Jim Cummings : Interview bonus

Interview additionnel français / Full original english interview (read past french version)

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Jim Cummings le 11/09/18 à Paris

S’agit-il d’un personnage typiquement américain selon toi ? 

Il a quelque chose de spécifique aux Etats-Unis et surtout le sud des Etats-Unis. Notamment le Texas, c’est un état tellement dingue qu’il ne pourrait vivre que là bas je pense. En Amérique dès qu’il y a une fusillade, le responsable c’est presque toujours un homme, ce n’est jamais une femme. Nous sommes dans une société dirigée par des gorilles, c’est tribal et toxique. Une société d’hommes c’est comme une compétition pour qui sera le plus stupide et agressif. C’est une vraie épidémie. Mon personnage essaye d’être cet homme viril, un peu comme John Wayne, mais il échoue. Même s’il fait de son mieux il est difficile de ne pas se dire : « Ce mec là ne devrait pas avoir le droit de porter une arme! » Puis, c’est quand on le voit qui essaye de parler de sa mère et de construire une relation saine avec sa fille, on comprend que c’est ça la solution pour ne plus être un connard.

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Thunder Road

2018

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Jim Cummings (Jim Arnaud) © 2017 – ACID

Thunder Road c’est d’abord un court métrage réalisé, produit, monté, écrit, composé et joué par Jim Cummings (regarder le court métrage). Sorti en 2016 il remporte le Grand Prix du festival Sundance. C’est seulement deux ans après que le réalisateur américain a l’idée d’en faire un long métrage. Le film du même titre est alors non seulement sélectionné à L’Acid de Cannes mais il remporte également le Grand Prix du festival South by Southwest et le Grand Prix du Jury au festival de Deauville. C’est une véritable surprise pour Jim Cummings, qui a tourné le film en seulement 14 jours, sans budget conséquent et encore une fois présent à tous les postes. Le film est quant à lui sorti en France cette semaine et a reçu un accueil triomphal de la part du public et de la presse. 

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Come as you are, the miseducation of Cameron Post

Sortie le 18 juillet

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C’est un fait méconnu et stupéfiant : dans plus de 40 états américains, 70 000 adolescents sont envoyés tous les ans dans des établissements pour suivre des « thérapies de conversion ». Il s’agit de détourner les jeunes homosexuels de ce péché suprême qui consiste à aimer une personne du même sexe que le sien… En somme, tout le contraire de ce à quoi invite le titre du beau film de Desiree Akhavan, Come as you are (« viens comme tu es »). Au début des années 1990, après avoir été surprise en train d’embrasser la fille dont elle est secrètement amoureuse, Cameron Post (Chloë Grace Moretz) est envoyée dans un de ces camps, au beau milieu de la Pennsylvanie, afin de la voir « guérir ». Alors qu’elle arrive à un moment charnière de son existence, lorsque gagner en maturité passe par l’affirmation de son identité sexuelle, l’héroïne entre rapidement en conflit avec la thérapie qu’on cherche à lui imposer, décidée à vivre et à aimer librement.

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Tully

2018

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Charlize Theron (Marlo) © Focus Features

Tully raconte l’histoire de Marlo, une mère de famille qui subit une dépression après la naissance de son troisième enfant. Elle est impuissante face aux dégâts de la grossesse sur son corps, elle peine à s’occuper des problèmes scolaires de ses ainés et à gérer le domicile familial sans l’aide d’un mari désintéressé. Afin qu’elle puisse se reposer, son frère engage pour elle une baby-sitter. Sa vie va alors changer dès l’arrivée de la jeune Tully. Le film de Jason Reitman est assez inclassable, il oscille entre comédie familiale et drame psychologique. Le genre n’est cependant pas ce qui intéresse le réalisateur, il veut raconter une histoire, une période de vie. Juno puis Young Adult : la plupart de ses films traitent de l’acte de grandir. Ici, il s’agit du moment où l’on dit au revoir à sa jeunesse et accepte la responsabilité d’être adulte. 

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