Rencontre avec : Colombe Savignac et Pascal Ralite

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Le premier film de Colombe Savignac et Pascal Ralite, Le rire de ma mère, fait le portrait d’un adolescent timide qui se cherche après le divorce de ses parents, avant d’être confronté à une réalité douloureuse. Les deux cinéastes sont revenus pour nous sur la création de cette œuvre à la fois tendre et bouleversante, actuellement en salles.

Quels ont été vos parcours respectifs avant d’écrire et réaliser ce film ?

Colombe Savignac : J‘ai d’abord fait des études de lettres et théâtre. J’ai toujours voulu écrire et mettre en scène mais je ne connaissais personne dans ce milieu donc j’ai commencé par être stagiaire mise en scène. Comme mes parents ne pouvaient pas me soutenir, j’ai bossé pendant 10,15 ans en enchaînant les tournages et je n’avais plus le temps d’écrire. Puis, à un moment j’ai réalisé que je n’avais pas envie d’être assistante toute ma vie, je savais que j’avais envie d’écrire mais je n’avais pas de vraie formation de scénariste. J’ai vu qu’il y avait ce concours pour les plus de 25 ans à la FEMIS alors je l’ai tenté et ai eu la chance de l’avoir. C’était une expérience super et je me sentais mieux, ça m’a appris que j’avais le droit d’écrire, que j’étais légitime.

Pascal Ralite : Très jeune j’étais aussi assistant mise en scène, j’avais fait quelques courts-métrages. Comme Colombe je ne suis pas issu d’une famille très riche, et c’est une leçon dont il faut vraiment tenir compte dans la volonté de faire du cinéma. Lorsque vous devez travailler pour vivre, c’est très complexe d’y associer la création. Ecrire et monter un film demandent énormément de temps, et pendant cette période si vous avez des parents qui peuvent vous soutenir c’est tant mieux, c’est une chance. Si vous n’en avez pas il faut trouver des solutions. C’est le problème de beaucoup de jeunes qui veulent travailler en tant que réalisateurs mais se retrouvent obligés d’être techniciens.

Ces expériences vous ont-elles aidé dans la création d’un premier film ?

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Masterclass – Oliver Stone

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Oliver Stone ©Pathé Distribution

Le Forum des images entame cette nouvelle année sous le signe de la politique et des mythes américains, en invitant le réalisateur de Platoon et Nixon, Oliver Stone, à l’occasion du programme « Le monde est Stone ». Touché par l’accueil qui lui a été réservé et par l’intérêt que le France porte pour ses films, Oliver Stone annonce d’entrée de jeu se sentir, aux Etats-Unis, « comme un exilé dans son propre pays ». Portrait, à partir de quelques extraits de sa masterclass, donnée samedi devant une salle comble.

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Three Billboards : Les panneaux de la vengeance

Au cinéma le 17 janvier 2018

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Frances McDormand (Mildred Hayes) ©2017 Twentieth Century Fox

L’enquête sur le meurtre de Angela Hayes avance trop lentement selon sa mère Milred Hayes, qui décide d’interpeler la police régionale grâce à trois panneaux publicitaires à l’entrée de la ville. L’histoire est saisissante, les dialogues sont choquants et justes. Le film, qui rappelle les grandes oeuvres de Tarantino ou des frères Coen, fait passer le public du rire aux larmes en quelques secondes et le tient en haleine jusqu’à la fin.

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Aladdin

Prince Edward Theatre

 

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Dean John-Wilson (Aladdin) © Deen Van Deer

Aladdin c’est le « blockbuster » du West End. Après Le Roi Lion, la magie de Disney est transposée sur scène dans cette comédie musicale haute en couleurs. Cependant si Le Roi Lion proposait une version scénique originale (utilisation de marionnettes) et poétique, Aladdin semble s’être reposé sur sa popularité sans chercher à se démarquer spécialement.

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Matilda

Cambridge Theatre

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Compagnie originale de Londres © The Royal Shakespeare Company 2015

Matilda raconte l’histoire d’une petite fille spéciale, passionnée par les livres, qui doit faire face à des parents horribles et une directrice d’école qui déteste les enfants. L’adaptation du classique de Roald Dahl par la Royal Shakespeare Company a remporté toutes les récompenses possibles lors de sa création, y compris le Olivier Awards de la meilleure nouvelle comédie musicale.

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Djam

Au cinéma le 9 août 2017

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Daphné Patakia (Djam) illumine le film de Tony Gatlif © RR

Djam, jeune femme d’une vingtaine d’années, vit sur l’île de Lesbos en Grèce. Sans vraiment lui laisser le choix, son oncle l’envoie en Turquie pour acheter la pièce manquante qui fera redémarrer son bateau. La voilà partie sur les routes, seule avec son sac et son baglama – sorte de mini-guitare grecque – pour un road-trip entre la Grèce et la Turquie. La solaire Daphné Patakia, révélation du film, embarque le spectateur dès la première scène, dansant et chantant dans une lumière crépusculaire. D’abord filmée derrière un grillage, elle surgit au centre de l’écran avec une liberté et une insolence qui ne la quitteront pas.

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Rencontre avec : Louis Maskell

Traduction française après la version originale

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Louis Maskell © Dan Wooller

Louis Maskell, making his West End debut this year, is the rising star of the British stage. The 28 year old actor’s interpretation of Grinpayne in The Grinning Man has been praised by both critics and audiences.

You’ve played characters such as Tony in the UK tour of West Side Story, what are the differences between getting into a musical that everyone already knows and a completely new one like The Grinning Man ? Is it more stressful because it’s new or, on the contrary, more relaxed because you can make it your own ?

There’s a definite mix. I’d say that for me the stress and relaxation that come with putting on an original production are far more positive emotions than negative.

Les Misérables is the longest running musical in London and is famous across the world. The Grinning Man is another adaptation of a Victor Hugo’s novel, why does his work so well as stage productions according to you ?

Well, because the themes Victor Hugo writes about are quite theatrical. His books are epic in scale and sweeping in nature!

Why do you think puppetry is so popular on stage ? As an actor, what’s the most challenging part about playing and manipulating them ?

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England Is Mine

Au cinéma le 7 février 2018

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Jack Lowden (Steven Patrick Morrissey) ©Bodega Films

Mark Gill réalise un biopic sur la vie de Steven Morrissey à Manchester avant qu’il ne forme le groupe culte The Smiths. Jack Lowden interprète une jeune Morrissey qui peine à faire entendre sa voix et trouver son style dans une industrie musicale qui ne parvient pas à se renouveler.

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The Grinning Man

Trafalgar Studios

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Audrey Brisson (Dea) et Louis Maskell (Grinpayne) © Simon Annand

La nouvelle comédie musicale anglaise basée sur L’Homme Qui Rit de Victor Hugo, fait sensation dans le West End. Créée par Tom Morris et Carl Grose pour le Bristol Old Vic, la pièce raconte l’histoire de Grinpayne, un jeune homme qui va tenter de découvrir qui est l’auteur de la mutilation dont il a été victime dans son enfance, et qui a fait de lui une bête de foire défigurée. Après son succès à Bristol et des critiques très positives, la comédie musicale a obtenu un transfert aux Trafalgar Studios à Londres.

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Moi, Tonya

Au cinéma le 21 février 2018

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Margot Robbie ©Mars Films

Dans les années 1990, Tonya Harding est la patineuse artistique qui fait la plus parler d’elle. Sa célébrité s’explique autant par ses exploits sur glace (elle est la première à réussir un « triple axel ») que par son lien avec l’agression de sa rivale Nancy Kerrigan, quelques mois avant les Jeux Olympiques de Lillehammer. Le nom de Tonya, que le film entend réhabiliter avec vérité, est à jamais associé à ce triste et inouï fait divers sportif qui l’obligeât à mettre un terme à sa carrière.

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