My Fair Lady

Rétrospective comédies musicales

my_fair_lady_-_h_-_1964
Rex Harrison (Henry Higgins), Audrey Hepburn (Eliza Doolittle) et Wilfrid Hyde-White (Colonel Pickering) © Warner Bros.

My Fair Lady est la dernière comédie musicale réalisée par George Cukor (Indiscrétions, Une étoile est née) en 1964. Cette adaptation de Pygmalion de Shaw est d’abord une comédie musicale à succès a Broadway avant de devenir l’objet d’un film produit par Jack Warner. Il s’agit de l’histoire d’Eliza Doolittle, une pauvre marchande de fleurs que le professeur Henry Higgins va prendre sous son aile afin de tenir le pari de pouvoir la faire passer pour une dame de la haute société lors d’un bal important.

L’oeuvre de Cukor qui garde son aspect très théâtral, réjoui tout d’abord de par ses fresques visuelles. Comme la plupart des grosses productions des années 60, My Fair Lady est fondamentalement hyperbolique. Qu’il s’agisse des décors et des costumes crées par Cecil Beaton, de la mise en scène ou de l’organisation dans le cadre, l’oeuvre est très représentative d’un certain type de comédie musicale, qui prône le beau avant l’authentique. Mais si le film paraît superficiel, cela ne fait qu’accentuer son charme : sa fabrication millimétrée, le rend absolument impeccable. 

Son casting reprend certains des acteurs à l’origine des rôles à Broadway, comme Stanley Holloway, dont les passages, certainement très amusants sur scène, deviennent malheureusement un peu longs dans la version filmée. On retrouve aussi Rex Harrison qui reprend son rôle de Henry Higgins, personnage qui semble écrit spécialement pour lui. C’est cependant le choix d’Audrey Hepburn pour interpréter la personnage principal qui fait débat. L’actrice britannique reprend le rôle créé par Julie Andrews sur scène et qui, pour beaucoup, restait le choix idéal pour cette adaptation. Effectivement, possédant une élégance naturelle, Hepburn est peu crédible pour jouer une fille pauvre, sans éducation, et elle nécessitait de plus une doublure pour tous les passages chantés. Pourtant, dès qu’elle commence à se transformer en véritable femme, l’aura qu’elle dégage prend le dessus et il devient impossible d’imaginer quelqu’un d’autre à sa place. Sa beauté presque enfantine et douce contraste avec l’apparence rude et adulte de Rex Harrison, faisant du dénouement de leur relation un plaisir à observer.

L’autre élément majeur de la réussite, aussi bien de la pièce que du film, est évidemment la musique composée par Frederick Loewe, avec des paroles d’Alan Jay Lerner, également auteur du livret à Broadway et du scénario du film. Ces chansons absolument magnifiques restent parmi les plus belles du genre, faisant de My Fair Lady un film enchanté et enchanteur.

My Fair Lady réalisé par George Cukor / Avec Audrey Hepburn, Rex Harrison, Wilfrid Hyde-White et Stanley Holloway / 1964 / A la Cinémathèque Française le 31 décembre 2018

Auteur : Chloé Caye

cayechlo@gmail.com

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s