Les Traducteurs

Au cinéma le 29 janvier 2020

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© Mars films / Trésor films

Un riche éditeur enferme neuf traducteurs dans un bunker de luxe afin qu’ils traduisent le dernier roman d’un célèbre auteur. Malgré ces conditions d’enfermement et de surveillance drastiques, les dix premières pages du roman apparaissent sur internet. 

Qui parmi les neufs traducteurs est le coupable ? L’éditeur névrosé incarné par Lambert Wilson se lance alors dans une enquête intense qui devient vite complètement démesurée. La mise en place de l’intrigue, un peu rapide et surtout trop caricaturale – chaque traducteur est un stéréotype parfait du pays dont il vient – ne nous permet aucun attachement aux protagonistes. Cette distance que prend involontairement le spectateur avec l’intrigue et les personnages, installe un manque d’investissement de sa part. Le sort des personnages et la résolution même du film ne l’atteignent finalement que très peu. Ce scepticisme qui l’empêche d’être emporté réellement par cette fiction provient non seulement d’une caractérisation superficielle des personnages mais surtout d’un manque de crédibilité indéniable.

Le point de départ du scénario, soit l’enfermement de neuf personnes dans un bunker, est certes peu réaliste mais l’on s’en accommode facilement. C’est après l’occurence du fameux élément déclencheur que l’intrigue s’emballe avec une rapidité et un manque de cohérence presque risible. Cet extrémisme que l’on retrouve dans toutes les réactions des personnages provoque une perte de toute empathie pour eux. 

À la fois simpliste et maladroit dans la création même de son intrigue, le film tombe au moment de sa résolution dans un amas insensé de violence et de psychologie de bas étage. Malgré une idée originelle intrigante, le film de Régis Roinsard s’avère donc être une déception manifeste.

Les Traducteurs / De Régis Roinsard / Avec Lambert Wilson, Alex Lawther / France / 1h45 / Sortie le 29 janvier 2020.

Auteur : Chloé Caye

cayechlo@gmail.com

Une réflexion sur « Les Traducteurs »

  1. Mention spéciale quand même pour la garde-robe des traducteurs. On y retrouve Madame Blanche, Madame Rouge, Madame Jaune moutarde, Monsieur Blue-jean et le professeur violet.
    On dirait qu’ils ont tellement eu peur qu’on ne distingue pas les personnages qu’ils ont rajouté des étiquettes de couleur…

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