« Un match de tennis c’est comme une relation », affirme Tashi Duncan (Zendaya). Mais Luca Guadagnino le filme plutôt comme un rapport : son échauffement, son va et vient – pause, verre d’eau, et on reprend – ses échanges, ses cris et ses points.
La tâche était lourde, écrasante pour Denis Villeneuve que de faire renaître à l’écran l’univers foisonnant de Franck Herbert, aux complexes intrications politiques et mystiques. Malgré son air de film d’exposition, la faute à un découpage industriel en deux volumes, et sa nature dissonante, aux velléités introspectives couplées à des ambitions esthétiques d’envergure, toutes deux étouffées par les contraintes d’efficience narratives inhérentes au projet, Dune : Première partie illustrait déjà sa pleine saisie des conflits essentiels du roman. Le heurt entre deux cultures, deux rapports au monde qu’expérimente Paul Atréides, et son dilemme identitaire, happé par le désert auprès des Fremen, rattrapé par son héritage, appelé, enfin, à un destin transcendant.
Peu nombreux sont les scénarios qui résistent à l’ambition esthétique de Denis Villeneuve. Dune promettait pourtant un savoureux mélange : le roman culte de Frank Herbert, adapté par l’un des réalisateurs contemporains les plus doués.
Un jeune réalisateur et sa compagne rentrent de l’avant-première de son nouveau film. À peine arrivés dans leur somptueuse résidence, Marie reproche à Malcolm de ne pas l’avoir citée dans son discours de remerciements. De là, débute une nuit de confrontation entre les deux amants isolés. Tourné en seulement deux semaines lors du premier confinement, ce huis-clos de Sam Levinson (Euphoria) se veut un mélodrame minimaliste. Pourtant, force est de constater qu’une certaine prétention s’en dégage et que le soyeux noir et blanc perd rapidement de son charme.
La série créée par Sam Levinson et produite par Drake reprend un thème sur-exploité du monde télévisuel : les frasques d’un groupe d’adolescents américains. Alors qu’une série comme Sex Education prônait la représentation des minorités par souci de bien-pensance propre à l’aspect grand public de sa plateforme, la création d’HBO s’adresse à un public plus averti et propose des personnages divers dont les différences ne constituent pas leur seul intérêt. Euphoria s’attelle avec brio à briser les codes établis par ses prédécesseurs et déconstruire les relations amicales, amoureuses, sexuelles et familiales des lycéens du XXIe siècle.
Le film est inspiré de l’histoire vraie de P.T. Barnum, le premier à avoir l’idée de créer un spectacle en mettant sur scène des personnes différentes, soit le « freak show », qui deviendra par la suite le principe du cirque. Réalisé par Michael Gracey la comédie musicale retrace donc la vie de Barnum interprété par Hugh Jackman. Le film base beaucoup sur ses visuels épiques, mais les surcharge parfois un peu trop, donnant une impression de faux et de distance entre le public et ce qui lui est montré.