Rencontre avec : Abel Ferrara et Cristina Chiriac

Réalisateur / Actrice

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Tommaso, le nouveau film d’Abel Ferrara ©Les Bookmakers / Capricci Films

Préparer une rencontre avec Abel Ferrara est un exercice en soi. D’abord parce qu’il est connu pour être difficile à interviewer (« Publier une interview en bonne et due forme d’Abel Ferrara relève de l’impossible ou du prix Pulitzer » dixit Frédéric Bonnaud dans les Inrocks). Ensuite, parce que passer trente minutes avec un pilier du cinéma américain, ça n’arrive pas tous les jours. Le rendez-vous était pris dans un café du 9e arrondissement de Paris, en début d’après-midi, pour parler de son nouveau film Tommaso, long-métrage très autobiographique qui fait le portrait d’un artiste torturé incarné par Willem Dafoe. Entouré de Cristina Chiriac, son épouse qui joue l’autre rôle principal, et de leur fille de cinq ans Anna Ferrara, également dans le film, c’est un homme apaisé que nous avons rencontré, différent de la légende que l’on fabrique encore autour de sa personnalité.

[Alors que l’entretien commence, Abel Ferrara est sorti du bar, Cristina Chiriac prend place]

Avant la première projection du film à Cannes l’année dernière, vous aviez dit « n’ayez pas trop d’attentes » ! C’était une entrée en matière surprenante.

Cristina Chiriac : C’est vrai ! Je pense que ne pas avoir d’attentes avant de regarder un film est la meilleure façon de le découvrir.

Le personnage que vous incarnez dans Tommaso semble très proche de vous. L’avez-vous abordé en terme de composition ?

CC : Non, j’étais totalement moi-même. Il y a bien sûr des limites que l’on ne peut pas franchir, mais j’ai essayé d’être la plus vraie et naturelle possible. Abel dirige ses acteurs, mais chacun peut développer sa propre vision. Tout le monde a sa propre manière de percevoir l’art. Je n’ai pas pris le tournage comme un travail, mon rôle faisait partie de moi-même. C’est ce que j’ai appris en faisant Tommaso.

Christopher Walken a raconté que les tournages d’Abel Ferrara étaient chaotiques. Êtes-vous d’accord avec lui ?

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Dirty God

Au cinéma le 19 juin

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Vicky Knight incarne Jade, victime d’une attaque à l’acide @The Jokers/Les Bookmakers

Son ancien petit ami lui a lancé de l’acide, elle doit reconstruire sa vie avec des blessures qui ne partiront jamais. Jade sort de l’hôpital défigurée et affaiblie, tant physiquement que psychologiquement. Elle retrouve sa mère, dépassée par ses responsabilités, et sa fille de deux ans, terrorisée par le nouveau visage de sa mère. Le geste destructeur ne nous sera pas montré, car Dirty God se centre sur la reconstruction post-traumatique. Jade n’a pas d’autre choix que d’aller de l’avant pour apprendre à vivre avec sa personne abîmée, à refaire corps avec sa féminité. La symbolique d’un raccord montrant la jeune fille dans le train fantôme d’un parc d’attraction puis dans le métro résume bien l’épreuve difficile qu’elle va devoir surmonter.

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Long way home

Au cinéma le 13 février

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©Condor Distribution

Angel, 18 ans, sort de prison et rentre dans sa famille d’accueil à Philadelphie. Son retour lui permet de renouer les liens avec sa petite sœur Abby, et démarre une histoire de vengeance sur les traces de leur père, responsable de la mort de leur mère.

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