Ganache Festival – 1ère séance

Le vendredi 21 avril marquera le lancement du Ganache Festival ! La première séance sera débutée par la projection du court-métrage inédit Les Vacances d’Emmanuelle Bercot, marraine du festival. Puis, au programme :

Quand on aime, il faut partir, de Joseph Rozé et Pablo Cotten :

Clin d’œil au vers de Cendrars « Quand tu aimes, il faut partir », l’injonction du titre s’adresse aux deux personnages principaux, un jeune premier et une actrice chevronnée qui tournent un film dans le film. La mise en abîme se révèle par l’injonction « Coupez ! » qui interrompt la scène d’ouverture, une déclaration amoureuse pseudo-poétique au bord d’une piscine, à la nuit tombée. Le filtre qui fabriquait une nuit américaine est ôté de l’objectif, et révèle un soleil à son zénith. Nous assistons aux derniers jours du tournage sérieux et heureux d’une romance assez grotesque. Les réalisateurs de Quand on aime, il faut partir, mettent en scène avec humour et tendresse le trouble amoureux qui s’invite entre les deux comédiens, au cours du dernier jour de tournage du jeune premier. La musique originale de Kids Return berce avec mélancolie la journée progressivement déclinante, le décor d’un tournage qui prend fin et les adieux du comédien. Une parenthèse cinématographique qui se ferme comme s’ouvrait La Prisonnière du désert de John Ford : une fenêtre sur un paysage ocre et montagneux. Un petit film qui murmure avec délicatesse son amour du cinéma. – Claire Massot

Flower in a shell, de Floriane De Gracia et Alexis Braun :

Moment flottant qui contemple une performance dansante, Flower in a shell filme l’éclosion d’un être, qui s’extirpe peu à peu de son cocon. Plus qu’une performance, c’est alors une manière pour Floriane De Gracia et Alexis Braun de toucher à la matière corporelle, dans ce qu’elle peut avoir de beau mais aussi de fondamentalement bizarre. – Paul Pinault

Succulente, de Eliott Margueron :

Créer c’est aussi parfois se détruire. C’est en tout cas ce que tend à démontrer le protagoniste de Succulente. Personnage sans nom, seul, plongé dans un quotidien morne, en lutte avec ses ambitions artistiques. C’est presque une naissance à laquelle nous assistons quand, après son appel quotidien à sa mère, il se met à utiliser le piètre isolement sonore de son immeuble et la vie trépidante (ou juste vivante) de ses voisins comme base d’écriture. Très vite il perd le contrôle, se noie dans un voyeurisme qui dépasse sa création pour finalement ne plus en distinguer grand chose. Tout se confond, la mise en scène suit les espaces, les voix et les chronologies qui se mêlent… Puis tout implose dans une séquence finale aussi belle que dévastante. – Pierre Gaudron

Avant-garde, de Maxime Azzopardi et Adrien Guedra-Degeorges :

Qu’est-ce que l’art ? C’est cette grande question que deux gardes-frontière essayent de résoudre avec application. Ils ont à disposition un galeriste frustré, une sculpture d’art contemporain et un formulaire administratif aux demandes très sérieuses. Comédie absurde qui joue sur les oppositions fondamentales entre art et bureaucratie, contemplation et divertissement, et même ennui et frustration, Avant-garde se délecte des souffrances de ses personnages et n’hésite pas à repartir avec autant d’ironie qu’il est arrivé. – Alma Meillassoux

1ère séance : vendredi 21 avril à 18h30 au cinéma le Grand Action.

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