Présenté à Toronto en 2018 puis à Deauville en 2019, J.T. Leroy a fait les frais de la crise sanitaire jusqu’à atterrir en VOD en France, dans l’indifférence la plus totale. Peut-être était-ce aussi pour d’autres raisons.
Si James Bond 007 contre Dr. No a esquissé les bases de l’univers bondien et Bons Baisers de Russie confirmé le savoir-faire d’EON Productions, c’est bel et bien Goldfinger qui acheva le mythe de l’espion britannique et entérina pour de bon sa mythologie. Retour sur le meilleur opus de l’ère Sean Connery.
Dix ans de prison n’ont pas fait passer à « Duke » Anderson l’envie de faire sauter des portes de coffres-forts. À peine a-t-il purgé sa peine que celui-ci met sur pied un nouveau coup : braquer un immeuble de luxe entier et ses riches locataires. Ce qu’il ne sait pas, c’est que la quasi-totalité de ses faits et gestes sont enregistrés.
On the rocks poursuit l’une des lignes tracées par Sofia Coppola dans Lost in translation (2003) et Somewhere (2010) : une exploration de la relation père-fille, que celle-ci soit détournée (le premier) ou concrètement appréhendée (le deuxième). Cette fois, c’est sous l’angle de la comédie que son duo principal trouve le prétexte d’exister. Laura (Rashida Jones), persuadée que son mari la trompe à force d’absences répétées, transmet son inquiétude à son père, Felix (Bill Murray), qui engage aussitôt un détective privé, avant d’endosser lui-même ce rôle.
Il est toujours difficile pour un acteur de se trouver cantonné à une seule et unique performance. Disparu avant-hier à 90 ans, Sean Connery l’avait bien compris et ne recula donc devant rien pour faire oublier James Bond. Quitte à devenir, le temps d’un bijou de polar signé Sidney Lumet, un antihéros particulièrement torturé.
Alors que le règne du pape Jules II semble toucher à sa fin, fragilisé par la montée en puissance des Médicis, Michel-Ange se trouve déchiré : les deux familles rivales sont aussi ses deux principaux commanditaires. Pris dans la tourmente des luttes politiques et de ses propres doutes et hantises, l’artiste de génie continue pourtant de créer.
Dans un avenir proche où les villes ne sont plus que des décombres quasi déserts, un jeune homme survit en errant de refuge en refuge. Alors qu’il pense avoir tout perdu, sa rencontre avec un vieux projectionniste dans les ruines de Bologne lui redonne espoir ; tous deux partent en quête d’autres survivants, avec l’objectif de recréer une caméra, probablement la dernière de l’humanité.
Disponible en exclusivité sur Netflix, Les Sept de Chicago, deuxième long-métrage réalisé par Aaron Sorkin, est un sommet d’écriture particulièrement prenant doublé d’un grand film d’acteurs, mais peine à donner à son histoire déchirante le vertige esthétique qu’elle mérite.
Thomas Vinterberg excelle dans l’art de filmer le point de non-retour. Cet instant de tension, au bord de la chute. Ses personnages sont semblables à des funambules tentant de sortir indemnes de cet exercice périlleux. Dans son nouveau film Drunk, c’est l’alcool qui devient moteur de passage entre ces deux états.
Yalda, une jeune femme iranienne de 22 ans, est condamnée à mort pour avoir, dit-elle, accidentellement tué son mari. Afin d’échapper à cette sentence, elle doit obtenir le pardon de la fille du défunt, en direct à la télévision.