Dans Nuremberg, James Vanderbilt retrace les événements qui mènent au procès historique. Ce qui intéresse principalement le cinéaste ce sont les échanges (fictifs) entre les prisonniers nazis et un psychiatre envoyé par l’armée américaine pour étudier leur comportement et éviter toute tentative de suicide. Un programme alléchant que Nuremberg réduit rapidement et efficacement à néant.
Par leur diversité, les douze courts métrages sélectionnés à l’occasion de l’édition 2023 du Champs-Elysées Film Festival témoignent de la vivacité et de l’inventivité du cinéma indépendant américain. En voici un aperçu, au travers des six films qui composaient le second programme :
Son ancien petit ami lui a lancé de l’acide, elle doit reconstruire sa vie avec des blessures qui ne partiront jamais. Jade sort de l’hôpital défigurée et affaiblie, tant physiquement que psychologiquement. Elle retrouve sa mère, dépassée par ses responsabilités, et sa fille de deux ans, terrorisée par le nouveau visage de sa mère. Le geste destructeur ne nous sera pas montré, car Dirty God se centre sur la reconstruction post-traumatique. Jade n’a pas d’autre choix que d’aller de l’avant pour apprendre à vivre avec sa personne abîmée, à refaire corps avec sa féminité. La symbolique d’un raccord montrant la jeune fille dans le train fantôme d’un parc d’attraction puis dans le métro résume bien l’épreuve difficile qu’elle va devoir surmonter.