Le soir du réveillon de Noël, Ben crée la surprise en revenant dans sa famille après une longue absence. Le garçon de 19 ans est toujours en cure de désintoxication, mais il veut passer ce moment avec les siens, prouver aux autres et à lui-même qu’il est capable de vivre sans replonger dans la drogue. Son retour s’apprête pourtant à raviver des tensions dans le quartier, et nourrit l’inquiétude de sa mère.
Le cinéaste Sergey Dvortsevoy est parti d’un fait réel terrifiant : 248 nouveaux-nés ont été abandonnés par leurs mères en 2010, venues du Kirghizistan pour accoucher à Moscou. C’est le sort de l’héroïne de ce film qui porte son nom, Ayka, que l’on suit dans un calvaire d’une rare violence, à la fois sociale et physique. Dans lequel une respiration équivaut à un cri de douleur, sans jamais être une capitulation.
Le caméo de Bruce Willis à la fin de Split (2017) avait créé la surprise en appelant irrémédiablement une suite qui viendrait à la fois révéler et clore une trilogie entamée par Incassable (2000). Glass se présente ainsi comme le troisième morceau du puzzle imaginé par M. Night Shyamalan, et réunit les trois personnages phares des deux opus précédents : David Dunn (Bruce Willis), l’homme « incassable » dont la force physique est mise au profit de la réparation des injustices, son antagoniste Elijah Price (Samuel L. Jackson), qui est atteint de la maladie des os de verre, et Kevin Wendell Crumb (James McAvoy), psychopathe aux multiples personnalités dont l’une d’entre elles est « La Bête », identité surhumaine et violente développée en réaction à son enfance malheureuse.
William Holden, oscarisé pour son rôle dans Stalag 17
1944. Deux prisonniers du Stalag 17, un camp allemand, ont tout prévu pour s’évader, avec le soutien de leurs camarades de baraque. Le tunnel est creusé, l’entrée soigneusement camouflée sous un poêle. L’itinéraire est calculé pour éviter les gardes et leurs projecteurs. L’instant venu, les deux hommes s’engouffrent. Mais quand vient le moment de respirer l’air libre, trois soldats allemands les attendent et les fusillent. Comment pouvaient-ils être au courant ? Il y a forcément un traître dans la baraque… Ainsi commence Stalag 17, un film trop méconnu – à tort – réalisé par Billy Wilder en 1953 suite à l’échec commercial du Gouffre aux chimères. Une voix off annonce en ouverture, avec ironie et désenchantement, en avoir assez des films de guerre traditionnels, spectaculaires et sensationnels. Il est en effet tout le contraire, et prend un parti inédit : c’est un film d’évasion, dans le veine de ceux de Jean Renoir, doublé d’une intrigue d’espionnage, qui reste jusqu’au bout une comédie. Cynique, bien entendu.
James Stewart dans le cockpit du Spirit of St. Louis
Le 21 mai 1927, Charles Lindbergh devient le premier pilote à relier New York à Paris sans escale et en solitaire, en l’espace de 33 heures, à bord de son avion The Spirit of Saint Louis. Avec un cahier des charges contraignant – ne mettre en scène que le vol transatlantique lui-même et s’en tenir au livre de Lindbergh -, Billy Wilder réalise un film d’aventures aériennes captivant, avec James Stewart dans le rôle de l’aviateur.
Tourné en 1945, Le Poison reste probablement l’une des œuvres les plus sombres de Billy Wilder.Le cinéaste, connu pour son approche sarcastique, s’attaque ici, sans une pointe d’humour, à la question de l’alcoolisme.
My Fair Lady est la dernière comédie musicale réalisée par George Cukor (Indiscrétions, Une étoile est née) en 1964. Cette adaptation de Pygmalion de Shaw est d’abord une comédie musicale à succès à Broadway avant de devenir l’objet d’un film produit par Jack Warner. Il s’agit de l’histoire d’Eliza Doolittle, une pauvre marchande de fleurs que le professeur Henry Higgins va prendre sous son aile afin de tenir le pari de pouvoir la faire passer pour une dame de la haute société lors d’un bal important.
Paul Dano souhaitait depuis longtemps passer derrière la caméra. On le connaît comme acteur, de son rôle d’adolescent nietzschéen dans Little Miss Sunshine (2006) jusqu’à ses prestations remarquées chez Paul Thomas Anderson (There will be blood, 2007), Denis Villeneuve (Prisoners, 2013) ou Paolo Sorrentino (Youth, 2015). Son premier scénario, co-écrit avec la dramaturge, actrice et productrice Zoé Kazan, qui est aussi son épouse et la petite-fille d’Elia Kazan, s’inspire du roman éponyme de l’Américain Richard Ford publié en 1990. Il raconte l’histoire de Joe (Ed Oxenbould), un garçon de 14 ans, au moment où ses parents se séparent. Jerry, son père (Jake Gyllenhaal), après avoir perdu son travail dans un club de golf, décide de partir rejoindre un groupe de pompiers, tandis que Jeannette, sa mère (Carey Mulligan), commence une nouvelle vie.
Moulin Rouge ! est ce qu’on appelle une comédie musicale « jukebox », très populaire durant l’âge d’or hollywoodien, ce sous-genre de la comédie musicale consiste à reprendre des titres musicaux populaires du moment. Moulin Rouge ! qui ouvre en 2001 le festival de Cannes, intègre ainsi des tubes d’artistes tels que The Police, Madonna, Queen, David Bowie, Nirvana ou encore U2. Le film qui vaudra 8 Oscars à son réalisateur Baz Luhrmann, est un classique toujours parmi les plus populaires du genre, et il connaitra d’ailleurs une nouvelle adaptation phare à Broadway en 2019.
L’intrigue du film se consacre à la dernière partie de la vie d’Oscar Wilde : de sa sortie de prison à sa mort. Rupert Everett écrit le scénario, réalise et interprète lui-même Wilde, en combinant dans The Happy Prince la trame narrative à des passages cités des magnifiques textes de Wilde.