Le Danseur du Dessus

Rétrospective comédies musicales

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Fred Astaire (Jerry Travers) et Ginger Rogers (Dale Tremont) © 1935 Warner Bros Ent. / Everett Collection

Le Danseur du Dessus, sorti en 1935, est souvent considéré comme l’un des meilleurs films du duo Fred Astaire et Ginger Rogers, aux côtés de Sur Les Ailes de la Danse. Leur quatrième collaboration met en scène Jerry Travers, qui en dansant un soir, réveille Dale Tremont, l’occupante de la chambre en dessous. Lorsque cette dernière vient se plaindre, Jerry tombe immédiatement sous son charme. S’en suivent les quiproquos et complications habituelles, rythmés par certaines des plus belles mélodies du genre. 

Il est indéniable que le scénario est très similaire à celui de La Joyeuse Divorcée, le premier film du partenariat Astaire-Rogers. Cependant, Le Danseur du Dessus est le premier écrit spécialement pour eux, notamment par Alan Scott, scénariste de la majorité de leurs films. Cette oeuvre marque l’apogée du couple, car il combine tous les éléments réussis utilisés dans les films précédents. En effet, après ces premiers projets qui lui permettent d’expérimenter, le studio RKO semble avoir trouvé la formule magique dans Le Danseur du Dessus, qu’il essayera de déployer sur les suivants, jamais aussi brillamment. Cette réussite doit beaucoup à leur collaboration avec Mark Sandrich qui saura suivre les requêtes de Fred Astaire pour filmer ses danses et réalisera ainsi la plupart de ses films avec Ginger Rogers. D’autres seconds rôles seront également récurants tels que Edward Everett Horton, Helen Broderick ou encore Eric Blore.

Le Danseur du Dessus marque donc un des meilleurs accomplissements scénaristiques et de réalisation, mais il nous donne aussi à voir les deux acteurs principaux au meilleur de leur forme. La complicité entre eux est ici superbement exploitée à travers des dialogues et numéros qui leurs sont parfaitement adaptés. Le film capture leur essence même : L’image de Fred Astaire avec son haut de forme et sa canne est à jamais immortalisée et son alchimie avec Ginger Rogers est sublimée. Les magnifiques musiques d’Irving Berlin et les chorégraphies sont évidemment un aspect fondamental de cette relation entre les deux stars. On retrouve ainsi certains de leurs numéros les plus connus : le magistral Cheek to Cheek, mais aussi le délicieux No Strings, ainsi que l’exaltant Isn’t it a Lovely Day. 

Le film s’inscrit dans la période de la Grande Dépression aux Etats-Unis et, complètement déconnecté de la réalité, il propose au public un échappatoire vers une Europe élégante et fantasmée. Ces numéros incroyables rendent pourtant l’oeuvre intemporelle et donnent une vision onirique de la romance, jamais égalée. Le danseur du Dessus encapsule pleinement tout le charme des comédies musicales des années 1930, mais il nous permet surtout d’admirer sans modération l’un des plus beaux couples jamais portés à l’écran. 

Le Danseur du Dessus (Top Hat) réalisé par Mark Sandrich / Avec Fred Astaire et Ginger Rogers / 1935 / A la Cinémathèque Française les 13 et 28 décembre

Auteur : Chloé Caye

cayechlo@gmail.com

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