
La prémisse du film est posée d’emblée. Sous l’inscription, propre et nette, « Il faut tout un village pour élever un enfant », un gribouillis répond à l’arrache « Je me débrouille très bien toute seule, merci ». Georgie n’a besoin de personne. À 12 ans, elle passe l’aspirateur, réarrange les coussins du canapé et lave la vaisselle. Rapide, impertinente, elle parle vite et fort, et peut aussi bien balancer des coups de poings qu’entamer des petites danses pour se sortir de situations inconfortables. Mais, dans un coin du plafond, une mini pierre tombale est dressée pour une araignée disparue, reflet grinçant de la perte que vient de vivre Georgie : les vidéos sur son portable sont les dernières traces de sa mère, morte récemment. Georgie n’a besoin de personne ; de toute façon, personne n’est là pour elle.
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