apaiser le mort, et chante du bout des lèvres des prières. D’emblée s’amorce une cohabitation entre vivants et morts, réalisme et onirisme.
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