Si à première vue Sicario semble être un film américain sur les cartels parmi tant d’autres, dès les premières secondes, le spectateur sent que quelque chose de plus sombre l’attend. « In Mexico, Sicario means hitman. » s’affiche sur l’écran en lettres blanches, puis tout s’enchaîne.
Halla, la cinquantaine, est une guerrière singulière. Professeur de chant dans la vie, elle mène en parallèle un combat qui fait d’elle une dissidente poursuivie dans toute l’Islande par des drones et des hélicoptères : armée d’un arc, l’activiste s’attaque aux lignes électriques qui alimentent les usines d’aluminium, responsables de la pollution des sols du pays.
C’est un fait méconnu et stupéfiant : dans plus de 40 états américains, 70 000 adolescents sont envoyés tous les ans dans des établissements pour suivre des « thérapies de conversion ». Il s’agit de détourner les jeunes homosexuels de ce péché suprême qui consiste à aimer une personne du même sexe que le sien… En somme, tout le contraire de ce à quoi invite le titre du beau film de Desiree Akhavan, Come as you are (« viens comme tu es »). Au début des années 1990, après avoir été surprise en train d’embrasser la fille dont elle est secrètement amoureuse, Cameron Post (Chloë Grace Moretz) est envoyée dans un de ces camps, au beau milieu de la Pennsylvanie, afin de la voir « guérir ». Alors qu’elle arrive à un moment charnière de son existence, lorsque gagner en maturité passe par l’affirmation de son identité sexuelle, l’héroïne entre rapidement en conflit avec la thérapie qu’on cherche à lui imposer, décidée à vivre et à aimer librement.
Tully raconte l’histoire de Marlo, une mère de famille qui subit une dépression après la naissance de son troisième enfant. Elle est impuissante face aux dégâts de la grossesse sur son corps, elle peine à s’occuper des problèmes scolaires de ses ainés et à gérer le domicile familial sans l’aide d’un mari désintéressé. Afin qu’elle puisse se reposer, son frère engage pour elle une baby-sitter. Sa vie va alors changer dès l’arrivée de la jeune Tully. Le film de Jason Reitman est assez inclassable, il oscille entre comédie familiale et drame psychologique. Le genre n’est cependant pas ce qui intéresse le réalisateur, il veut raconter une histoire, une période de vie. Juno puis Young Adult : la plupart de ses films traitent de l’acte de grandir. Ici, il s’agit du moment où l’on dit au revoir à sa jeunesse et accepte la responsabilité d’être adulte.
À l’origine, ce film n’est pas destiné au cinéma : il s’agit d’une installation exposée dans les musées d’art contemporain, qui diffusait simultanément sur treize écrans les scènes des différents personnages incarnés par Cate Blanchett. Si le montage conçu par l’artiste allemand Julian Rosefeldt pour les salles obscures fait perdre à l’œuvre la force qu’elle puisait dans la liberté de déplacement laissée au spectateur, il fait néanmoins place à un étonnant et passionnant film-concept.
Sans un bruit c’est l’histoire d’un monde post-apocalyptique dans lequel les survivants doivent rester silencieux afin de ne pas être repérés par les différents monstres qui rôdent. On suit alors la vie de parents qui tentent de protéger leur enfants, que l’arrivée d’un nouveau né met en danger. Le film de John Krasinski, qui a fait l’objet de critiques très positives depuis sa sortie à l’international, est très attendu en France.
Le spin-off sur le personnage de Han Solo faisait partie de la sélection officielle du festival de Cannes cette année et est sorti dans une relative discrétion. Le film n’a pas fait l’objet d’une promotion faramineuse comme ses prédécesseurs. Cela pourrait expliquer que le film ait réalisé le plus mauvais démarrage de l’histoire des Star Wars. Ou bien c’est le bouche à oreille entre les spectateurs et les critiques negatives qui ont enterré le film dès sa sortie. Le nouvel opus de Ron Howard sur un des héros les plus aimés de la galaxie peut-il vraiment être qualifié de mauvais ?
Ronit (Rachel Weisz), photographe à New York, retrouve pour quelques jours et après des années d’absence la communauté juive orthodoxe londonienne dans laquelle elle a grandi : son père, rabbin, vient de mourir. Sa vie new-yorkaise l’a considérablement éloignée des moeurs de la communauté, et sa présence que personne ne semblait attendre crée le trouble. Elle revoit pour cette occasion le fils spirituel de son père (Alessandro Nivola), désormais marié à Esti (Rachel McAdams), avec qui elle a vécu une histoire passionnée avant son départ définitif…
Basé sur le livre de Ian McEwan du même titre, The Child in Time raconte l’histoire de Stephen Lewis, un écrivain pour enfants dont la vie bascule lorsque sa fille de quatre ans disparaît. Le téléfilm de Julian Farino, connu pour son travail sur la série Entourage, produit par la BBC se centre sur les différentes étapes du deuil et leur répercutions sur la vie personnelle et professionnelle des protagonistes.Continuer à lire … « The Child in Time »
Sur une plage, des jeunes dansent autour d’un feu. Ils chantent, échangent, improvisent des refrains sur leurs guitares. Une euphorie de musique et de liberté à laquelle se joint un garçon de 19 ans : Viktor Tsoï, aux faux airs de Jimmy Page et Jim Morrison, qui s’apprête à devenir une légende du rock soviétique au moment de la pérestroïka. On est à Leningrad, en 1981, et les élans créatifs de la jeunesse sont freinés par l’austérité régnante, l’anti-américanisme et la censure. Face à cela, Viktor, véritable icône nationale (il est encore très aimé aujourd’hui en Russie), romantique et amoureux de musique, incarne avec Mike, rocker qui le prend sous son aile, à la fois son influence et son rival, et Natasha, leur muse, tous incarnés avec grâce et charisme, une génération pressée d’exister et décidée à ne jamais cesser de s’exprimer.