
Dans l’arrière-boutique, Halim travaille le tissu. L’étoffe bleue coule entre les doigts de l’homme, fraîche et légère, et la caméra s’attarde sur la douceur avec laquelle elle est touchée, caressée, sur la bobine de fil d’or posée par-dessus. Maryam Touzani déplie son film de la même manière : lente et délicate, elle laisse le temps aux personnages de nous révéler des profondeurs et une humanité insoupçonnés.
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