Dans Oh, Canada, Paul Schrader offre à ses personnages torturés un regain d’humanité. Dans les derniers moments de sa vie, le grand documentariste Leonard Fife accepte de se confier devant la caméra de deux de ses anciens élèves. Il profite de cette mise en scène pour révéler à sa femme les secrets de sa jeunesse.
Après Sur le chemin de la rédemption et The Card Counter, Paul Schrader signe avec Master Gardener le dernier volet de sa trilogie dite bressonnienne. Au risque de lasser les spectateurs, le cinéaste reprend les thèmes qui l’obsèdent – la violence, le pardon, la vengeance – autour d’une métaphore cette fois-ci végétale. Narvel Roth (Joel Edgerton), jardinier taiseux et méticuleux, s’occupe avec soin de Gracewood Gardens, le parc de la vénéneuse Mrs Haverhill (Sigourney Weaver). Lorsque celle-ci lui demande d’engager sa petite-nièce Maya (Quintessa Swindell) comme apprentie, il accepte bon gré mal gré. Mais côtoyer cette dernière fait ressurgir chez lui un passé sombre dont son corps porte encore les stigmates.
Invité par le Forum des images en début d’année pour accompagner la rétrospective de ses films, Paul Schrader avait aussi proposé un cours de scénario. En une heure, il synthétisait dix leçons données habituellement à des étudiants d’universités américaines. Retour sur la méthode d’écriture du scénariste de Taxi Driver.