Gustave Kervern et Benoît Delépine nous dévoilent avec En même temps un film à l’humour décomplexé qui rappelle, dans la lignée de leurs précédents long-métrages, que l’absurde reste éminemment politique, voire l’est d’autant plus dans le contexte actuel.
Abuela réalisé par Paco Plaza – réalisateur de la saga horrifique à succès REC – et écrit par Carlos Vermut – auteur acclamé lors du festival de San Sebastian de 2015 pour son film La Nina de Fuego – sort en salle le 6 avril. L’affiche pouvait laisser présager un long métrage intéressant, servi à l’écriture par un scénariste éclectique issu de la BD et par un réalisateur dont la recette horrifique pouvait faire mouche. À cela s’ajoutait le sujet, la relation entre une grand-mère mourante et sa petite fille dans la fleur de l’âge, qui pouvait promettre une certaine originalité.
Élise est première danseuse à l’Opéra de Paris. À 26 ans, elle a consacré tout son temps et toute son énergie à son art, mais voilà qu’une blessure handicapante lui impose de tout arrêter et de faire une croix sur sa carrière. Sa rencontre avec la danse contemporaine lui ouvre de nouvelles perspectives. C’est au contact de la compagnie du chorégraphe Hofesh Shechter qu’elle découvre une autre manière de se mouvoir à laquelle elle prend goût.
Sur la scène du Théâtre du Petit Saint-Martin, François de Brauer nous reçoit pour parler de sa pièce Rencontre avec une illuminée, où il interprète une galerie de personnages mystico-folkloriques.
Avant que l’écrivaine Daisy Goodwin ne s’attelle à réaliser une série sur la souveraine britannique Victoria, la vie de celle-ci avait déjà fait l’objet de deux films. Les adeptes se souviennent avec nostalgie de la version sirupeuse de l’autrichien Ernst Marichka, Les Jeunes années d’une reine (1954), dans laquelle Romy Schneider faisait ses premiers pas au cinéma. Et plus récemment, on a découvert un portrait plus contrasté dans la production américaine Victoria : les jeunes années d’une reine (2009), un biopic classique avec son lot d’infidélités historiques. Inutile de préciser que la série est plus proche de cette dernière réalisation.
La Nuit. Un cri. Un homme brûle dans la cour d’une usine décrépie. Acte de transgression suprême, l’immolation par le feu érige celui qui la choisit, et la subit, au rang des martyrs, des sacrifiés pour une cause collective. En choisissant d’ouvrir son film par une telle séquence, qui ranime en nous nombre d’événements et d’images chocs qui ont jalonné notre histoire récente et, nécessairement, celle du cinéma (Dans Persona par exemple, les images documentaires du Bonze s’immolant à Saïgon en 1962), Omar El Zohairy lui confère d’emblée une portée politique, pour mieux l’acheminer ensuite vers la fable kafkaïenne.
Là où Hanako boit sa bière dans des verres à pieds, la famille de Miki boit la sienne à même la cannette. Ces quelques plans indiquent très clairement la forte différence de classe entre les deux jeunes femmes et leurs amies. Et pourtant, celle-ci n’empêchera pas une forte sororité de se développer.
Christiane Jatahy réinvestit la salle de l’Odéon pour mettre à mal les fondements d’une société fasciste – ceux qui résident finalement dans un postulat plus humain que politique.
À l’occasion de la sortie du film Bruno Reidal, confession d’un meurtrier, nous avons échangé avec le réalisateur Vincent Le Port et l’interprète principal Dimitri Doré.
Comment un jeune séminariste de dix-sept ans en arrive-t-il à décapiter un garçon plus jeune que lui ? C’est l’ambition du cinéaste Vincent Le Port : remonter aux origines d’un meurtrier méconnu.