Vicky est une petite fille avec un odorat tout à fait extraordinaire, pour ne pas dire fantastique. Lorsque la sœur mystérieuse de son père vient s’installer chez eux, une étrange odeur lui permet de retourner dans le passé et d’en apprendre plus sur elle…
« Mon histoire est vraie, mais vous serez mieux enclin à y croire si je vous la relate comme un conte ». Curieux prélude que ce discours en voix-off qui érige la forme fantaisiste du conte en plus haut foyer du crédible et de la vérité. Curieux détail aussi que cette narratrice docteure en narratologie prénommée Alithea (Tilda Swinton), forme moderne du terme grec « alètheia » signifiant en français « vérité » ou « croyance tenue pour vraie ». Dès les premières minutes, le projet métanarratif de George Miller se découvre. Il sera principalement question de la fonction du récit dans Trois mille ans à t’attendre, de l’attrait qu’il suscite et de la puissance du mythe.
Martin, un quadragénaire en crise décide de tout quitter pour vivre en ermite dans une montagne norvégienne à l’image de ses ancêtres du néolithique. Un jour où le manque de civilisation se fait plus durement sentir (dix jours après le début de son isolement), il décide de piller une station service de sa nourriture industrielle. En parallèle, une bande de trafiquants de drogue heurtent un cerf, l’un des survivants s’enfuit et s’évanouit près de la cabane de Martin qui le recueille et s’occupe de lui. Très vite, la police locale est à leurs trousses.
Trois ans après La loi de Téhéran, thriller redoutablement efficace sur la guerre policière contre le traffic de drogue, le réalisateur prodige Saeed Roustaee fait son retour sur les écrans français avec Leila et ses frères. Une vision plus intime, mais non moins monumentale, de la société iranienne contemporaine.
Portrait d’un couple de jeunes retraités français installés depuis peu dans un petit village de Galice. Olga (Marina Foïs) et Antoine (Denis Ménochet) rénovent leur propriété, cultivent la terre, refusent les OGM ou tout produit chimique de synthèse et vendent le fruit bio de leur labeur au marché : le rêve de tout bobo qui se respecte, en somme. La force de ce film émane du fait que la rudesse et les travers de ce tableau idéaliste d’un anticonformisme devenu à la mode sont dans un second temps mis en exergue.
Tout part d’un fait divers : deux jeunes gens s’égarent dans le désert, un seul s’en sort. De là, Gus Van Sant s’emploie à tisser puis à détisser les liens d’une amitié presque anonyme et muette.
Après Get Out et Us, le réalisateur Jordan Peele est de retour avec un nouveau postulat cauchemardesque sur notre société. Quoi de plus parlant que le cinéma pour dénoncer le culte voué aux images ?
Alors qu’elle s’apprête à quitter Copenhague et son poste de commissaire adjointe pour rejoindre de nouveaux horizons, la disparition inquiétante d’une jeune fille conduit l’enquêtrice Sarah Lund à repousser son départ. Le corps de l’adolescente est bientôt retrouvé ligoté au fond d’un canal et l’enquête s’enlise dans des fausses pistes. Derrière cette intrigue policière somme toute assez commune se cache une série danoise particulièrement bien écrite et réalisée.
3, 2, 1… Bip, bip, bip… En décalage s’ouvre sur un décompte. Apparu pour la première fois en 1929 dans La Femme sur la Lune de Fritz Lang, le compte à rebours sera utilisé, accompagné d’un cercle de rotation et d’un son, afin de servir les projectionnistes pour la synchronisation du son et de l’image dans les salles de cinéma, à l’ère de la pellicule. Le procédé technique est aujourd’hui devenu dans l’inconscient collectif un symbole vintage du médium. Dès lors, nous sommes témoins de la concordance audio et visuelle de l’œuvre de Juanjo Giménez Peña, le temps de notre expérience du film. Le bip régulier est semblable à celui d’un rythme cardiaque que retransmettrait un électrocardiogramme… Les battements de cœur du cinéma ? Cette séquence temporelle précédant le début de l’action – bien qu’à la différence du maître allemand, il n’y ait pas ici de vérifications à effectuer avant le lancement d’une fusée – crée une tension à l’œuvre, nous propulsant ainsi déjà vers les sujets de l’intrigue : le cinéma, le temps et le rapport que l’homme entretient avec eux.
Dans les hautes herbes du parc de leur riche villa athénienne, Mariella et Pavlos découvrent un curieux animal. Le dodo qui s’invite chez eux ne pouvait pas plus mal tomber : à la veille du mariage de leur fille Sofia, ce couple au bord de la ruine ne sait plus où donner de la tête entre ses difficultés conjugales et financières et les derniers préparatifs.