
En 2024, dans son film Babygirl, Halina Reijn piratait déjà la comédie romantique en y insufflant une relation BDSM entre une dirigeante de la tech interprétée par Nicole Kidman, et son stagiaire, campé par Harris Dickinson. La réalisatrice néerlandaise accomplissait un vrai tour de force en débarrassant les rapports sadomasochistes des idées reçues qui leur collent à la peau : déviances psychologiques, perversions sexuelles, et asymétrie de pouvoir. Basés au contraire sur l’écoute, l’attention à l’autre et le consentement, les jeux de domination auxquels s’adonnaient les deux personnages aboutissaient à la création d’un espace de liberté partagée, d’affranchissement des masques sociaux et de renoncement à d’étouffantes injonctions. Dans ce cadre sécurisé, Romy, girlboss et mère modèle pressurisée de toutes parts, retrouvait la possibilité d’explorer ses désirs et, surtout, de douter.
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