Par leur diversité, les douze courts métrages sélectionnés à l’occasion de l’édition 2023 du Champs-Elysées Film Festival témoignent de la vivacité et de l’inventivité du cinéma indépendant américain. En voici un aperçu, au travers des six films qui composaient le second programme :
Présidente du jury courts-métrages au Champs-Élysées Film Festival cette année, Rebeka Warrior nous confie ce que le format court représente pour elle, les compositeurs de musique de film qui l’ont marquée et nous parle des clips de Sexy Sushi, KOMPROMAT et Mansfield.TYA.
Président du jury longs-métrages au Champs-Elysées Film Festival cette année, Bertrand Bonello a répondu à nos questions sur son rôle de juré, le cinéma indépendant, le contexte de production des films et l’évolution du festival.
Après le tendre Petit Samedi, premier long métrage documentaire, Paloma Sermon-Daï se lance dans la fiction, avec Il pleut dans la maison. À la croisée des chemins entre film de vacances, drame social et récit d’apprentissage, le film brosse le portrait d’un frère et d’une sœur, Makenzy et Purdey, qui, face à une mère instable, sont contraints de quitter précocement l’adolescence. La précarité économique et sociale des personnages s’inscrit dans le titre : aussi poétique soit-il, il est avant tout programmatique. Il ne s’agit pas d’une jolie tournure, mais d’un constat que fait Purdey à ses dépens ; le vasistas de sa chambre n’est plus étanche.
May plonge dans la foule avec aisance, elle y nage sans s’y noyer, s’y fond sans disparaître. Encore plus à la surface et presque à l’opposé d’elle, Tom observe, absent et distant. Après s’être rencontrés plus jeunes, ils se croisent et May reconnait Tom : « Vous m’avez dit que depuis votre plus tendre enfance, vous aviez l’impression d’avoir été choisi pour quelque chose d’exceptionnel et d’étrange… prodigieux, terrifiant, et qui devrait vous arriver tôt ou tard… ».
Dans le service de psychiatrie de l’hôpital Beaujon, il n’y a plus qu’un seul psychiatre. Le bateau coule, mais le Dr Jamal Abdel Kader ne quitte pas le navire. Malgré des conditions de travail qui se dégradent de jour en jour, il remplit sa mission avec une déontologie héroïque au vu du contexte critique. Il lutte contre la cadence impossible qu’on lui impose, s’efforçant de prendre le temps d’écouter pour mieux soigner.
Après Sur le chemin de la rédemption et The Card Counter, Paul Schrader signe avec Master Gardener le dernier volet de sa trilogie dite bressonnienne. Au risque de lasser les spectateurs, le cinéaste reprend les thèmes qui l’obsèdent – la violence, le pardon, la vengeance – autour d’une métaphore cette fois-ci végétale. Narvel Roth (Joel Edgerton), jardinier taiseux et méticuleux, s’occupe avec soin de Gracewood Gardens, le parc de la vénéneuse Mrs Haverhill (Sigourney Weaver). Lorsque celle-ci lui demande d’engager sa petite-nièce Maya (Quintessa Swindell) comme apprentie, il accepte bon gré mal gré. Mais côtoyer cette dernière fait ressurgir chez lui un passé sombre dont son corps porte encore les stigmates.
Tomas est un réalisateur autoritaire, impétueux et arrogant. À la fin de son nouveau tournage, bien que marié à Martin, il se retrouve à batifoler avec Agathe. La peur de l’échec de son nouveau film fait discrètement irruption dans sa vie personnelle et le jeune homme cherche l’amant que le flattera le plus.
Riddle of Fire est une déclaration d’amour couleur pastel, aux pouvoirs de l’imagination, et par là-même, aux puissances du cinéma, filmée à hauteur d’enfant, donc de songes.
Grand favori pour le Prix d’interprétation l’année passée pour Red Rocket, Simon Rex était de retour à Cannes cette année pour présenter l’excellent The Sweet East de Sean Price Williams. L’acteur nous a raconté la construction de ce personnage, des plus atypiques :