Montre jamais ça à personne

Disponible sur Prime Video

© Amazon Prime video

Pendant vingt ans, Clément Cotentin a filmé son grand frère Orelsan, persuadé qu’il irait loin. Et on peut dire qu’il a eu le nez fin. À partir de ces archives personnelles, il a réalisé Orelsan – Montre jamais ça à personne, la série documentaire sur les débuts du rappeur. Il est revenu il y a quelques semaines avec la suite, Montre jamais ça à personne (Partie 2) qui retrace l’élaboration du dernier album de son frère, Civilisation.

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Qui a peur de Pauline Kael ?

Au cinéma le 16 novembre 2022

© Dean Medias

Qui a peur de Pauline Kael ? s’intéresse à une autre époque, celle où quelques phrases sur un film dans un journal pouvaient déclencher un tollé. Sans dresser un portrait alarmiste de la critique cinéma d’aujourd’hui, force est de constater que nous sommes bien loin des années 1960, où un collectif de rédacteurs pouvaient prendre la main sur le cinéma français et influencer le monde entier. Dans un tel contexte, revenir sur une critique et son héritage ne peut qu’être réjouissant.

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Hallelujah, les mots de Leonard Cohen

Au cinéma le 19 octobre 2022

© The Jokers / Bookmakers

Quand on pense à Leonard Cohen, on pense à la pureté. Pureté de la voix, du texte, d’une musique qui sait accompagner et amplifier, sans jamais masquer la beauté simple des mots. Dommage que le documentaire de Dayna Goldfine et Dan Geller n’ait pas su suivre le modèle de son sujet. Le film est à l’image de son titre ; trop verbeux, rempli jusqu’à ras bord d’images, de témoignages, d’histoires, sur lesquels il ne prend pas le temps de s’arrêter et d’approfondir.

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Simone, le voyage du siècle

Au cinéma le 12 octobre 2022

© Warner Bros. France

26 novembre 1974. Simone Veil monte à la tribune de l’Assemblée Nationale pour défendre le droit à l’avortement. Face à elle, une marée d’hommes. Leurs visages défilent, à grand renforts de fondus et de gros plans pendant qu’ils enchaînent les arguments misogynes. En 2022, alors que le droit à l’IVG est menacé, la pertinence du sujet est incontestable. Pourtant, c’est comme si Olivier Dahan avait peur – que le discours de son héroïne ne soit pas assez fort, que la haine de ses adversaires ne soit pas assez marquante – et qu’il tentait de soutenir une histoire, qui se suffit par ailleurs très bien à elle-même, par un pathos qui devient rapidement insupportable.

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Les Années Super 8

Disponible sur Arte

© Les Fillms Pelleas

Depuis le 7 septembre, Arte met à disposition sur son site Les Années Super 8, superbe collaboration entre l’écrivaine nobélisée il y a peu et son fils David Ernaux-Brio.

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Moonage Daydream

Au cinéma le 21 septembre 2022

© Universal Pictures France

Comment cerner en un film l’ampleur du mythe Bowie ? Bowie le caméléon, Bowie l’extraterrestre ? Selon Brett Morgen, sur la base d’un principe : éviter les invariants de l’écriture biographique, refuser à tout prix l’anecdote au profit d’un trip au foisonnement étourdissant, fidèle à l’esprit de l’artiste, une odyssée dantesque avec lui pour seul guide, sur l’onde de sa voix magnétique comme revenue de l’abîme.

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Fire of Love

Au cinéma le 14 septembre 2022

© Courtesy of Sundance Institute.

Sara Dosa explore dans Fire of Love les recoins de l’histoire d’amour effusive du couple de vulcanologues le plus célèbre du monde. Une romance pour la Terre et ses mouvements, ou contempler la puissance de la nature pour échapper à la folie des hommes.

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Rencontre avec : Jacques Lœuille et Ariane Métais

© La Croix

À l’occasion de la sortie en salles de Birds of America, nous avons rencontré le réalisateur Jacques Lœuille, ainsi que la productrice, Ariane Métais. Le réalisateur de films d’arts, de documentaires et d’essais retrouve ici les traces des oiseaux du peintre français émigré au États-Unis, Jean-Jacques Audubon, pour révéler une histoire moderne.

Quel a été le point de départ de ce film ?

Jacques Lœuille : J’ai été étudiant à Nantes, aux Beaux Arts. Lors de mes études, on s’intéressait en général à l’art contemporain, mais j’ai toujours gardé un goût pour l’art ancien. J’ai continué à voir beaucoup d’expositions, et j’ai découvert lors d’une exposition au Musée d’Histoire Naturelle en 2004-2005, l’Œuvre d’Audubon. C’était une exposition assez importante, ils avaient fait venir des œuvres d’Amérique. Je l’ai trouvé poignante pour notre époque puisqu’elle documentait des oiseaux qui aujourd’hui, en partie, ce sont éteints. Cette œuvre, qui représente une sorte d’archive du ciel avant notre époque, avant notre ère, me parle toujours aujourd’hui, différemment, mais en est peut-être d’autant plus émouvante. Cette idée était en sommeil et un jour, j’en ai parlé à Ariane, je lui ai dit qu’il serait intéressant de produire quelque chose avec ça, peut-être pas un film mais une sorte d’installation pour une exposition et Ariane a voulu en faire un film. Elle a pensé qu’il y avait de la matière pour que cela se déploie dans un grand récit. On a alors commencé à écrire un long-métrage.

Ariane Métais : Quand on partait du Mississippi, on a pensé à l’idée d’un « rivermovie », comme un roadmovie mais suivant l’autoroute des oiseaux qu’est le fleuve du Mississippi. On avait effectivement assez de matière pour en faire un long-métrage pour le cinéma.

Avez-vous choisi de suivre les traces d’Audubon, d’empreinter la même route, de la même manière, pour traverser le Mississippi ?

JL : Le dispositif du film est de s’appuyer sur les oiseaux peints par Jean-Jacques Audubon qui s’est donné la mission un peu folle au début du 19ème siècle, dans les premières années, de peindre tous les oiseaux d’Amérique. Il faut imaginer que c’est une époque où il n’y a pas de route. Au-delà du Mississippi, c’est ce que l’on appelle la « wilderness », une sorte d’océan vert de 4000kms de forêt jusqu’au Pacifique. Le mode de vie est celui des chasseurs-cueilleurs et donc marcher dans les pas d’Audubon, cela veut dire, forcement, marcher dans un monde qui est tout autre. Aujourd’hui, là où les indiens chassaient, il y a des stations-services et des fast-foods. Le monde est différent et donc le dispositif du film est, en suivant les pas d’Audubon, de mesurer l’écart qui nous sépare de lui. 

Combien de temps le film a-t-il mis à voir le jour ?

AM : cinq ans à peu près. cinq ans avec les premiers tournages en 2016. Après tous les ans on a tourné aux Etats-Unis jusqu’en 2019. On a monté en 2019-2020 et le film a été terminé vers l’été 2020.

JL : La période de production/fabrication du film a été l’ère Trump. C’est vrai que cela marque un peu l’univers du film puisque c’est un film avec une dimension environnementale, les années Trump ont été des années assez sombres.

AM : Trump est sorti de l’accord de Paris et a fermé beaucoup de réserves ornithologiques. 

JL : Et à l’époque les Etats-Unis étaient le premier pollueur mondial, maintenant c’est peut-être devenu la Chine, mais donc ça avait un impact mondial, ça touchait tout le monde.

Comment avez-vous envisagé et préparé le tournage de Birds of America

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Birds of America

Au cinéma le 25 mai 2022

© KMBO

Premier long métrage de Jacques Lœuille, Birds of America revient sur le travail entrepris par l’ornithologue Jean-Jacques Audubon au XIXe siècle pour créer un atlas zoologique illustré représentant la totalité des oiseaux du continent américain.

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L’empire du silence

Au cinéma le 16 mars 2022

© JHR Films

Treizième film tourné au Congo du réalisateur belge Thierry Michel, L’Empire du silence est de ces films qui laissent sans voix, pour pouvoir mieux laisser la parole aux véritables acteurs et témoins des événements. Dans la continuité de son précédent film L’homme qui répare les femmes, L’Empire du silence relaye le plaidoyer du docteur Mukwege, prix Nobel de la paix, et retrace les événement qui ravagent violemment la République démocratique du Congo.

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