Dans son troisième long-métrage, Coup de foudre, Diane Kurys déploie dans une veine autobiographique (que l’on retrouvait déjà dans Diabolo Menthe) le vécu de sa propre mère, d’origine juive, internée au camp de Perpignan en 1942.
Parmi les rôles complexes, obscurs et tortueux interprétés par Isabelle Huppert, on compte celui d’Erika Kohut dans La pianiste de Michael Haneke : un film dérangeant, portant un trio de personnages ambigus et déroutants, dont les relations interrogent les rapports entre hommes et femmes.
Le genre du film noir, dont fait partie Acte de violence de Fred Zinnemann, est marqué par la psychanalyse, en ce qu’il propose des personnages torturés par leur passé et emprisonnés dans des situations inéluctables, dont la seule issue est une fin tragique. C’est bien le cas de Frank Enley, dont la vie paisible et respectable va être entravée par l’arrivée d’un vétéran invalide, Jo Parker, qui partageait son régiment lors de la Seconde Guerre Mondiale. Plus qu’une histoire de vengeance pour trahison et lâcheté, Fred Zinnemann donne à voir les conséquences traumatiques du conflit sur la psyché des protagonistes.