Ad Astra

Actuellement au cinéma

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Brad Pitt, astronaute en partance pour les confins du système solaire ©Twentieth Century Fox

Dans un futur proche, fait « d’espoirs et de conflits », l’astronaute Roy McBride (Brad Pitt) est convoqué par ses supérieurs pour une mission classée secrète : afin d’empêcher la multiplication d’explosions qui menacent la Terre, il doit se rendre aux confins du système solaire, au niveau de Neptune, d’où proviendraient les incidents cosmiques. Là-bas, il devra aussi envoyer un message vers le vaisseau du « Projet Lima » où son père (Tommy Lee Jones) a disparu seize ans plus tôt alors qu’il cherchait à vérifier l’existence d’une vie extraterrestre.

James Gray, l’un des auteurs américains les plus importants de ces vingt dernières années, se lance à son tour dans l’odyssée spatiale, suivant la route de ses collègues Alfonso Cuarón (Gravity, 2013), Christopher Nolan (Interstellar, 2014) ou Damien Chazelle (First Man, 2018). Le chemin qu’il emprunte dans ce lieu de plus en plus exploré par les cinéastes est toutefois très personnel, d’une cohérence frappante avec le reste de son œuvre. La filiation la plus évidente se trouve avec The Lost City of Z (2016), qui mettait en scène une relation père-fils au sein d’expéditions dans l’inconnu de la jungle sud-américaine, à la recherche d’une mystérieuse cité. Ici, c’est un voyage spatial qui alterne entre l’intime et le grandiose. Visuellement superbe, mais émotionnellement froid.

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Once upon a time in Hollywood

14 août 2019

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Leonardo DiCaprio (Rick Dalton) et Brad Pitt (Cliff Booth) © Sony Pictures

Le neuvième et très anticipé film de Quentin Tarantino nous propose un voyage au coeur du Hollywood de la fin des années 60. À travers le personnage de Rick Dalton, un acteur démodé et de Cliff Booth, sa doublure cascade, il évoque cette fin de l’âge d’or des studios et l’arrivée de ce que l’on qualifie de « nouvel Hollywood ». Il jette un regard nostalgique sur une période où la télévision devient un rival majeur de l’industrie filmique – industrie dans laquelle une nouvelle attention est pourtant prêtée à la notion d’auteurisme, permettant la révélation de jeunes réalisateurs étrangers à Hollywood, comme le nouveau voisin de Rick, un certain Roman Polanski. 

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