Le Poison

Rétrospective Billy Wilder / Palme d’or

the lost weekend 1
Ray Milland (Don Burnham) et Howard Da Silva (Nat, le barman) © Paramount Pictures

Tourné en 1945, Le Poison reste probablement l’une des œuvres les plus sombres de Billy Wilder. Le cinéaste, connu pour son approche sarcastique, s’attaque ici, sans une pointe d’humour, à la question de l’alcoolisme.

Continuer à lire … « Le Poison »

Les romances croisées de Billy Wilder : La Valse de l’Empereur et Avanti!

Rétrospective Billy Wilder / Analyse

avanti
Juliet Mills (Pamela Piggott) et Jack Lemmon (Wendell Armbruster Jr.) © United Artists

Billy Wilder, originaire d’Allemagne, met souvent en scène un personnage américain dans un pays d’Europe. Le climat européen possède en effet la capacité de transformer ce personnage ou de lui permettre une ouverture d’esprit nouvelle. Dans La Valse de l’Empereur, Virgil Smith est un voyageur américain qui rencontre la Comtesse Johanna Augusta Franziska von Stoltzenberg-Stolzenberg en Autriche, alors que dans Avanti! c’est en Italie que Wendell Armbruster Jr. fait la connaissance de Pamela Piggott. Dans ce dernier sorti en 1972, le réalisateur propose un moment d’adaptation au personnage américain qui a souvent du mal à s’accoutumer aux moeurs européens. Ce choc culturel se retrouve dans la relation conflictuelle que les personnages possèdent que l’on retrouve aussi dans La Valse de l’Empereur, sorti auparavant en 1948. Si l’un des personnages est retissant, l’environnement joue un rôle primordial en tant que facteur de la création du couple. Qu’il s’agisse de l’île au milieu de la mer sur les côtes d’Italie ou de celle au milieu d’un lac en Autriche, ce contexte romantique est toujours en faveur de la relation naissante. Wilder propose également dans les deux cas une critique amusante de chaque pays, poussant des clichés connus de tous à leur extrême.

Continuer à lire … « Les romances croisées de Billy Wilder : La Valse de l’Empereur et Avanti! »

Hollywood vu par Billy Wilder : Boulevard du crépuscule et Fedora

Rétrospective Billy Wilder / Analyse

1*ny1rjwh0gb2vtlqle8pqsa
William Holden (Joe Gillis) et Gloria Swanson (Norma Desmond) dans Sunset Boulevard © Paramount Pictures

Un corps inerte flotte dans la piscine d’un manoir à Los Angeles – scène d’ouverture mythique d’un des plus grands chefs d’oeuvre de Billy Wilder. Boulevard du crépuscule sort en 1950, sa fin tragique nous est annoncée dès les premières minutes, le spectateur écoute un homme mort lui narrer son histoire. Cette histoire c’est celle de Joe Gillis, scénariste à Hollywood, qui rencontre Norma Desmond, ancienne star de cinéma, qui va lui demander de l’aide pour écrire le film qui marquera son grand retour à l’écran. Dans Fedora, c’est une jeune fille paniquée qui court vers un train, son nom, Fedora, est prononcé et la jeune femme se retourne une dernière fois avant de se jeter sous le train. Scène d’ouverture encore une fois annonciatrice et représentative de la notion de fatalisme dans le film noir, genre dont Wilder participe à la création. Dans ce film sorti en 1978, Barry Detweiler, un producteur, tente de retrouver Fedora, grande actrice de cinéma, vivant en réclusion, afin de la convaincre de faire son grand retour dans le film qu’il a écrit.

Continuer à lire … « Hollywood vu par Billy Wilder : Boulevard du crépuscule et Fedora »

My Fair Lady

Rétrospective comédies musicales

my_fair_lady_-_h_-_1964
Rex Harrison (Henry Higgins), Audrey Hepburn (Eliza Doolittle) et Wilfrid Hyde-White (Colonel Pickering) © Warner Bros.

My Fair Lady est la dernière comédie musicale réalisée par George Cukor (Indiscrétions, Une étoile est née) en 1964. Cette adaptation de Pygmalion de Shaw est d’abord une comédie musicale à succès à Broadway avant de devenir l’objet d’un film produit par Jack Warner. Il s’agit de l’histoire d’Eliza Doolittle, une pauvre marchande de fleurs que le professeur Henry Higgins va prendre sous son aile afin de tenir le pari de pouvoir la faire passer pour une dame de la haute société lors d’un bal important.

Continuer à lire … « My Fair Lady »

Moulin Rouge !

Rétrospective comédies musicales

____546a6da020445
Ewan McGregor (Christian) et Nicole Kidman (Satine) © 20th Century Fox

Moulin Rouge ! est ce qu’on appelle une comédie musicale « jukebox », très populaire durant l’âge d’or hollywoodien, ce sous-genre de la comédie musicale consiste à reprendre des titres musicaux populaires du moment. Moulin Rouge ! qui ouvre en 2001 le festival de Cannes, intègre ainsi des tubes d’artistes tels que The Police, Madonna, Queen, David Bowie, Nirvana ou encore U2. Le film qui vaudra 8 Oscars à son réalisateur Baz Luhrmann, est un classique toujours parmi les plus populaires du genre, et il connaitra d’ailleurs une nouvelle adaptation phare à Broadway en 2019.

Continuer à lire … « Moulin Rouge ! »

The Happy Prince

Au cinéma le 19 décembre 2018

MV5BNWMzNDQ5OWEtNTUwYy00ODQ1LWExMWYtNDhhYWFiZjJhZTYyXkEyXkFqcGdeQXVyNTc5OTMwOTQ@._V1_
Colin Firth (Reggie Turner), Rupert Everett (Oscar Wilde) et Edwin Thomas (Robbie Ross) © Lionsgate UK / Sony Pictures

L’intrigue du film se consacre à la dernière partie de la vie d’Oscar Wilde : de sa sortie de prison à sa mort. Rupert Everett écrit le scénario, réalise et interprète lui-même Wilde, en combinant dans The Happy Prince la trame narrative à des passages cités des magnifiques textes de Wilde.

Continuer à lire … « The Happy Prince »

Un Américain à Paris

Rétrospective comédies musicales

image
Leslie Caron (Lise Bouvier) et Gene Kelly (Jerry Mulligan) © Warner Bros. / MGM

Un Américain à Paris c’est le film qui propulse véritablement Gene Kelly au rang de star en remportant notamment six Oscars en 1951. Ce premier gros succès marque aussi sa première collaboration avec Vincente Minnelli. Le film suit l’histoire de Jerry Mulligan, un jeune peintre américain vivant à Paris, qui va tomber amoureux de la fiancée de son meilleur ami. Le scénario écrit par le grand Alan Jay Lerner est basé sur l’oeuvre symphonique du même titre et composé par George Gershwin en 1928. Le film qui s’inscrit dans le lignée des comédie musicales produites par Arthur Freed à la MGM, frappe de par sa superbe musique mais aussi surtout par son imagerie particulière. 

Continuer à lire … « Un Américain à Paris »

Le Retour de Mary Poppins

Au cinéma le 19 décembre 2018

poppins
Lin-Manuel Miranda (Jack), Pixie Davies (Anabel), Joel Dawson (Georgie), Nathanael Saleh (John) et Emily Blunt (Mary Poppins) © Jay Maidment / Disney Enterprises

Le Retour de Mary Poppins n’est pas un remake mais bien une suite du célèbre classique Disney de Robert Stevenson. Les enfants Banks ont grandi : Michael vit une période compliquée, seul avec ses enfants après la mort de sa femme. C’est alors que Mary Poppins fait son grand retour pour s’occuper de lui et ses enfants.

Continuer à lire … « Le Retour de Mary Poppins »

Que le spectacle commence

Rétrospective comédies musicales / Palme d’or

thumb_52491_media_image_926x584
Roy Scheider (Joe Gideon) © Alizé production

Que le spectacle commence raconte l’histoire semi-autobiographique de son réalisateur Bob Fosse : un chorégraphe, après de multiples crises cardiaques, veut faire un point sur sa vie. Entre son nouveau spectacle, sa santé, sa fille, ses nombreuses maîtresses et sa hantise de la mort, le personnage de Joe Gideon laisse peu à peu ses obsessions l’engloutir.

Continuer à lire … « Que le spectacle commence »

Tous en Scène

Rétrospective comédies musicales

06063-annex2b-2bastaire252c2bfred2b2528band2bwagon252c2bthe2529_03
Fred Astaire (Tony Hunter) et Cyd Charisse (Gabrielle Gerard) © MGM, Warner Bros.

Tous en Scène sort en 1953, la même année que Chantons Sous la Pluie et tous deux sont écris par Betty Comden et Adolph Green. Tous en Scène reprend cependant le même titre et quelques numéros de la comédie musicale The Band Wagon, créée par George S. Kaufman à Broadway en 1931, et dans laquelle Fred Astaire jouait avec sa soeur Adèle. Le film qu’on peut décrire comme un « backstage musical », met en scène Tony Hunter, un acteur de comédies musicales sur le déclin, interprété par Astaire (qui après avoir annoncé sa retraite joue presque ici son propre rôle). Tony accepte malgré lui de jouer dans une mise en scène catastrophique de Faust par un grand metteur en scène de théâtre, incarné par Jack Buchanan. Sa partenaire dans la pièce est une danseuse plus jeune et en vogue, interprétée par Cyd Charisse, avec laquelle des tensions éclatent rapidement.

Continuer à lire … « Tous en Scène »