Wonder Wheel

Au cinéma le 31 janvier 2018

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Kate Winslet, Juno Temple et Woody Allen sur le tournage de Wonder Wheel ©Mars Films

Le pessimisme et la noirceur de ce nouveau film de Woody Allen rappellent à quel point le metteur en scène est un grand dramaturge : on pense sans cesse à Tennessee Williams devant les relations usées qui animent les personnages désillusionnés de Wonder Wheel. La trame est classique : Ginny (Kate Winslet) se morfond, actrice ratée désormais serveuse, en couple avec Humpty, mari violent (Jim Belushi). Elle s’éprend d’un maître-nageur aspirant à devenir écrivain (Justin Timberlake), mais leur relation est très vite troublée par l’arrivée de Carolina (Juno Temple), la fille d’Humpty, qui fuit un mari mafieux voulant sa peau. L’image remarquable de Vittorio Storaro se fait le miroir de l’âme des protagonistes : les couleurs éclatent de désenchantement, comme celles d’une carte postale surannée.

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La Casa de Papel

Disponible sur Netflix

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(de gauche à droite) Roberto García Ruiz, Darko Peric, Úrsula Corberó, Miguel Herrán, Pedro Alonso, Alba Flores, Álvaro Morte, Paco Tous et Jaime Lorente © Antena 3 TV

La Casa de Papel est certainement l’une des meilleures surprises de ce début d’année. Créée par Álex Pina, la série met en scène un braquage, à priori, impossible : celui de la Fabrique Nationale de la Monnaie à Madrid. La série espagnole diffusée à l’origine sur Antena 3 est désormais disponible sur Netflix, où elle fait déjà un carton. Ses combinaisons rouges et masques de Dalí sont rapidement devenus les symboles d’un événement culturel mondial dans le paysage télévisuel.

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Phantom Thread

Au cinéma le 14 février 2018

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Vicky Krieps et Daniel-Day Lewis dans Phantom Thread @ Universal Pictures International France

Au cœur du Londres raffiné des années 1950, le couturier Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis, immense) habille les plus grandes familles mondaines et princières. L’exigence de son travail a bâti sa réputation et celle de sa maison. La perfection de son travail n’a d’égale que ses obsessions : il s’impose à lui-même un quotidien millimétré, partagé avec sa sœur (Lesley Manville). Bientôt, cette vie réglée et plutôt austère sera troublée par la venue d’une jeune femme, Alma (Vicky Krieps). Elle sera la muse du couturier, son modèle et sa femme. L’élément déclencheur d’une relation tortueuse et ambiguë qui fait peu à peu vaciller les émotions tacites du couturier.

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Rencontre avec : Jack Baldwin

Traduction française après la version originale

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Jack Baldwin

Mischief Theatre is one of the most acclaimed names in British comedy. Their show The Play That Goes Wrong has been running in London since 2012 and their more recent one The Comedy About A Bank Robbery since 2016. This year they came back with an improv show, Mischief Movie Night, making them the only company with three shows running simultaneously in the West End. The casts for both shows are changing this year and we met one of the newcomers : Jack Baldwin, who played in The Play That Goes Wrong, and is making his debut in The Comedy About A Bank Robbery this week .

When stepping into a role that has been played before, do you try to recreate what the previous actor did or try to make up your own version?

A bit of both, I think all actors are individuals so there are some things that they can do that I couldn’t possibly hope to do, but equally there are some things I can do that they can’t. As long as you’re true to the character and the play itself I think we end up doing similars things.

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Lady Bird

Au cinéma le 28 février 2018

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Saoirse Ronan (Christine McPherson) et Laurie Metcalf (Marion McPherson) © Merie Wallace A24

Lady Bird, qui s’était déjà démarqué en remportant deux Golden Globes et qui a obtenu cinq nominations aux Oscars, dont meilleur film, suit le parcours de Christine « Lady Bird » McPherson, une adolescente qui ne rêve que de partir étudier sur la côte Est et ainsi quitter la Californie. La réalisatrice et scénariste Greta Gerwig construit avec justesse un récit sur le passage à l’age adulte d’une jeune fille un peu à l’écart et en conflit avec sa famille.

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Rencontre avec : Marc Antolin

Traduction française après la version originale

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Marc Antolin © Steve Tanner

Marc Antolin is once again working with Emma Rice, as Kneehigh theatre company brings back The Flying Lovers of Vitebsk on stage. He steps back into the part of Marc Chagall in this musical about the painter’s artistic and personal life with his wife Bella. With shows such as Matilda, Peter Pan or Romantics Anonymous the actor keeps sharing with the British audiences varied and brilliant performances. We had the opportunity to talk to him on the final day of the London run of The Flying Lovers of Vitebsk, before he takes the show on a tour across the US and UK.

Is there a difference between playing a made up character and a real one like Marc Chagall ?

There is a massive difference, when you play a real character you have lots of research that you can do on that person. Especially with Marc Chagall there was so much information I could access : videos, pictures, books, so you sort of have a starting point. Whereas when you’re playing a made up character you have a free reign over what you can do with it. Which is quite exciting because then you can be as elaborate and imaginative as you wish. But the nice thing about playing real characters in theatre productions is that you still have a licence to enhance them slightly, because obviously if it’s a theatrical production like The Flying Lovers of Vitebsk they’re going to be bigger versions of that character. For example Marc Chagall didn’t speak english, he was Russian but Emma Rice, the director, allowed me to use my own accent because he was a working class painter. His wife, Bella is from a quite well-off family, they owned lots of jewelry shops and it’s quite nice, because of that, to have that difference of accents between the two characters in the show.

Do you need to identify with the character you’re playing ?

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Pourquoi ?

Studio des Champs-Elysées

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Michaël Hirsch © Studio Ledroit Perrin

Michaël Hirsch est charismatique et détendu, une certaine bienveillance émane du jeune comédien et met rapidement le public du studio des Champs Élysées à l’aise. Dans la salle intime, il nous raconte l’histoire, plus ou moins autobiographique, d’un jeune homme qui se pose différentes questions sur le monde qui l’entoure et lui-même, au fur et à mesure qu’il grandit et vieillit.

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Hamilton

Victoria Palace Theatre

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David Digs (Marquis de Lafayette), Okieriete Onaodowan (Hercules Mulligan), Anthony Ramos (John Laurens) et Lin-Manuel Miranda (Alexander Hamilton) © Joan Marcus

Que vous soyez féru de comédies musicales ou qu’elles vous agacent, vous avez forcement été confronté au phénomène Hamilton à un moment ou un autre. Si non, voila l’opportunité de vous rattraper.

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Rencontre avec : Colombe Savignac et Pascal Ralite

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Le premier film de Colombe Savignac et Pascal Ralite, Le rire de ma mère, fait le portrait d’un adolescent timide qui se cherche après le divorce de ses parents, avant d’être confronté à une réalité douloureuse. Les deux cinéastes sont revenus pour nous sur la création de cette œuvre à la fois tendre et bouleversante, actuellement en salles.

Quels ont été vos parcours respectifs avant d’écrire et réaliser ce film ?

Colombe Savignac : J‘ai d’abord fait des études de lettres et théâtre. J’ai toujours voulu écrire et mettre en scène mais je ne connaissais personne dans ce milieu donc j’ai commencé par être stagiaire mise en scène. Comme mes parents ne pouvaient pas me soutenir, j’ai bossé pendant 10,15 ans en enchaînant les tournages et je n’avais plus le temps d’écrire. Puis, à un moment j’ai réalisé que je n’avais pas envie d’être assistante toute ma vie, je savais que j’avais envie d’écrire mais je n’avais pas de vraie formation de scénariste. J’ai vu qu’il y avait ce concours pour les plus de 25 ans à la FEMIS alors je l’ai tenté et ai eu la chance de l’avoir. C’était une expérience super et je me sentais mieux, ça m’a appris que j’avais le droit d’écrire, que j’étais légitime.

Pascal Ralite : Très jeune j’étais aussi assistant mise en scène, j’avais fait quelques courts-métrages. Comme Colombe je ne suis pas issu d’une famille très riche, et c’est une leçon dont il faut vraiment tenir compte dans la volonté de faire du cinéma. Lorsque vous devez travailler pour vivre, c’est très complexe d’y associer la création. Ecrire et monter un film demandent énormément de temps, et pendant cette période si vous avez des parents qui peuvent vous soutenir c’est tant mieux, c’est une chance. Si vous n’en avez pas il faut trouver des solutions. C’est le problème de beaucoup de jeunes qui veulent travailler en tant que réalisateurs mais se retrouvent obligés d’être techniciens.

Ces expériences vous ont-elles aidé dans la création d’un premier film ?

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Masterclass – Oliver Stone

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Oliver Stone ©Pathé Distribution

Le Forum des images entame cette nouvelle année sous le signe de la politique et des mythes américains, en invitant le réalisateur de Platoon et Nixon, Oliver Stone, à l’occasion du programme « Le monde est Stone ». Touché par l’accueil qui lui a été réservé et par l’intérêt que le France porte pour ses films, Oliver Stone annonce d’entrée de jeu se sentir, aux Etats-Unis, « comme un exilé dans son propre pays ». Portrait, à partir de quelques extraits de sa masterclass, donnée samedi devant une salle comble.

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