
Dans Un simple accident, Jafar Panahi met en scène la rencontre entre des prisonniers politiques et leur tortionnaire.
Continuer à lire … « Un simple accident »Actuellement au cinéma

Dans Un simple accident, Jafar Panahi met en scène la rencontre entre des prisonniers politiques et leur tortionnaire.
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Si 2h45 est généralement une durée plus que raisonnable pour le biopic moyen, elle paraît presque dérisoire pour Lav Diaz, habitué aux récits-fleuves, et pour son sujet, Fernand de Magellan, figure emblématique du colonialisme qui appellerait aisément à une exhaustivité biographique.
Continuer à lire … « Magellan »Festival de Cannes 2025

Dans les années SIDA, Alpha est une jeune adolescente en pleine crise, fille d’une infirmière gentille mais parfois trop protectrice et nièce d’un oncle addict mais parfois rigolo. Voilà à peu près le nouveau film de Julia Ducournau résumé et l’évolution des personnages synthétisée. Une tâche, on l’avouera, peu complexe étant donné qu’Alpha ne fait que du sur-place.
Continuer à lire … « Alpha »Festival de Cannes 2025

À l’évolution standard du cinéaste installé — affirmant son style par effet de complexification ou de densification — Christian Petzold fait figure d’exception, tant sa filmographie semble viser progressivement son propre évidement. Nouvelle variation autour de Vertigo après Phoenix, sorti en 2014, Miroirs No. 3 permet précisément de constater l’horizon esthétique de l’auteur.
Continuer à lire … « Miroirs No. 3 »Festival de Cannes 2025

Au milieu du désert, on installe des enceintes. La puissance du son qu’elles produisent est telle qu’on dirait qu’elle a érodé les falaises qui entourent la plaine. Les fissures qui parcourent la pierre rouge ressemblent à un électrocardiogramme de la musique. Parmi les teufeurs, des cœurs qui battent à des rythmes différents : chacun vivant une expérience profondément introspective dans la sureté qu’offre le groupe. Au sein de ces personnages unis par les liens de la drogue, Luis cherche celle qui l’est par le sang : sa fille. Et bientôt, les deux liens finiront par n’en devenir qu’un.
Continuer à lire … « Sirât »Actuellement au cinéma

“Maman, pourquoi tout le monde déteste la police ?” Vaste question posée par Rémy à sa mère, Stéphanie, enquêtrice de l’IGPN chargée d’enquêter sur une bavure lors d’une manifestation de Gilets Jaunes. Vastes réponses que se promet de livrer Dossier 137, nouveau long-métrage de Dominik Moll.
Continuer à lire … « Dossier 137 »Actuellement au cinéma

Séquence 1 : Montagne. Ext / Jour. Plan large sur la silhouette d’un fermier. Il cherche ses chevaux, mystérieusement effarouchés. Le fermier se rapproche de Castanho, son étalon blanc, et l’apaise. Générique.
Continuer à lire … « Covas do Barroso, chronique d’une lutte collective »Actuellement au cinéma

Fort d’une dizaine de long-métrages, le cinéaste chinois Guan Hu n’avait jusqu’à aujourd’hui jamais eu les honneurs d’une distribution sur le territoire français. Plutôt portés sur le grand spectacle guerrier, conformes à l’agenda politique du régime, ses films précédents paraissaient effectivement peu compatibles avec la liberté de ton et les canons esthétiques associés à la figure de l’auteur chère au cinéma hexagonal. Il aura donc fallu attendre Black Dog, passé par le Festival de Cannes duquel il repartit couronné du prix Un certain regard, pour que nous puissions découvrir l’œuvre de ce réalisateur chevronné, habitué des superproductions bardées d’effets numériques.
Continuer à lire … « Black Dog »
Vous êtes principalement reconnu pour votre travail documentaire sur des communautés marginalisées des États-Unis. Qu’est-ce qui vous a incité à opérer ce saut temporel et à vous orienter vers une reconstitution de la guerre de Sécession ?
Les Damnés a germé peu après l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021, un événement qui révélait l’image troublante d’une démocratie vacillante sous l’impulsion d’une frange masculiniste de la population. Mon intention était de remonter le cours de l’Histoire et d’établir une analogie entre la situation actuelle et cette guerre où les hommes luttaient physiquement pour l’avenir de l’Amérique. Si cette période est souvent perçue comme un moment d’unité, elle marque en réalité le point de départ de nos divisions.
La cohésion n’est jamais réellement au cœur du film. Les Damnés repose sur l’idée que la guerre est avant tout une expérience de l’attente foncièrement individuelle.
J’ai souhaité m’éloigner d’une vision de la guerre comme une entité massive et impersonnelle, une force qui dépasserait l’individu. Ce qui a motivé ma démarche, c’est la volonté de saisir une essence plus intime de ce phénomène et de mettre en lumière certains aspects personnels du parcours des combattants. Je voulais que le film rende compte de l’expérience de ceux qui se sont retrouvés dans un entre-deux, pris dans les limbes d’un conflit, en transition entre un système de valeurs conservateur et une société en mutation—des hommes qui, parfois, ignoraient même pourquoi ils se battaient. À cette époque, l’armée américaine comptait de nombreux soldats sans véritable compréhension de la cause qu’ils étaient censés défendre.
Cet isolation transparaît également à travers le choix d’un cadrage serré et d’une focale spécifique, permettant de générer une profondeur de champ réduite et de recentrer l’attention sur les personnages.
Continuer à lire … « Interview avec Roberto Minervini »Actuellement au cinéma

Il aura fallu attendre un film de guerre pour voir Roberto Minervini changer son fusil d’épaule. Pour la première fois, le cinéaste italien s’éloigne d’une facture proprement documentaire pour nous plonger dans une fiction, au cœur du grand Ouest américain durant la guerre de Sécession.
Continuer à lire … « Les Damnés »