« Le cinéma de… » propose à une personnalité qui n’est pas issue du monde du cinéma de se confier sur ses goûts à travers un questionnaire. Toto le voyou, tatoueur et dessinateur, est notre invité ce mois-ci.
Un portrait de la capitale d’Irlande du Nord. Voilà ce que promettent le titre et la scène d’ouverture du nouveau film de Kenneth Branagh. Mais l’on comprend bien vite que le réalisateur a un autre projet : il entend rendre un hommage personnel à la ville dans laquelle il a grandi.
Julie est une jeune étudiante en cinéma, réalisatrice en devenir. Elle fait la connaissance d’un homme plus âgé et charismatique. Si Julie trouve à Anthony un charme mystérieux, il devient évident pour son entourage ainsi que pour le spectateur que son mystère cache en réalité une violente addiction à l’héroïne. Joanna Hogg dresse – en deux tableaux – le portrait fataliste d’une rencontre vouée à la séparation.
« Le cinéma de… » propose à une personnalité qui n’est pas issue du monde du cinéma de se confier sur ses goûts à travers un questionnaire. Pascal Ory, historien et membre de l’Académie Française, est notre invité ce mois-ci. Son dernier ouvrage, l’essai historique De la haine du juif, est paru l’année dernière.
Amoureux des outre-mondes, des trucages et des matières, ami des exclus et des freaks en tous genres, Guillermo del Toro signe son retour très attendu avec Nightmare Alley, quatre ans après La Forme de l’eau et son succès retentissant. Cette fois, exit le genre du conte ; del Toro lui préfère l’imaginaire hyper-balisé du film noir pour déployer une œuvre dense qui creuse ses obsessions et, conjointement, les réoriente.
En 2010, l’historien du cinéma et maintenant lui-même cinéaste Jean-Baptiste Thoret rencontrait Michael Cimino aux États-Unis, et entamait avec lui un road-trip à travers le pays, meilleur moyen selon le réalisateur d’évoquer ses films : au contact du territoire, ses paysages somptueux, ses routes interminables. De cette rencontre était né un livre, Michael Cimino, les voix perdues de l’Amérique. Environ dix ans plus tard, Michael Cimino, un mirage américain donne une seconde vie aux enregistrement issus de ces entretiens, et prolonge par le documentaire la réflexion entamée dans l’ouvrage, dans un très beau film qui délaisse l’analyse pure au profit du ressenti, du témoignage, et du souvenir.
Avec Spencer, le réalisateur chilien Pablo Larraín poursuit son exploration du genre du biopic, qu’il avait entamée dans Neruda (2016) et Jackie (2016). En nous proposant une incursion dans la vie de l’icône Lady Diana, il réalise un nouveau portrait de femme.
Avec Phantom Thread, Paul Thomas Anderson nous avait laissé à Londres dans les années 50, sur l’image d’un couple uni par un lien singulier, dans une harmonie née de dissonances et de luttes. On le retrouve aux Etats-Unis dans les seventies, huit ans après le vaporeux Inherent Vice, dans sa vallée chérie de San Fernando avec Licorice Pizza, récit intime sur les chemins retors d’un amour bourgeonnant.
Rencontre avec une illuminée est un spectacle inopiné autant qu’évident; comme le sont parfois les rencontres. Alors qu’il travaille sur son deuxième spectacle, François de Brauer fait la connaissance d’Estelle Meyer – la fameuse illuminée. Après la politique dans La loi des prodiges, le comédien se démultiplie autour de l’idée de religion. Et raconte au public cette fantastique quête d’une spiritualité retrouvée.