Rencontre avec : Henri Guybet

Acteur

25119-170202162251122-01 2.jpg
Le comédien Henri Guybet @Le Pays d’Auge/JeanMichelG

  « Si je devais retenir quelques films parmi ceux que j’ai fait ? Ils sont tous à garder parce qu’ils m’ont tous apporté quelque chose. Par contre, il y en a un que je n’ai jamais fait et que j’aimerais essayer, une fois peut-être, pour voir ce que ça fait… Un rôle très bien payé ! » C’est avec humour et bienveillance qu’Henri Guybet se prête au jeu de l’interview et jète un regard rétrospectif sur sa vie d’acteur. Rieur et joyeux, à 82 ans, le comédien est encore très actif : ce soir, il monte sur la scène du théâtre Daunou à Paris, après une longue tournée en province, pour interpréter une pièce écrite et mise en scène par ses soins, Un drôle de mariage pour tous, qui raconte l’histoire de deux amis qui décident de se marier, à la perplexité de leur entourage. Nous le rencontrons avant que ne soient frappés les trois coups. « La scène, c’est l’endroit où je vis. Lorsque j’entre en scène, j’existe. L’art dramatique détient ce pouvoir inouï d’émouvoir. Au lieu d’essayer de vous convaincre ou de vous raisonner, il vous chatouille l’épiderme et fait marcher votre sensibilité. Il vous fera peut-être même rêver. Et en rêvant, on réfléchit parfois beaucoup mieux. » Heureux de continuer à monter sur scène quatre fois par semaine, Henri Guybet, dont la façon de parler porte en elle l’éloquence de l’acteur de théâtre, se sent chez lui sur les planches, comme depuis ses débuts. Il se souvient de sa première fois. «J’avais environ 16 ans lorsque j’ai créé une troupe amatrice avec des copains. Notre premier spectacle était un spectacle de commedia dell’arte, j’interprétais Arlequin… Dans notre imaginaire, nous étions particulièrement fasciné par Les Enfants du paradis, le film extraordinaire de Marcel Carné. Nous recréions des scènes, j’étais Pierre Brasseur, un copain faisait Jean-Louis Barrault et une copine était notre Arletty. C’était mes premières émotions. Je me suis aperçu que quelque chose se passait devant les spectateurs… alors j’ai commencé à me dire qu’il fallait que j’en fasse un métier. »

Continuer à lire … « Rencontre avec : Henri Guybet »