Courts métrages américains – Programme 2

Champs-Elysées Film Festival 2023

Par leur diversité, les douze courts métrages sélectionnés à l’occasion de l’édition 2023 du Champs-Elysées Film Festival témoignent de la vivacité et de l’inventivité du cinéma indépendant américain. En voici un aperçu, au travers des six films qui composaient le second programme :

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Causerie : Rebeka Warrior

Présidente du jury courts-métrages au Champs-Élysées Film Festival cette année, Rebeka Warrior nous confie ce que le format court représente pour elle, les compositeurs de musique de film qui l’ont marquée et nous parle des clips de Sexy Sushi, KOMPROMAT et Mansfield.TYA.

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Pornomelancolia

Au cinéma le 21 juin 2023

© Epicentre Films

La pornographie érigée en art à part entière ? Voilà un pitch prétexte soit à un humour graveleux ou à une provocation facile. Pour son premier film au sujet risqué, le réalisateur argentin Manuel Abramovich décide dès l’ouverture de prendre son public à revers : Lalo, le protagoniste, seul dans la rue, isolé par un plan statique qui s’étire et l’isole au milieu de tous, éclate en sanglot. Cette soudaine explosion d’émotion hante le reste de l’œuvre, exploration surprenante du monde du porno et d’une mélancolie impossible à guérir.

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Rencontre avec : Patric Chiha

Projeté à la Berlinale dans la catégorie Panorama, La Bête dans la jungle est le cinquième long-métrage de Patric Chiha. À l’occasion de la sélection du film au Champs-Elysées Film Festival et de sa sortie en salle, le réalisateur a répondu à nos questions sur ce dernier film, d’une ambition folle.

Quand avez-vous découvert le roman d’Henry James ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’adapter La Bête dans la jungle ?

Platon a une très belle idée là dessus, il dit que les idées volent en l’air et nous tombent dessus. Elles tombent sur une personne, pas toujours celle qu’on pense. C’est un concept que je déforme peut-être car je ne connais pas assez bien Platon mais que je trouve très beau, je l’utilise beaucoup en tournage. La Bête dans la jungle m’est tombée dessus, il y a dix ans environ. Au delà de la beauté du roman, il me parlait très fortement, dans son thème, dans ses tensions entre le réel et le rêve, entre le fantasme et la réalité, entre ce que nous attendons et ce que nous faisons. Il me semble que le roman évoque cette tension presque comme un mythe, à la fois très simplement et très mystérieusement. C’est un livre qui m’échappe toujours. Et c’est justement parce qu’il m’échappe que j’ai eu envie d’en faire un film. C’est en grand roman donc j’ai été très respectueux envers la forme, le langage et le style. Et un jour, en rentrant chez moi, dans ce virage qui monte, j’ai compris qu’il fallait le faire en boîte de nuit. Alors qu’au départ, je ne savais pas ce que j’allais faire de ce roman. Je savais seulement que je n’allais pas l’adapter comme ça, qu’il fallait me l’approprier. Et c’est cette boîte de nuit qui était la clef, qui m’a autorisé à me lancer. Très vite, ça m’a semblé être l’idée juste : la boîte de nuit comme espace où documentaire et fiction se mêlent. Un espace où nous attendons quelque chose.

Comment avez-vous choisi cette boîte de nuit, qui, au cour du film devient paradoxalement familière en restant assez labyrinthique ?

Avant ça, il y a eu une longue période d’écriture parce que c’est un roman très difficile : ce sont deux personnes qui attendent quelque chose 25 ans mais c’est aussi une romance, un mélodrame et l’histoire de cette boîte, fictionnelle. Je me suis longtemps demandé s’il fallait que je m’appuie sur une boite réelle, pour raconter son histoire. Ça aurait pu être le Palace à Paris, le Trésor à Berlin, ou le Heaven à Londres. Pourtant, je sentais bien que ça ne devait pas être l’histoire d’une boîte mais de toutes nos boîtes, de toutes nos fêtes. Trouver le lieu était assez difficile, notamment pour des raisons de co-production. Nous avons tourné en Belgique, car j’ai étudié là bas et y suis beaucoup sorti aussi. Il fallait une boîte qui ressemble à un théâtre : un endroit où nous pouvons être acteurs ou spectateurs. Il y avait vraiment cette question du balcon et de la place du spectateur dans le film. Parce que quand nous allons en boîte, nous sommes à la fois ceux qui dansons et ceux qui regardons danser. Ce sont deux activités qui se mêlent et qui sont toutes les deux excitantes. Et le lieu qu’on a trouvé est réellement une boîte, construite dans un ancien cinéma des années 50. Tout l’enjeu était alors de remplir la boîte, en plus en temps de COVID… 

Il y a quelque chose de très répétitif dans l’histoire mais aussi visuellement étant donné qu’il s’agit d’un huis-clos, comment éviter que le film devienne redondant ?

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Passages

Au cinéma le 28 juin 2023

© SBS Distribution

Tomas est un réalisateur autoritaire, impétueux et arrogant. À la fin de son nouveau tournage, bien que marié à Martin, il se retrouve à batifoler avec Agathe. La peur de l’échec de son nouveau film fait discrètement irruption dans sa vie personnelle et le jeune homme cherche l’amant que le flattera le plus.

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Marcel le coquillage (avec ses chaussures)

Au cinéma le 14 juin 2023

© L’Atelier Distribution

Une balle de tennis tombe le long d’un grand escalier de bois, rebondit contre le pied d’une table, tourne à l’aveuglette sur le carrelage et finit par buter contre un mur. Une ouverture apparaît à sa surface pour laisser sortir son conducteur : un bigorneau, pas plus grand qu’un ongle, avec un œil en pâte à modeler et deux chaussures roses. C’est ainsi qu’on rencontre Marcel, le petit coquillage avec ses chaussures et la sagesse d’un américain de la génération Y.

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Depuis Cannes : Anthony Chen

Festival de Cannes 2023

Invité à Cannes pour la quatrième fois, Anthony Chen vient cette année présenter Un Hiver à Yanji. Le réalisateur nous a raconté la genèse de cette histoire d’amour peu commune, sélectionnée dans la catégorie Un certain regard.

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Le Vrai du faux

Au cinéma le 7 juin 2023

© Météore films

Armel Hostiou n’est pas Armel Hostiou. Un homme usurpe son compte Facebook pour organiser des castings à Kinshasa, la capitale de la république démocratique du Congo. Incapable de prouver aux modérateurs du réseau social qu’il est le « vrai » Armel, le réalisateur décide d’aller traquer son double dans une cité foisonnante dont il ne connait rien. 

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Fleur Pâle

1964 / Ressortie le 31 mai 2023

© 1964 / 2022 SHOCHIKU CO., LTD. 

Dans Fleur Pâle, Masahiro Shinoda met en scène le retour de Muraki après trois ans d’emprisonnement pour homicide. Le meurtre de quelqu’un d’autre devient ici l’ultime don de soi aux yakuzas. La vie de Muraki appartient au clan, elle appartient à Tokyo. Seul, il erre dans cette ville dont les lumières bleutés subliment son spleen.

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L’Île rouge

Au cinéma le 31 mai 2023

© Memento Distribution

Des pieds nus dansent sur de la terre rouge, des parachutes comme un immense drap blanc recouvrent l’île entière, deux hommes sur une barque, et des cannes à pêche sans fil. Dans une grande caisse en bois, Thomas observe les adultes, ses livres de Fantômette en main. Comme elle, il essaye de voir ce qui est caché, de remarquer les indices que personne d’autre ne décèle, de percer les secrets derrière les façades.

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